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    <title><![CDATA[le blog de marc everbecq maire de Bagnolet (opinions)]]></title>
    <link>http://www.everbecq.com/categorie-10205451.html</link>
    <description>Les derniers articles publiés dans la catégorie &quot;opinions&quot; du blog &quot;le blog de marc everbecq maire de Bagnolet&quot;</description>

        <language>fr</language>
    
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        <title><![CDATA[le blog de marc everbecq maire de Bagnolet (opinions)]]></title>
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    <pubDate>Mon, 13 Feb 2012 02:46:11 +0100</pubDate>    <lastBuildDate>Mon, 13 Feb 2012 02:46:11 +0100</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 www.everbecq.com</copyright>            <category>opinions</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Un poème de Victor Hugo : "A ceux qu'on foule aux pieds"]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-34966331.html</link>        <description><![CDATA[<h1>
    <span style="font-size: 14pt;">Victor Hugo – <em>L’Année terrible</em></span>
  </h1>
  <h1>
    <em><span style="font-size: 14pt;">«&nbsp;À ceux qu’on foule aux pieds&nbsp;»</span></em>
  </h1>
  <p>
    <b>XIII</b><br>
    <br>
    Oh&nbsp;! je suis avec vous&nbsp;! j’ai cette sombre joie.<br>
    Ceux qu’on accable, ceux qu’on frappe et qu’on foudroie<br>
    M’attirent&nbsp;; je me sens leur frère&nbsp;; je défends<br>
    Terrassés ceux que j’ai combattus triomphants&nbsp;;<br>
    Je veux, car ce qui fait la nuit sur tous m’éclaire,<br>
    Oublier leur injure, oublier leur colère,<br>
    Et de quels noms de haine ils m’appelaient entre eux.<br>
    Je n’ai plus d’ennemis quand ils sont malheureux.<br>
    Mais surtout c’est le peuple, attendant son salaire,<br>
    Le peuple, qui parfois devient impopulaire,<br>
    C’est lui, famille triste, hommes, femmes, enfants,<br>
    Droit, avenir, travaux, douleurs, que je défends&nbsp;;<br>
    Je défends l’égaré, le faible, et cette foule<br>
    Qui, n’ayant jamais eu de point d’appui, s’écroule<br>
    Et tombe folle au fond des noirs événements&nbsp;;<br>
    Etant les ignorants, ils sont les incléments&nbsp;;<br>
    Hélas&nbsp;! combien de temps faudra-t-il vous redire<br>
    À vous tous, que c’était à vous de les conduire,<br>
    Qu’il fallait leur donner leur part de la cité,<br>
    Que votre aveuglement produit leur cécité&nbsp;;<br>
    D’une tutelle avare on recueille les suites,<br>
    Et le mal qu’ils vous font, c’est vous qui le leur fîtes.<br>
    Vous ne les avez pas guidés, pris par la main,<br>
    Et renseignés sur l’ombre et sur le vrai chemin&nbsp;;<br>
    Vous les avez laissés en proie au labyrinthe.<br>
    Ils sont votre épouvante et vous êtes leur crainte&nbsp;;<br>
    C’est qu’ils n’ont pas senti votre fraternité.<br>
    Ils errent&nbsp;; l’instinct bon se nourrit de clarté&nbsp;;<br>
    Ils n’ont rien dont leur âme obscure se repaisse&nbsp;;<br>
    Ils cherchent des lueurs dans la nuit, plus épaisse<br>
    Et plus morne là-haut que les branches des bois&nbsp;;<br>
    Pas un phare. A tâtons, en détresse, aux abois,<br>
    Comment peut-il penser celui qui ne peut vivre&nbsp;?<br>
    En tournant dans un cercle horrible, on devient ivre&nbsp;;<br>
    La misère, âpre roue, étourdit Ixion.<br>
    Et c’est pourquoi j’ai pris la résolution<br>
    De demander pour tous le pain et la lumière.<br>
    <br>
    Ce n’est pas le canon du noir vendémiaire,<br>
    Ni les boulets de juin, ni les bombes de mai,<br>
    Qui font la haine éteinte et l’ulcère fermé.<br>
    Moi, pour aider le peuple à résoudre un problème,<br>
    Je me penche vers lui. Commencement&nbsp;: je l’aime.<br>
    Le reste vient après. Oui, je suis avec vous,<br>
    J’ai l’obstination farouche d’être doux,<br>
    Ô vaincus, et je dis&nbsp;: Non, pas de représailles&nbsp;!<br>
    Ô mon vieux cœur pensif, jamais tu ne tressailles<br>
    Mieux que sur l’homme en pleurs, et toujours tu vibras<br>
    Pour des mères ayant leurs enfants dans les bras.<br>
    <br>
    Quand je pense qu’on a tué des femmes grosses,<br>
    Qu’on a vu le matin des mains sortir des fosses,<br>
    Ô pitié&nbsp;! quand je pense à ceux qui vont partir&nbsp;!<br>
    Ne disons pas&nbsp;: Je fus proscrit, je fus martyr.<br>
    Ne parlons pas de nous devant ces deuils terribles&nbsp;;<br>
    De toutes les douleurs ils traversent les cribles&nbsp;;<br>
    Ils sont vannés au vent qui les emporte, et vont<br>
    Dans on ne sait quelle ombre au fond du ciel profond.<br>
    Où&nbsp;? qui le sait&nbsp;? leurs bras vers nous en vain se dressent.<br>
    Oh&nbsp;! ces pontons sur qui j’ai pleuré reparaissent,<br>
    Avec leurs entreponts où l’on expire, ayant<br>
    Sur soi l’énormité du navire fuyant&nbsp;!<br>
    On ne peut se lever debout&nbsp;; le plancher tremble&nbsp;;<br>
    On mange avec les doigts au baquet tous ensemble,<br>
    On boit l’un après l’autre au bidon, on a chaud,<br>
    On a froid, l’ouragan tourmente le cachot,<br>
    L’eau gronde, et l’on ne voit, parmi ces bruits funèbres,<br>
    Qu’un canon allongeant son cou dans les ténèbres.<br>
    Je retombe en ce deuil qui jadis m’étouffait.<br>
    Personne n’est méchant, et que de mal on fait&nbsp;!<br>
    <br>
    Combien d’êtres humains frissonnent à cette heure,<br>
    Sur la mer qui sanglote et sous le ciel qui pleure,<br>
    Devant l’escarpement hideux de l’inconnu&nbsp;!<br>
    Etre jeté là, triste, inquiet, tremblant, nu,<br>
    Chiffre quelconque au fond d’une foule livide,<br>
    Dans la brume, l’orage et les flots, dans le vide,<br>
    Pêle-mêle et tout seul, sans espoir, sans secours,<br>
    Ayant au cœur le fil brisé de ses amours&nbsp;!<br>
    Dire&nbsp;: - «&nbsp;Où suis-je&nbsp;? On s’en va. Tout pâlit, tout se creuse,<br>
    Tout meurt. Qu’est-ce que c’est que cette fuite affreuse&nbsp;?<br>
    La terre disparaît, le monde disparaît.<br>
    Toute l’immensité devient une forêt.<br>
    Je suis de la nuée et de la cendre. On passe.<br>
    Personne ne va plus penser à moi. L’espace&nbsp;!<br>
    Le gouffre&nbsp;! Où sont-ils ceux près de qui je dormais&nbsp;!&nbsp;» -<br>
    Se sentir oublié dans la nuit pour jamais&nbsp;!<br>
    Devenir pour soi-même une espèce de songe&nbsp;!<br>
    Oh&nbsp;! combien d’innocents, sous quelque vil mensonge<br>
    Et sous le châtiment féroce, stupéfaits&nbsp;!<br>
    — Quoi&nbsp;! disent-ils, ce ciel où je me réchauffais,<br>
    Je ne le verrai plus&nbsp;! on me prend la patrie&nbsp;!<br>
    Rendez-moi mon foyer, mon champ, mon industrie,<br>
    Ma femme, mes enfants&nbsp;! rendez-moi la clarté&nbsp;!<br>
    Qu’ai-je donc fait pour être ainsi précipité<br>
    Dans la tempête infâme et dans l’écume amère,<br>
    Et pour n’avoir plus droit à la France ma mère&nbsp;! -<br>
    <br>
    Quoi&nbsp;! lorsqu’il s’agirait de sonder, ô vainqueurs,<br>
    L’obscur puits social béant au fond des cœurs,<br>
    D’étudier le mal, de trouver le remède,<br>
    De chercher quelque part le levier d’Archimède,<br>
    Lorsqu’il faudrait forger la clef des temps nouveaux&nbsp;;<br>
    Après tant de combats, après tant de travaux,<br>
    Et tant de fiers essais et tant d’efforts célèbres,<br>
    Quoi&nbsp;! pour solution, faire dans les ténèbres,<br>
    Nous, guides et docteurs, nous les frères aînés,<br>
    Naufrager un chaos d’hommes infortunés&nbsp;!<br>
    Décréter qu’on mettra dehors, qui&nbsp;? le mystère&nbsp;!<br>
    Que désormais l’énigme a l’ordre de se taire,<br>
    Et que le sphinx fera pénitence à genoux&nbsp;!<br>
    Quels vieillards sommes-nous&nbsp;! quels enfants sommes-nous&nbsp;!<br>
    Quel rêve, hommes d’Etat&nbsp;! quel songe, ô philosophes&nbsp;!<br>
    Quoi&nbsp;! pour que les griefs, pour que les catastrophes,<br>
    Les problèmes, l’angoisse et les convulsions<br>
    S’en aillent, suffit-il que nous les expulsions&nbsp;?<br>
    Rentrer chez soi, crier&nbsp;: - Français, je suis ministre<br>
    Et tout est bien&nbsp;! - tandis qu’à l’horizon sinistre,<br>
    Sous des nuages lourds, hagards, couleur de sang,<br>
    Chargé de spectres, noir, dans les flots décroissant,<br>
    Avec l’enfer pour aube et la mort pour pilote,<br>
    On ne sait quel radeau de la Méduse flotte&nbsp;!<br>
    Quoi&nbsp;! les destins sont clos, disparus, accomplis,<br>
    Avec ce que la vague emporte dans ses plis&nbsp;!<br>
    Ouvrir à deux battants la porte de l’abîme,<br>
    Y pousser au hasard l’innocence et le crime,<br>
    Tout, le mal et le bien, confusément puni,<br>
    Refermer l’océan et dire&nbsp;: c’est fini&nbsp;!<br>
    Être des hommes froids qui jamais ne s’émoussent,<br>
    Qui n’attendrissent point leur justice, et qui poussent<br>
    L’impartialité jusqu’à tout châtier&nbsp;!<br>
    Pour le guérir, couper le membre tout entier&nbsp;!<br>
    Quoi&nbsp;! pour expédient prendre la mer profonde&nbsp;!<br>
    Au lieu d’être ceux-là par qui l’ordre se fonde,<br>
    Jeter au gouffre en tas les faits, les questions,<br>
    Les deuils que nous pleurions et que nous attestions,<br>
    La vérité, l’erreur, les hommes téméraires,<br>
    Les femmes qui suivaient leurs maris ou leurs frères,<br>
    L’enfant qui remua follement le pavé,<br>
    Et faire signe aux vents, et croire tout sauvé<br>
    Parce que sur nos maux, nos pleurs, nos inclémences,<br>
    On a fait travailler ces balayeurs immenses&nbsp;!<br>
    <br>
    Eh bien, que voulez-vous que je vous dise, moi&nbsp;!<br>
    Vous avez tort. J’entends les cris, je vois l’effroi,<br>
    L’horreur, le sang, la mer, les fosses, les mitrailles,<br>
    Je blâme. Est-ce ma faute enfin&nbsp;? j’ai des entrailles.<br>
    Éternel Dieu&nbsp;! c’est donc au mal que nous allons&nbsp;?<br>
    Ah&nbsp;! pourquoi déchaîner de si durs aquilons<br>
    Sur tant d’aveuglements et sur tant d’indigences&nbsp;?<br>
    Je frémis.<br>
    <br>
    Sans compter que toutes ces vengeances,<br>
    C’est l’avenir qu’on rend d’avance furieux&nbsp;!<br>
    Travailler pour le pire en faisant pour le mieux,<br>
    Finir tout de façon qu’un jour tout recommence,<br>
    Nous appelons sagesse, hélas&nbsp;! cette démence.<br>
    Flux, reflux. La souffrance et la haine sont sœurs.<br>
    Les opprimés refont plus tard des oppresseurs.<br>
    <br>
    Oh&nbsp;! dussé-je, coupable aussi moi d’innocence,<br>
    Reprendre l’habitude austère de l’absence,<br>
    Dût se refermer l’âpre et morne isolement,<br>
    Dussent les cieux, que l’aube a blanchis un moment,<br>
    Redevenir sur moi dans l’ombre inexorables,<br>
    Que du moins un ami vous reste, ô misérables&nbsp;!<br>
    Que du moins il vous reste une voix&nbsp;! que du moins<br>
    Vous nous ayez, la nuit et moi, pour vos témoins&nbsp;?<br>
    Le droit meurt, l’espoir tombe, et la prudence est folle.<br>
    Il ne sera pas dit que pas une parole<br>
    N’a, devant cette éclipse affreuse, protesté.<br>
    Je suis le compagnon de la calamité.<br>
    Je veux être, - je prends cette part, la meilleure, -<br>
    Celui qui n’a jamais fait le mal, et qui pleure&nbsp;;<br>
    L’homme des accablés et des abandonnés.<br>
    Volontairement j’entre en votre enfer, damnés.<br>
    Vos chefs vous égaraient, je l’ai dit à l’histoire&nbsp;;<br>
    Certes, je n’aurais pas été de la victoire,<br>
    Mais je suis de la chute&nbsp;; et je viens, grave et seul,<br>
    Non vers votre drapeau, mais vers votre linceul.<br>
    Je m’ouvre votre tombe.<br>
    <br>
    Et maintenant, huées,<br>
    Toi calomnie et toi haine, prostituées,<br>
    Ô sarcasmes payés, mensonges gratuits,<br>
    Qu’à Voltaire ont lancés Nonotte et Maupertuis,<br>
    Poings montrés qui jadis chassiez Rousseau de Bienne,<br>
    Cris plus noirs que les vents de l’ombre libyenne,<br>
    Plus vils que le fouet sombre aux lanières de cuir,<br>
    Qui forciez le cercueil de Molière à s’enfuir,<br>
    Ironie idiote, anathèmes farouches,<br>
    Ô reste de salive encor blanchâtre aux bouches<br>
    Qui crachèrent au front du pâle Jésus-Christ,<br>
    Pierre éternellement jetée à tout proscrit,<br>
    Acharnez-vous&nbsp;! Soyez les bien venus, outrages.<br>
    C’est pour vous obtenir, injures, fureurs, rages,<br>
    Que nous, les combattants du peuple, nous souffrons,<br>
    La gloire la plus haute étant faite d’affronts.
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 16 Aug 2009 22:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9a04f9c0aaf64eb6862f4be37e2819ae</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-34966331-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[A propos des sifflets au Stade de France]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-23817190.html</link>        <description><![CDATA[<p class="entry-body" style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana,geneva;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #333333;">L'autre soir au Stade de France, notre hymne national a été sifflé. Ce n'est pas bien.
    C'est même&nbsp;inadmissible quelles que soient les raisons que peuvent avoir ceux qui l'ont fait. Je dis aussi que je n'aime pas la réponse&nbsp;du gouvernement qui fait de l'agitation
    probablement à seule fin de faire grandir un peu de nationalisme français au moment où la crise financière plonge nos concitoyens dans l'inquiétude. Cette attitude du gouvernement est dangereuse
    car elle ne répond à aucun des problèmes réels et sérieux des Français. Elle n'apporte aucune réponse aux questions des jeunes qui pourtant nés en France disent massivement qu'ils se sentent
    rejetés par la France. Aucune réponse n'est apportée aux difficultés que connait notre système scolaire. Rien n'est dit non plus du racisme ambiant, permanent et virulent que l'on rencontre dans
    les stades de foot. Que dirait-on si les joueurs noirs ou maghrébins d'origine quittaient le stade lorsqu'ils subissent les insultes racistes de certains spectateurs ? On leur dirait
    probablement, comme on dit trop souvent lorsqu'il s'agit de racisme, que ce n'est pas si grave et que seul le sport compte. La réponse du gouvernement est donc une réponse de circonstance pour
    jouer sur les peurs des Français afin de ressouder la communauté nationale. Mais c'est une réponse qui trahit notre jeunesse et notre peuple, car rien n'est fait pour apporter des solutions à
    leurs problèmes. C'est une politique à double vitesse. Le peuple, surtout s'il est "basané", n'aura droit à rien. Si, à une seule chose : la stigmatisation permanente, jusqu'au racisme. Justement
    tous les ingrédients d'une politique qui a conduit des territoires comme la Seine-Saint-Denis aux difficultés que l'on connait. C'est cette poltique qui doit être combattue.&nbsp;Il ne peut y
    avoir d'éthique dans le sport si le peuple est méprisé constamment. Il est grand temps que tout le monde s'en aperçoive. En conclusion, je n'ai pas aimé que la Marseillaise soit sifflée, mais
    s'il y a une chose à combattre ce n'est pas la jeunesse et le peuple, c'est la politique gouvernementale qui leur marche dessus tous les jours.</span></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 17 Oct 2008 08:04:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">772e33145c953534943e1707b2f03d2d</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-23817190-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Crise financière mondiale : l'analyse de Denis Durand, économiste du PCF]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-19261690.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify;"></p>
  <div>
    <strong><img  width="300" src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//finance.jpg" height="200" class="GcheTexte"></strong>
  </div>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Où va mener la crise dite des «&nbsp;subprime&nbsp;»&nbsp;? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons
    différents.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <strong class="spip"><span style="font-size: 12pt; color: #333333; font-family: verdana;">Premier horizon&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">la crise des crédits immobiliers américains n’est pas finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se
    faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été expropriés, des millions d’autres vont l’être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m²
    continuent de baisser dans plusieurs grandes villes américaines.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Après les pertes énormes confessées par les toutes premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la
    confiance n’est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts répétés et coordonnés des banques centrales.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Ne sachant pas si d’autres pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la
    banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter entre elles. Même si aucun nouvel événement fâcheux ne se produit, le système financier mondial va rester dans une zone de
    danger pour l’année qui vient.</span>
  </p>
  <h3 id="outil_sommaire_0" class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #333333; font-family: verdana;">Deuxième horizon&nbsp;:</span>
  </h3>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">cette crise bancaire va-t-elle se transmettre à l’économie «&nbsp;réelle&nbsp;» - la production de biens et de services,
    l’emploi – et se transformer en récession économique, avec baisse de l’activité et explosion du chômage&nbsp;?</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">De plus en plus d’analystes le craignent.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">La chute des actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu’il s’agira de financer les entreprises.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">A coup sûr, l’économie américaine subit un fort ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont pas
    bons. Pour l’immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les craintes &nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #333333;"><strong class="spip">1 -</strong> le gouvernement et la banque centrale américaine sont bien
    décidés à user de tous les moyens pour empêcher une récession pendant cette année électorale. Le président de la Réserve fédérale l’a bien indiqué en soutenant le plan de relance annoncé par
    George Bush et en continuant de faire comprendre qu’il continuera à assouplir sa politique monétaire en tant que de besoin. Si ces gestes ne suffisent pas, il est clair qu’ils sont prêts à aller
    plus loin pour soutenir, dans la mesure de leurs moyens, la conjoncture économique. Au surplus, le «&nbsp;dollar faible&nbsp;» permet aux États-Unis d’exporter leurs risques de récession – vers
    la zone euro, par exemple, où les effets du choc immobilier sont indirects et pour l’instant plus modérés&nbsp;;</span></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: verdana;"><span style="font-size: 10pt;"><span style="color: #333333;"><strong class="spip">2 -</strong> les profits des entreprises non financières sont élevés&nbsp;:
    le cycle économique lancé après le krach de la «&nbsp;nouvelle économie &nbsp;» en 2000-2001 n’est pas terminé. La vigoureuse expansion des «&nbsp;pays émergents&nbsp;» (Chine, Inde, Brésil,
    Russie…) soutient encore pour quelque temps l’activité mondiale.</span></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">C’est quand ce cycle économique arrivera à son terme – on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012
    - qu’il faudra vraiment s’inquiéter &nbsp;: alors, les chocs financiers viendront frapper des économies rendues fragiles par une suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière
    l’exubérance des marchés financiers et les dangers qu’elle comporte, ce sont des contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui sont à l’oeuvre.<br></span><span style=
    "font-size: 10pt; font-family: verdana;"><br>
    <span style="font-size: 12pt; color: #333333;"><strong>Troisième horizon&nbsp;:</strong></span></span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">La maturation d’une exigence de transformations structurelles. La crise financière en cours montre les limites d’un mode de
    régulation de la société mis en place au tournant des années 80.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">La prise de pouvoir par les marchés financiers, associée à un développement des nouvelles technologies (en matière,
    particulièrement, de traitement et de circulation de l’information), a permis à cette époque un redressement de la rentabilité des grands groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une pression
    sur les salaires qui affaiblit la demande et réduit les débouchés de la production&nbsp;; par une précarisation générale de l’emploi alors que l’efficacité économique, dans la révolution
    informationnelle, exigerait au contraire sa sécurisation&nbsp;; par l’insuffisance des dépenses de formation&nbsp;; par un gaspillage des ressources naturelles&nbsp;; et par une inflation
    gigantesque des prix des titres financiers.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Périodiquement, cette inflation se traduit par des «&nbsp;bulles spéculatives&nbsp;» dont l’éclatement provoque des
    crises&nbsp;: en 1987 sur le marché des actions&nbsp;; en 1997-1998 lors de la «&nbsp;crise asiatique&nbsp;» puis avec la chute du fonds spéculatif LTCM&nbsp;; en 2000 avec le krach de la
    «&nbsp;nouvelle économie &nbsp;»&nbsp;; et maintenant avec la crise des prêts immobiliers. A chaque fois, les politiques économiques, et surtout l’intervention des banques centrales à la
    rescousse des marchés ont permis une relance de l’accumulation du capital, jusqu’à la crise suivante. En d’autres termes, les banques centrales ont incité les banques à prêter toujours plus aux
    spéculateurs, nourrissant, de «&nbsp;bulle&nbsp;» en «&nbsp;bulle&nbsp;», l’inflation financière et immobilière, au lieu de stimuler les investissements créateurs d’emplois et favorables à
    l’élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l’économie mondiale.</span>
  </p>
  <h3 class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #333333; font-family: verdana;">Une conjonction d’événements<br></span><span style="font-size: 10pt; font-family: verdana;"><br>
    <span style="color: #333333;">Mais nous nous trouvons aujourd’hui dans une conjonction d’événements qui incitent à penser que ce scénario ne pourra pas se répéter
    indéfiniment&nbsp;:</span></span>
  </h3>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">L’action des banques centrales devient de plus en plus difficile et contradictoire.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Les autorités monétaires sont conscientes que l’inondation de liquidités qui prévaut aujourd’hui dans l’économie mondiale est
    dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient freiner l’inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire, elles provoquent des crises.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Ainsi, c’est l’intention affichée par la Réserve fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le durcissement
    annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d’août dernier, la crise dite des «&nbsp;subprime&nbsp;». Les banques centrales ont alors été contraintes de renverser leur politique. Elles sont
    donc confrontées à un dilemme de plus en plus difficile à résoudre &nbsp;: baisser les taux d’intérêt, c’est encourager l’«&nbsp;exubérance irrationnelle&nbsp;» des marchés&nbsp;; les remonter,
    c’est risquer de tuer la croissance.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">D’où l’actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste et une partie du mouvement syndical, en faveur
    d’une politique monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et encourageant la sécurisation de l’emploi et de la formation&nbsp;;<br>
    <br>
    Les déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met la principale puissance mondiale dans la dépendance de
    ses créanciers, y compris lorsque ceux-ci sont des banques centrales asiatiques ou ces «&nbsp;fonds souverains&nbsp;» qui inquiètent tant les multinationales occidentales &nbsp;;<br>
    <br>
    La régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser
    l’évolution des taux de change. L’institution en principe chargée de cette régulation à l’échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de légitimité, d’efficacité.<br>
    <br>
    A sa façon, l’irruption des «&nbsp;fonds souverains &nbsp;» exprime la crise d’un système monétaire international fondé sur la monnaie d’une puissance dominante. Elle renvoie, par contraste, à la
    portée qu’aurait une coopération entre l’Union européenne et les pays «&nbsp;émergents&nbsp;» et en voie de développement pour construire un autre ordre monétaire international, qui pourrait
    s’organiser autour d’une monnaie commune mondiale émise par un FMI profondément transformé, où tous les peuples auraient voix au chapitre.<br>
    <br>
    À sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés financiers et par l’absence de maîtrise par les peuples des relations financières internationales, la montée des «&nbsp;fonds
    souverains&nbsp;» révèle qu’il y a là une question importante pour l’avenir&nbsp;;<br>
    <br>
    De plus en plus de signes laissent penser qu’une économie dominée par les multinationales et les marchés financiers n’est pas en état de répondre aux défis des grandes révolutions qui
    bouleversent notre civilisation&nbsp;: révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité et par l’allongement de la vie&nbsp;; révolution écologique par laquelle émerge une
    conscience universelle de notre responsabilité envers ces «&nbsp;biens communs de l’humanité&nbsp;» que sont l’accès aux ressources naturelles, la santé, la sécurité&nbsp;; révolution
    informationnelle avec la montée d’une «&nbsp;nouvelle économie&nbsp;» fondée sur le partage des informations plutôt que sur l’accaparement des richesses&nbsp;; révolution monétaire depuis que la
    régulation de l’économie mondiale est déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or.</span>
  </p>
  <h3 id="outil_sommaire_3" class="spip" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 12pt; color: #333333; font-family: verdana;">Des réponses en rupture</span>
  </h3>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Tous ces éléments contribuent à suggérer que les réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus être
    recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales menées depuis une trentaine d’années. Cette recherche peut déboucher sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales
    et des portefeuilles financiers continuent de l’emporter. Elle peut aussi déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s’est produit en quelques occasions dans l’histoire de
    l’humanité.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">Il s’agirait d’abord de réprimer l’inflation financière en stimulant, du même mouvement, une relance de l’activité fondée sur
    la sécurisation de l’emploi et de la formation à l’échelle du monde entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services publics. Il s’agirait donc, depuis les entreprises et les
    régions jusqu’à l’échelle du monde, en passant par les niveaux national et européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de maîtriser les moyens (financiers, juridiques,
    politiques…) d’atteindre des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous les êtres humains, telles qu’elles se manifestent au stade actuel de développement de la
    civilisation.</span>
  </p>
  <p class="null" style="text-align: justify;">
    <span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">C’est dire qu’au-delà des dangers immédiats de la situation économique la question d’une transformation radicale de notre
    société est posée.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p><span style="font-size: 10pt; color: #333333; font-family: verdana;">La violence du krach boursier met en évidence les périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent la
  planète.</span>]]></description>
        <pubDate>Sat, 03 May 2008 17:16:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">9e8228c7a61eb7c6b328670b0d4da8d9</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-19261690-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Dimanche 28 octobre : trois continents, une résistance, environ 200 personnes avec le groupe Frantz Fanon de Bagnolet]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-13387165.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img class="CtreTexte" height="146" alt="benbarka.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//benbarka.jpg" width="198"><br>
    <font face="Verdana" color="#333333" size="2"><strong><font size="3">Journée anticolonialiste et anti-impérialiste<br>
    à l'occasion du 42ème anniversaire de l'assassinat<br>
    de Mehdi BEN BARKA<br>
    <br>
    organisée par le groupe Frantz Fanon<br></font></strong><br>
    <strong><font color="#FF6600">Dimanche 28 octobre 2007<br>
    de 14h à 19h<br>
    salle des conférences<br>
    Place Salvador Allende<br></font></strong><br>
    La lutte engagée par Mehdi Ben Barka contre le colonialisme conserve toute son actualité dans le monde et dans la France d'aujourd'hui. Dans le monde car le colonialisme comme système de
    domination, d'exploitation et d'oppression est une réalité. En France, car la mémoire de la colonisation agit sur le présent à travers le traitement exceptionnel des populations issues de la
    colonisation.<br>
    <br>
    <strong><u>Avec la présence de</u></strong> <font color="#808080" size="3">Bachir Ben Barka, Henri Alleg, Nahla Chahal, René Gallisot, Sadri Khiari, Salim Lamrani, Glody Myrthil, Benjamin
    Moutsila, Greg Oxley, Xavier Renou, Khaled Sofiani, Mohamed Taleb.</font></font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 28 Oct 2007 10:55:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">88c72d095bfe885ea84820f9b49702e0</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-13387165-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Traité européen simplifié : pour un nouveau référendum]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-13338930.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <font face="Verdana" color="#FF6600" size="3"><strong><img class="GcheTexte" height="227" alt="referendum01.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//referendum01.jpg" width="299"><br>
    <br>
    <br>
    A la question : <font color="#333333"><em>pensez vous qu'il devrait y avoir un référendum national pour adopter le nouveau traité européen ?</em></font></strong><br>
    <br>
    <strong>Les réponses sont :</strong></font>
  </p>
  <table class="MsoTableGrid" style=
  "border-right: medium none; border-top: medium none; border-left: medium none; border-bottom: medium none; border-collapse: collapse; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-yfti-tbllook: 480; mso-padding-alt: 0cm 5.4pt 0cm 5.4pt; mso-border-insideh: .5pt solid windowtext; mso-border-insidev: .5pt solid windowtext"
  cellspacing="0" cellpadding="0" border="1">
    <tbody>
      <tr style="mso-yfti-irow: 0; mso-yfti-firstrow: yes">
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; border-top: windowtext 1pt solid; padding-left: 5.4pt; padding-bottom: 0cm; border-left: windowtext 1pt solid; width: 71pt; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            &nbsp;
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; border-top: windowtext 1pt solid; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            &nbsp;
          </p>
          <p>
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">Grande-Bretagne</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; border-top: windowtext 1pt solid; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            &nbsp;
          </p>
          <p>
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">France</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; border-top: windowtext 1pt solid; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">Italie</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; border-top: windowtext 1pt solid; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">Espagne</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; border-top: windowtext 1pt solid; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">Allemagne</font></span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="mso-yfti-irow: 1">
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; padding-bottom: 0cm; border-left: windowtext 1pt solid; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333"><strong>oui</strong></font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">75%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">63%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">72%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">65%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">76%</font></span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="mso-yfti-irow: 2">
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; padding-bottom: 0cm; border-left: windowtext 1pt solid; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333"><strong>non</strong></font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">14%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">27%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
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          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">17%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
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          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">21%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
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          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">19%</font></span>
          </p>
        </td>
      </tr>
      <tr style="mso-yfti-irow: 3; mso-yfti-lastrow: yes">
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; padding-bottom: 0cm; border-left: windowtext 1pt solid; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
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          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">Sans opinion</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
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          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">11%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
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          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">10%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
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          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">11%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">14%</font></span>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: windowtext 1pt solid; padding-right: 5.4pt; padding-left: 5.4pt; border-left-color: #d4d0c8; padding-bottom: 0cm; width: 71.05pt; border-top-color: #d4d0c8; padding-top: 0cm; border-bottom: windowtext 1pt solid; background-color: transparent; mso-border-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-left-alt: solid windowtext .5pt; mso-border-top-alt: solid windowtext .5pt"
        valign="top" width="95">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
            <span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333">5%</font></span>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt" align="justify">
    <span lang="FR" style="mso-ansi-language: FR"><span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333" size="3">Enquête internationale réalisée entre le 3 et le 15 octobre pour le
    <em>Financial Times<br></em></font></span></span>
  </p>
  <p>
    <span lang="FR" style="mso-ansi-language: FR"><span face="Times New Roman"><font face="Verdana" color="#333333" size="3"><strong><u>Pour la France :</u></strong> Enquête Louis Harris réalisée
    auprès d'un échantillon représentatif de 1122 personnes.&nbsp;</font><a href="http://www.harrisinteractive.com/harris_poll/index.asp?PID=818"><font face="Verdana" color="#333333" size="3"><br>
    <br>
    <font color="#99CC00">http://www.harrisinteractive.com/harris_poll/index.asp?PID=818</font></font></a></span></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 25 Oct 2007 23:28:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">09c660331fd71650737bd8e45865368e</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-13338930-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Relations Paris-Banlieues : un article de Pierre Mansat et de Francis Rol-Tanguy]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-13327052.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <font face="Verdana" color="#333333" size="2"><strong><font size="3"><font color="#FF6600" size="4"><img class="GcheTexte" height="300" alt="300px-Tatlin-tower.jpg" src=
    "http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//300px-Tatlin-tower.jpg" width="221"><font size="5">Grand Paris : posons les vraies questions<br></font></font><br></font></strong><a href=
    "http://parisobs.nouvelobs.com/hebdo/parution/p348_2241/articles/a356774.html">parisobs.nouvelobs.com/hebdo/parution/p348_2241/articles/a356774.html</a><br>
    <br>
    Alors que Nicolas Sarkozy n'était Président que du conseil général des Hauts-de-Seine, on avait peu entendu sa voix sur les nécessaires évolutions des rapports entre Paris et les banlieues, alors
    que les premières séances de la Conférence métropolitaine de l'agglomération parisienne se sont déroulées en 2006. Soudain, ou plutôt désormais, tout devrait être transformé dans un peu plus de
    douze mois. Un projet de loi institutionnel, réformant l'équilibre des pouvoirs locaux en Ile-de-France, serait soumis au Parlement fin 2008.<br>
    &nbsp;<br>
    Mais ce nouvel équilibre ne peut être trouvé au pas de charge et sans les acteurs concernés. Ne faisons pas l'économie d'une réflexion ouverte et recherchons une intercommunalité de projets, apte
    a faire mesurer aux Parisiens(nes) et aux Banlieusards(des) l'intérêt d'une telle réforme. Cette intercommunalité n'a de sens que si elle permet à ses habitants de mieux vivre.<br>
    <br>
    Et mieux vivre aujourd'hui au coeur de l'agglomération, c'est mettre en place des mécanismes de redistribution des richesses entre des territoires au développement de plus en plus inégal et
    ségrégatif pour leurs habitants.<br>
    <br>
    Transports, logement, emploi sont des enjeux majeurs et urgents à examiner pour déterminer la plus value d'une organisation métropolitaine conçue à la bonne échelle , susceptible de participer
    aux dynamismes franciliens, prenant en compte les coopérations existantes au travers de grands syndicats ( SIAAP, SYCTOM, etc...)<br>
    <br>
    Améliorer la mobilité c’est reposer plusieurs questions majeurs sur les transports. On pense à Arc express,au Métrophérique (ou encore Orbitale ou Grandtram.) Autant d'appellations pour une vraie
    rocade de transports collectifs. Le sujet fait consensus, il faut avancer et résoudre le problème de son financement, investissement d’abord mais aussi fonctionnement ?<br>
    <br>
    Une telle intercommunalité ne doit-elle pas s’appuyer sur un tarif unique de carte orange, une seule zone ?<br>
    <br>
    Le transport des marchandises par les modes non routiers (fer, eau), mais aussi sans doute le stationnement ne doivent-ils pas aussi être organisé à cette échelle ?<br>
    <br>
    Peut on calmement et au-delà des polémiques, examiner à cette échelle l’opportunité d'un péage sur les autoroutes de cette « zone dense » la seule de France où les autoroutes urbaines sont
    gratuites, ce qui en fait un véritable « aspirateur à camions » pour tout le transport européen sur l'axe nord-sud.<br>
    <br>
    Dans ce vaste espace urbain les bassins d'emplois doivent être mieux répartis, afin de modérer la mobilité forcée. A terme, une taxe professionnelle unique est un bon moyen de rendre les choix
    des entreprises plus « objectifs ».<br>
    <br>
    Mais en attendant, il faut remettre sur pied une politique d'agrément. L'arbre de la Défense ne doit pas cacher la forêt des Hauts-de-Seine. Le rythme de construction de bureaux aura doublé dans
    ce département en 20 ans. Certains se demandent déjà si le rythme actuel de construction de bureaux neufs n'est pas excessif (plus d'un million de m2 par an). Nul doute que si celui-ci venait à
    chuter, c'est l'est parisien qui en pâtirait. Voilà ce qu'un agrément sur les bureaux bien utilisé peut nous éviter. Là aussi le débat s'impose.<br>
    <br>
    Autre enjeu majeur le logement. L'objectif, fixé par le schéma directeur régional,30% de logements sociaux, est-ce simplement de la surenchère ou plus simplement la prise en compte, dans ce
    chiffre social ambitieux de ce que l'on appelait avant le logement « intermédiaire » ? Si un consensus a émergé ces derniers mois autour de la nécessité de construire plus, la question réelle
    reste aujourd'hui : où et comment ?<br>
    <br>
    Comment réaménager, couvrir, enfouir, avec les grandes institutions propriétaires, nos grandes infrastructures routières et ferroviaires pour retisser, mailler et densifier la ville ? Comment
    aider ceux qui vont porter l'effort de production de logements plus que d'autres, simplement parce que tout n'est pas possible partout, même si nul ne doit pouvoir s'exonérer d'y participer ?
    Comment soutenir les « maires bâtisseurs »? Leurs efforts de construction de logements entraînent autant de dépenses publiques pour les équipements et les aménagements.<br>
    <br>
    Comment ˆ et c'est presque un préalable ˆ gagner la « bataille d'idée » de la densité, de la compacité, de l’intensité de la ville? Il faut pour un développement soutenable de ce territoire
    donner à ce terme le sens qualitatif qu'il mérite : la ville dense, c'est la ville maillée en transports, en équipements et en commerce, la ville que les habitants plébiscitent comme le montrent
    les dernières études de l’Apur.<br>
    <br>
    Intervenir dans ces différents domaines de manière efficace pose immanquablement la question des ressources d'une structure d'agglomération. Créer une intercommunalité institutionnelle, au besoin
    sur mesure, n'a de sens, sans doute, que si celle-ci s'accompagne d'une taxe professionnelle unique. Aujourd'hui, Paris et les Hauts-de-Seine disposent de 80% des bases de la taxe professionnelle
    pour 60% de la population. La Seine-Saint-Denis et le Val-de-Marne en ont 20% pour 40% de la population. Comme le produit de la taxe professionnelle est en rapport avec le poids démographique de
    chaque département cela signifie que la pression fiscale sur les entreprises est environ deux fois plus élevée à l'est qu'à l'ouest et au centre. Et les mécanismes redistributeurs ne représentent
    pas grand-chose, comparés aux recettes fiscales et à la DGF. Collecter une taxe professionnelle unique est simple.<br>
    <br>
    Mais il faudra du temps pour y parvenir. Comment redistribuer l'impôt ainsi collecté ?<br>
    <br>
    Le chantier qu’il faut ouvrir sur l’équilibre des pouvoirs locaux au cœur de la métropole ouvre de nombreux débats. A quelle échelle, quelle est la bonne géographie : Paris et les 29 communes
    limitrophes ? L'ancien département de la Seine ? Paris, les communes, intercommunalités à fiscalité propre et départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis, du Val-de-Marne ? Deux
    choses sont sûres : la réflexion doit associer les acteurs sur la géographie la plus large. Le Conseil Régional doit en être un acteur essentiel.<br>
    Ces champs ne peuvent trouver réponse que par le travail commun, permettant de trouver les compromis qui construisent et non les oppositions qui stigmatisent.<br>
    <br>
    Prenons les 18 mois qui viennent pour construire un Livre Blanc à soumettre aux Parisiens(nes) et aux Banlieusards(des) dans un réel débat public, avec des questions, des choix et des projets.
    Alors à la sortie de ce processus, nul doute qu'il y aura place pour la réforme.<br>
    <br>
    <strong>Francis Rol-Tanguy</strong>, Ingénieur général des Ponts et Chaussées<br>
    <strong>Pierre Mansat</strong>, Adjoint-au-maire de Paris<br></font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 25 Oct 2007 15:01:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">f854eaa6d87209959d2db988253c998c</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-13327052-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les enjeux du Grand Paris dans le journal L'Humanité]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-13123614.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <font face="Verdana" color="#333333" size="2"><font color="#800000"><strong><img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//grologo-copie-1.gif">Voici l'intégralité des
    "tribunes libres" publiées par</strong></font> <em><font color="#FF6600"><strong>l'Humanité</strong></font>&nbsp;:</em> <strong>Christian Favier</strong> (président du conseil général du Val de
    Marne), <strong>Anne Hidalgo</strong> (1ère adjointe de Paris), <strong>Patrick Braouezec</strong> (député de Saint Denis), <strong>Roger Karoutchi</strong> (secrétaire d'Etat chargé des
    relations avec le Parlement), <strong>Mireille Ferri</strong> (viceprésidente du conseil régional Ile de France).</font>
  </p><font face="Verdana" size="2"><strong><u>cliquez sur le lien ci-dessous :<br></u></strong></font><a href=
  "http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/07/70/enjeuxgrandparis-humanite.pdf"><strong><font color="#FF6600" size=
  "3">ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/07/70/enjeuxgrandparis-humanite.pdf</font></strong></a>]]></description>
        <pubDate>Tue, 16 Oct 2007 20:09:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">c41a65813559c19ecf109aa62b1641d5</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-13123614-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[extraits du discours de Nicolas Sarkozy à l'inauguration de la Cité de l'Architecture]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-12484020.html</link>        <description><![CDATA[<p align="justify">
    <font face="Verdana" size="3"><font color="#FF6600"><strong><font size="4">Extraits<br></font><em><font color="#FF9900" size="4">"à&nbsp; m é d i t e r"<br></font></em></strong></font><em><br>
    "S'agissant de la région parisienne, je souhaite que nous réfléchissions, au-delà des clivages des uns et des autres, à un nouveau projet d'aménagement global du "Grand Paris".<br>
    <br>
    <img class="GcheTexte" alt="" src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//planparis1640.jpg">C'est mon devoir de porter cette idée. Naturellement, je ne veux pas contester les responsabilités de
    tous les maires - j'ai été maire pendant vingt ans. Mais regardez ce qui s'est passé de grand il y a cinquante ou soixante ans. Ils n'ont pas eu peur d'envisager l'avenir.<br>
    <br>
    La question pour nous n'est pas de penser les six mois qui viennent mais le siècle qui s'ouvre.<br>
    <br>
    Quarante ans après la démarche lancée par le général de Gaulle et le préfet Paul Delouvrier, nous devons réparer les erreurs commises dans le passé - car il y a eu des erreurs - en veillant à
    créer de vraies villes dans nos banlieues, avec des espaces publics, des services, et tout simplement des lieux de sociabilité.<br>
    <br>
    Nous devons aussi les intégrer davantage à la capitale par des moyens de communication adaptés. Il n'y a pas les élus de la capitale et les élus de la périphérie, c'est la même région, le même
    espace. Et s'ils n'arrivent pas à se parler, des initiatives doivent être prises, à un niveau suffisant pour que cette discussion ait lieu.<br>
    <br>
    Pour favoriser cette réflexion, je souhaiterais, en concertation bien sûr avec l'ensemble des collectivités concernées, à commencer par la Ville de Paris, que huit à dix agences d'architectes
    puissent travailler sur un diagnostic prospectif, urbanistique et paysager, sur le grand Paris à l'horizon de vingt, trente voire quarante ans. Ces agences seraient choisies pour moitié parmi des
    agences françaises et pour l'autre moitié parmi des agences étrangères, en incluant de jeunes agences."</em></font>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Wed, 19 Sep 2007 15:26:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">871b55c91a3e9a91b9384c72cebe0877</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-12484020-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pour comprendre l'actuelle crise financière]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-12453533.html</link>        <description><![CDATA[<font face="Verdana" color="#FF6600" size="4"><strong><u>Voici un papier de&nbsp;Denis Durand, responsable du syndicat CGT de la Banque de France. <font color=
  "#FF0000">Passionnant.<br></font></u></strong></font><br>
  <img class="CtreTexte" height="200" alt="finance.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//finance.jpg" width="300"><br>
  <table style="border-collapse: collapse; mso-table-layout-alt: fixed; mso-padding-alt: 0cm 3.5pt 0cm 3.5pt" cellspacing="0" cellpadding="0" border="0">
    <tbody>
      <tr>
        <td style=
        "border-right: #d4d0c8; padding-right: 3.5pt; border-top: #d4d0c8; padding-left: 3.5pt; padding-bottom: 0cm; border-left: #d4d0c8; width: 230.25pt; padding-top: 0cm; border-bottom: #d4d0c8; background-color: transparent"
        valign="top" width="307">
          <p class="MsoNormal" style="margin: 0cm 0cm 0pt; layout-grid-mode: char">
            <font face="Garamond" size="5">Denis Durand</font>
          </p>
        </td>
        <td style=
        "border-right: #d4d0c8; padding-right: 3.5pt; border-top: #d4d0c8; padding-left: 3.5pt; padding-bottom: 0cm; border-left: #d4d0c8; width: 230.25pt; padding-top: 0cm; border-bottom: #d4d0c8; background-color: transparent"
        valign="top" width="307">
          <p class="MsoFooter" style="margin: 0cm 0cm 0pt; layout-grid-mode: char; text-align: right; tab-stops: 35.4pt" align="right">
            <font size="5"><font face="Garamond">&nbsp;</font></font>
          </p>
        </td>
      </tr>
    </tbody>
  </table>
  <p class="Titregnral" style="margin: 12pt 0cm 0pt">
    <strong><font size="6"><font face="Century Gothic">La crise financière de l’été&nbsp;2007&nbsp;: <span style="letter-spacing: -0.2pt; mso-bidi-font-size: 20.0pt">un révélateur des antagonismes
    fondamentaux</span> <span style="letter-spacing: -0.4pt; mso-bidi-font-size: 20.0pt">d’un régime économique dominé par la finance</span></font></font></strong>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt; tab-stops: 36.0pt">
    <font face="Garamond" size="5">Pour comprendre les soubresauts qui agitent les marchés financiers, les banques, les compagnies d’assurance et les autres institutions financières en cet été 2007,
    il est utile d’avoir présent à l’esprit l’énorme expansion des activités financières qui caractérise la phase actuelle de «&nbsp;mondialisation&nbsp;» du capitalisme. C’est ce contexte,
    caractéristique de tout le fonctionnement du capitalisme contemporain, qui fait de la crise actuelle un révélateur de risques très fondamentaux pour la prospérité de l’économie mondiale dans son
    ensemble.</font>
  </p>
  <h1 style="margin: 12pt 0cm 6pt; text-indent: 0cm">
    <font face="Century Gothic" size="5">Le régime de fonctionnement de l’économie depuis la révolution libérale&nbsp;» des années quatre-vingt</font>
  </h1>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">La taille et le pouvoir des marchés financiers se sont démesurément accrus depuis la fin des années soixante-dix, sous l’impulsion des États-Unis. Ce pouvoir s’est
    exercé sur les politiques publiques et sur les gestions d’entreprise, de sorte que<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span> les entreprises donnent plus que jamais la priorité à la
    rentabilité de leur capital pour leurs actionnaires, et rationnent, pour y parvenir, les salaires, l’emploi et les dépenses de formation. De leur côté, les politiques économiques se conforment à
    la doctrine néo-libérale et poussent à tout ce qui peut diminuer le pouvoir des salariés face au patronat&nbsp;: «&nbsp;flexibilisation&nbsp;» du marché du travail, mise en cause des systèmes de
    protection sociale, paupérisation et privatisation des services publics.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Des masses de capitaux de plus en plus démesurées par rapport à la création de richesses réelles se présentent sur les marchés financiers et exigent une rentabilité
    de plus en plus déraisonnable&nbsp;: tout placement doit rapporter au moins 15 à 20&nbsp;% sous peine de voir les capitaux se retirer pour un placement concurrent.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Cette pression du «&nbsp;capitalisme des actionnaires&nbsp;» a rendu possible un redressement de la rentabilité du capital depuis le milieu des années quatre-vingt
    au détriment des salariés&nbsp;</font><a class="FCK__AnchorC" title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href=
    "http://srv03.admin.over-blog.com/fckeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=text&amp;Toolbar=simple_video#_ftn1" name="_ftnref1"><span class="Caractredenotedebasdepage"><span style=
    "mso-special-character: footnote"><font face="Garamond" size="5">[1]</font></span></span></a><font face="Garamond" size="5">, mais dans des conditions qui rendent la croissance fragile du fait de
    la dégradation persistante de la qualité des emplois et des conditions de travail, et du fait de déséquilibres financiers générateurs de crises récurrentes.</font>
  </p>
  <h1 style="margin: 12pt 0cm 6pt; text-indent: 0cm">
    <font face="Century Gothic" size="5">La crise des «&nbsp;<em style="mso-bidi-font-style: normal">subprimes</em>&nbsp;», suite logique du krach de la «&nbsp;nouvelle économie&nbsp;» en 2000</font>
  </h1>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">L’inflation financière a connu une ampleur sans précédent dans les années quatre-vingt-dix, à l’époque de ce qu’on appelait la «&nbsp;nouvelle économie&nbsp;». En
    1990, le total des fonds placés sur les marchés du monde entier en actions et en obligations représentait un peu plus des deux tiers de la richesse créée chaque année par l’économie mondiale
    (selon les estimations du FMI). En 2000, cette proportion avait plus que doublé et les marchés financiers représentaient une fois et demie le PIB mondial&nbsp;!</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Le krach boursier qui a mis fin à l’euphorie de la «&nbsp;nouvelle économie&nbsp;», au printemps&nbsp;2000, et qui a annoncé la récession enregistrée en 2001-2002,
    a partiellement «&nbsp;dégonflé&nbsp;» cette suraccumulation financière. Il a éliminé les entreprises les plus fragiles de la sphère Internet, laissant la place à l’expansion des plus puissants
    (Dell, Microsoft, Google, Amazon…). Un nouveau cycle conjoncturel s’est enclenché, conduisant — grâce, en particulier, à l’expansion des «&nbsp;pays émergents&nbsp;», Chine, Inde, Brésil, Corée —
    à une forte croissance dans le monde depuis 2004.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Mais le dégonflement de l’accumulation financière n’a été que partiel&nbsp;:</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 36pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt; mso-list: l2 level1 lfo3">
    <span style="font-family: Symbol"><font size="5">·</font><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <font face="Garamond" size=
    "5">il a, depuis, laissé place à une nouvelle exubérance des Bourses, qui ont battu en 2007 de nouveaux records. Un des moteurs de cette reprise de l’inflation financière a été le financement des
    implantations dans les «&nbsp;pays émergents&nbsp;». Un autre a été la relance des restructurations capitalistes, sous la forme, en particulier, des rachats d’entreprises avec effet de levier,
    les fameux LBO. Enfin, n’oublions pas qu’une très grande part des moyens de financements dont disposent les entreprises européennes alimentent en définitive des sorties de capitaux en direction
    des États-Unis&nbsp;;</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 36pt; text-indent: -18pt; tab-stops: list 36.0pt; mso-list: l2 level1 lfo3">
    <span style="font-family: Symbol"><font size="5">·</font><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span> <font face="Garamond" size=
    "5">une partie de l’argent placé dans la finance s’est reporté sur l’immobilier, contribuant à l’augmentation spéculative des prix du m²&nbsp;dans tous les pays du monde (à l’exception de
    l’Allemagne et du Japon, non encore remis de l’éclatement de leur propre «&nbsp;bulle immobilière&nbsp;» au tournant des années&nbsp;quatre-vingt-dix).</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Il est essentiel de garder présent à l’esprit que cette inflation financière n’est possible que grâce à une expansion extrêmement forte du crédit.</font>
  </p>
  <h1 style="margin: 12pt 0cm 6pt; text-indent: 0cm">
    <font face="Century Gothic" size="5">L’expansion du crédit au service des marchés, facteur déterminant de l’inflation financière</font>
  </h1>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Qu’il s’agisse de LBO, d’immobilier, d’opérations sur le marché des changes ou sur n’importe quel compartiment du système financier, les spéculateurs travaillent
    toujours à crédit. Une très grande part de l’argent qu’ils placent est empruntée aux banques. Lorsque l’opération a réussi, ils remboursent le prêt (et les intérêts) et gardent la plus grande
    part du bénéfice pour eux. Lorsque l’opération ne réussit pas, c’est la banque qui décide si elle doit continuer de leur faire confiance ou pas.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Mais tout cet argent que les banques mettent à la disposition des opérateurs financiers est aussi de l’argent qui manque au financement de projets créateurs de
    valeur ajoutée. Cet argent peut même contribuer à saper les bases de la croissance réelle quand il sert d’argument aux actionnaires et aux banquiers pour exiger des suppressions d’emplois, des
    restructurations ou des délocalisations.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">La spéculation sur les prêts immobiliers américains est un bon exemple de ces effets pervers d’un crédit mis au service de la suraccumulation financière.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Le marché des prêts hypothécaires (<em style="mso-bidi-font-style: normal">mortgage</em>) aux États-Unis est très flexible. Les aspirants propriétaires empruntent
    aux banques, souvent à taux variable. Lorsqu’ils empruntent à taux fixe, ils peuvent sans pénalité renégocier leur taux en cas de baisse des taux de marché. Pour une banque, prêter à un
    particulier pour l’achat de son logement est donc plus risqué qu’en France. Mais ce risque est pris en charge par le marché. Les banques constituent des «&nbsp;paquets&nbsp;» de crédits
    immobiliers et en cèdent la propriété à des agents désireux de prendre ce risque, sous forme de titres négociables sur un marché (<em style="mso-bidi-font-style: normal">mortgage backed
    securities</em>). Ce marché, fortement régulé par la puissance publique (par l’action des organismes semi-publics que sont la Federal National Mortgage Association, dite <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal">Fannie Mae</em> et la Federal Mortgage Corporation, alias <em style="mso-bidi-font-style: normal">Freddy Mac</em>), est censé permettre aux banques de se libérer de
    leur risque de taux en le transférant à des spéculateurs professionnels. Mais les fonds qui se livrent à ce type d’opération sont eux-mêmes l’émanation de banques ou de compagnies d’assurances,
    ou, en tout état de cause, ils se financent auprès des banques.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">En phase d’expansion des prix immobiliers et de forte croissance de l’endettement des ménages, il y a de l’argent à gagner sur ce marché pour beaucoup de monde. La
    situation devient plus difficile lorsque les anticipations exagérées se retournent et que des emprunteurs commencent à être incapables de rembourser leurs prêts. À ce moment, il faut que
    quelqu’un prenne en charge les pertes.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Le retournement du marché immobilier aux États-Unis (les prix, sans s’effondrer encore, ont cessé de monter depuis le milieu de l’année dernière) a mis en
    difficulté certains de ces fonds&nbsp;: pour rembourser leurs clients, ils doivent demander aux banques qui les soutiennent de leur faire crédit. Mais si les pertes sont trop élevées, les banques
    ne peuvent pas se permettre de suivre. C’est l’origine de la crise apparue au grand jour avec la faillite d’un fonds appartenant à la banque d’affaire américaine Bear Stearns et qui a ébranlé
    l’ensemble des Bourses et des systèmes bancaires après l’annonce que beaucoup de banques allemandes et une grande banque française, BNP Paribas, étaient touchées.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Notons que les mesures gouvernementales envisagées ou adoptées en France — création d’hypothèques «&nbsp;rechargeables&nbsp;», déductibilité fiscale des intérêts
    d’emprunts immobiliers — tendent à acclimater dans notre pays les mœurs, manifestement dangereuses, du marché hypothécaire américain.</font>
  </p>
  <h1 style="margin: 12pt 0cm 6pt; text-indent: 0cm">
    <font face="Century Gothic" size="5">Les dilemmes des banques centrales</font>
  </h1>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Le risque est qu’une banque fasse faillite, devienne incapable de payer ses dettes, et que, de proche en proche, toutes les banques, liées entre elles par une
    multitude de créances et de dettes réciproques, se trouvent elles-mêmes en danger. Dans ce cas, seules les banques centrales, «&nbsp;prêteurs en dernier ressort&nbsp;» ont le pouvoir de prêter,
    en quantité potentiellement illimitée, les fonds qui permettront aux banques de faire face à leurs engagements. C’est ce que la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne ont
    fait, la semaine dernière, pour calmer la panique déclenchée par les annonces de BNP Paribas. Tout le monde aura remarqué que la hâte et l’intensité de leurs interventions révèle l’inquiétude
    profonde que les mécanismes à l’origine de la crise leur inspirent.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Les banques centrales ont bel et bien une part essentielle de responsabilité dans les événements actuels. Ce sont elles qui ont permis l’expansion énorme du crédit,
    sans laquelle l’hypertrophie des marchés financiers (et la hausse des prix immobiliers) auraient été impossibles. Elles sont conscientes des dangers que cette hypertrophie engendre&nbsp;: dès
    1996, Alan Greenspan, alors président de la Réserve fédérale américaine, s’inquiétait de l’»&nbsp;exubérance irrationnelle&nbsp;» des marchés. Mais comment maîtriser cette exubérance&nbsp;? Après
    le krach de l’an 2000, le même Alan Greenspan énonçait ainsi son dilemme&nbsp;: «&nbsp;… il était loin d’être évident que les bulles spéculatives, même précocement identifiées, puissent être
    prévenues, sauf à ce que la banque centrale produise une contraction substantielle de l’activité économique — c’est-à-dire précisément le résultat que nous chercherions à éviter… il n’existe pas
    de resserrement monétaire progressif sur lequel on puisse compter pour dégonfler une bulle spéculative. Mais y a-t-il seulement une politique qui puisse au moins limiter l’ampleur d’une bulle et,
    par-là, les dégâts qu’elle causera en éclatant&nbsp;? D’après ce qu’on sait jusqu’à présent, la réponse semble être non<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;</span> &nbsp;».</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Voilà qui explique, vraisemblablement, le comportement apparemment incohérent des banques centrales. Elles ne cessent de dénoncer les risques inflationnistes, et
    elles ont commencé à durcir leur politique (depuis juillet 2004 aux États-Unis, depuis décembre&nbsp;2005 dans la zone euro) alors que tout le monde voit que la hausse des indices officiels des
    prix à la consommation — la mesure officielle de l’inflation — est extrêmement modérée dans le monde entier depuis bientôt vingt ans, et qu’elle ne donne pas de signe d’accélération (malgré la
    hausse des prix du pétrole et des produits agricoles). En revanche, elles parlent fort peu d’une inflation bien réelle, celle des prix des actifs financiers. En réalité, elles cherchent à
    justifier un resserrement monétaire qui freinerait l’expansion des marchés financiers sans provoquer de krach et sans ruiner les profits qui s’y réalisent. C’est ce qu’elles ont probablement
    essayé de faire lorsqu’au début août la Réserve fédérale a fait comprendre qu’elle n’assouplirait pas sa politique monétaire à la rentrée, et que la Banque centrale européenne a laissé entendre
    qu’elle durcirait la sienne. Mais ces annonces ont déclenché la panique sur les marchés, et les banques centrales ont aussitôt prêté aux banques, sans conditions, des sommes encore plus
    considérables que le 11&nbsp;septembre&nbsp;2001 — plus de 200&nbsp;milliards d’euros pour la BCE.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Ces événements font ainsi apparaître ce qu’il y a de profondément choquant dans les politiques monétaires actuelles. Tout particulièrement en Europe, la rigueur
    salariale, la politique de l’ «&nbsp;euro fort&nbsp;» et le «&nbsp;pacte de stabilité&nbsp;» qui en est une condition, sont érigés en dogme. La croissance et l’emploi s’en trouvent freinés depuis
    l’adoption de ces politiques, au début des années quatre-vingt-dix, et les chances d’une reprise durable en Europe en sont compromises. Mais, alors qu’elles sacrifient sans regrets l’emploi et la
    croissance réelles, les banques centrales se précipitent au secours des marchés lorsqu’il faut sauver la mise aux spéculateurs.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Comment ne pas voir, désormais, que c’est cette sélectivité perverse du crédit, favorable à l’inflation financière et meurtrière pour l’emploi et la croissance
    réelle, qui est à l’origine des crises&nbsp;?</font>
  </p>
  <h1 style="margin: 12pt 0cm 6pt; text-indent: 0cm">
    <font face="Century Gothic" size="5">Pas de solution durable sans nouvelle sélectivité du crédit, favorisant l’emploi et la croissance réelle<br>
    et décourageant l’expansion des activités financières</font>
  </h1>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Les annonces des autorités politiques face à la persistance des remous sur les Bourses, sont bien loin d’être à la hauteur du problème. Nicolas Sarkozy, et bien
    d’autres, en appellent à une plus grande «&nbsp;transparence&nbsp;» sur l’état des risques supportés par les banques. Mais c’est le même langage que les mêmes responsables, ou leurs
    prédécesseurs, ont tenu à chaque crise financière depuis plus de trente ans. Après la faillite de la banque Herstatt, en 1974, on a mis en place le comité de Bâle qui a réglementé les fonds
    propres des banques. La crise actuelle se produit alors même qu’un nouveau perfectionnement de cette réglementation, censé porter à son optimum la transparence de la gestion des banques, vient
    d’entrer en vigueur&nbsp;! Après la «&nbsp;crise asiatique&nbsp;» de 1997, on a renforcé l’information du FMI sur la situation financière des pays émergents. Après la faillite du fonds spéculatif
    LTCM, en 1998, le krach de l’an 2000 et la faillite d’Enron, on a adopté aux États-Unis la loi Sarbanes-Oxley, tellement contraignante pour les entreprises et les banques qu’il était déjà
    question de l’assouplir…Mais lorsqu’il a été question, il y a quelques mois, de renforcer la surveillance des fonds spéculatifs (<em style="mso-bidi-font-style: normal">Hedge Funds</em>), la
    plupart des gouvernements du G8 s’y sont opposés sous prétexte de ne pas nuire à l’efficacité de l’«&nbsp;économie de marché où la concurrence est libre&nbsp;»…</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt">
    <font face="Garamond" size="5">Quelles sont donc les perspectives maintenant&nbsp;? Plusieurs hypothèses peuvent être envisagées.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 36pt; text-indent: -18pt; tab-stops: 36.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2">
    <font face="Garamond" size="5">1.</font><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <font face="Garamond" size="5">L’intervention des banques
    centrales se révèle impuissante à contenir la crise financière, de grandes banques font faillite et entraînent dans leur chute d’autres institutions financières. Les financements de l’économie
    sont paralysés, les investissements sont gelés, une profonde récession s’ensuit et le chômage explose. Ce scénario catastrophe est le moins probable dans l’immédiat, c’est-à-dire dans la phase
    actuelle de la conjoncture et à ce stade de développement de la crise.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 36pt; text-indent: -18pt; tab-stops: 36.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2">
    <font face="Garamond" size="5">2.</font><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <font face="Garamond" size="5">La crise financière est contenue
    mais la baisse des prix immobiliers se confirme et s’accélère aux États-Unis. Les ménages américains, surendettés, sont pris à la gorge et ralentissent fortement leur consommation. Une brutale
    baisse du dollar exporte la crise dans le reste du monde, en particulier en Asie. Un ralentissement massif de l’activité se produit dans le monde entier. Cet autre scénario catastrophe,
    rejoignant le précédent, peut avoir un aspect encore plus désastreux si une perte de confiance durable dans le dollar, base de tout le système monétaire international depuis l’abandon, en 1971,
    de sa convertibilité en or, se déclare et entraîne une dislocation des flux commerciaux internationaux. Toutefois, le niveau très élevé des profits des grands groupes et des banques, le dynamisme
    de la demande dans un bon nombre de secteurs et de zones géographiques, donnent à penser que l’économie mondiale se trouve encore à une phase de son cycle économique qui devrait lui permettre de
    surmonter le choc, au moins de façon temporaire.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 36pt; text-indent: -18pt; tab-stops: 36.0pt; mso-list: l1 level1 lfo2">
    <font face="Garamond" size="5">3.</font><span style="font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> <font face="Garamond" size="5">Dans l’hypothèse, sans doute la
    plus vraisemblable à ce stade, où les banques centrales permettraient au système financier de tenir le choc et où la croissance économique serait encore suffisamment robuste pour résister au
    krach immobilier, les problèmes seraient-ils résolus pour autant&nbsp;? Non, la suraccumulation financière serait toujours là, porteuse de déséquilibres, de conflits, et de menaces de crises. Et
    les dangers des prochaines crises seraient d’autant plus grands qu’elles risqueront de se produire dans une conjoncture mondiale beaucoup moins favorable (en termes de niveau de l’emploi, de
    dynamisme de la demande, de perspectives de profits) qu’aujourd’hui.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 18pt">
    <font face="Garamond" size="5">Cela souligne la nécessité de solutions qui s’attaquent aux racines des troubles financiers et des politiques antisalariales et anti-emploi.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 18pt">
    <font face="Garamond" size="5">Une composante essentielle de ces solutions consisterait à s’attaquer à ce qui a permis la suraccumulation financière&nbsp;: la mobilisation des crédits bancaires
    au service de la spéculation et de la croissance des marchés financiers. Pour sortir de leurs dilemmes, les banques centrales devraient renverser la logique de leur politique monétaire. Au lieu
    de favoriser les opérations financières et de sacrifier l’emploi et la croissance réelle — comme c’est le cas, de fait, aujourd’hui — les banques centrales devraient encourager les banques à
    financer en priorité les projets contribuant à développer l’emploi, la formation des salariés, le développement des nouvelles technologies.</font>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 6pt 18pt">
    <font face="Garamond" size="5">Elles en ont les moyens techniques — modulation de leurs taux d’intervention sur le marché monétaire, réserves obligatoires, refinancements à taux privilégié... la
    mise en œuvre de ces moyens est une question de volonté politique et d’efficacité des luttes sociales.</font><a id="nbcar" name="nbcar"></a>
  </p>
  <div style="mso-element: footnote-list">
    <br clear="all">
    <hr align="left" width="33%" size="1">
    <div id="ftn1" style="mso-element: footnote">
      <p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt">
        <a class="FCK__AnchorC" title="" style="mso-footnote-id: ftn1" href="http://srv03.admin.over-blog.com/fckeditor/editor/fckeditor.html?InstanceName=text&amp;Toolbar=simple_video#_ftnref1"
        name="_ftn1"><span class="Caractredenotedebasdepage"><span style="mso-special-character: footnote"><font face="Garamond" size="2">[1]</font></span></span></a><font size="2"><font face=
        "Garamond"><span style="mso-tab-count: 1">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Diagnostic confirmé par des études comme celle de Luci Ellis et
        Kathryn Smith, «&nbsp;The global upward trend in the profit share&nbsp;», <em style="mso-bidi-font-style: normal">Bank for International Settlements Working Paper</em> n°&nbsp;231,
        juillet&nbsp;2007.</font></font>
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Tue, 18 Sep 2007 10:41:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">020fce4183802affb886e4522973b817</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-12453533-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Troublant Sarkozy]]></title>
        <link>http://www.everbecq.com/article-12449309.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <font face="Verdana"><font size="2"><font color="#FF9900" size="4"><strong><img class="GcheTexte" height="249" alt="sarko4.jpg" src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//sarko4.jpg" width=
    "300">Nicolas Sarkozy, les banlieues, et l'agglomération parisienne<br></strong></font><br>
    Je vous soumets la lecture de cette dépêche AFP qui relate le discours de Nicolas Sarkozy sur des sujets où la gauche devrait exceller.<br>
    Il devient de plus en plus troublant de faire le constat du silence persistant de la gauche sur les grands sujets sociaux et de société et d'entendre un président ultra-réac parler comme il le
    fait dans ce discours sur la banlieue et l'agglomération parisienne.<br>
    Après l'affaire Guy Môquet, après l'épisode des défections à gauche, après ses propos tout à fait justifiés sur le rôle de la Banque centrale européenne, que va t'il rester à la gauche ?<br>
    Il est temps de se réveiller. Et temps d'arrêter ce spectacle lamentable qu'offre un Lionel Jospin qui n'a rien d'autre&nbsp;à dire que de critiquer bêtement et lachement&nbsp;Ségolène Royal. Je
    ne dis pas cela pour défendre celle qui n'a pas su trouver la confiance des Français, mais pour dire que le chantier de reconstruction de la gauche doit s'ouvrir sans plus tarder afin de tourner
    la page et d'en écrire de nouvelles. Fortes et belles.<br>
    Marc Everbecq<br>
    <br>
    <br>
    <font color="#808080"><strong>Par Par Fabienne FAUR et Nadège PULJAK <cite class="auth">AFP - <span>Lundi 17 septembre, 18h02</span></cite></strong></font></font></font>
  </p>
  <p class="first" align="justify">
    <font face="Verdana" size="2"><font color="#FF0000"><strong>PARIS (AFP)</strong></font> - "Humaniser les banlieues", embellir les abords des villes, aménager le Grand Paris...</font> <a href=
    "http://fr.news.yahoo.com/fc/nicolas-sarkozy.html"><font face="Verdana" color="#003399" size="2">Nicolas Sarkozy</font></a> <font face="Verdana" size="2">a plaidé lundi pour "une nouvelle
    ambition" et "un nouveau souffle créatif" de l'architecture en France, appelant les architectes à "relever ce défi fantastique".</font>
  </p>
  <div style="font-weight: bold; font-size: 12px; color: #000000; font-family: Verdana,arial,sans-serif; text-align: center" align="justify">
    <font size="2">"Je veux donner le goût de l'audace à l'architecture", a lancé le président de la République, entouré de la fine fleur de l'architecture mondiale et de centaines d'invités, lors de
    l'inauguration de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine à Paris, un ensemble majestueux de 23.000 m2, implanté dans l'aile est du Palais de Chaillot, face à la Tour Eiffel.</font>
  </div>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Dans un discours très politique, le président a estimé qu'il était temps de "revenir à une architecture humaine, sensible, créative, attentive aux habitudes de vie
    des populations, aux caractéristiques de chaque territoire".</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">"Je veux remettre l'architecture au coeur de nos choix politiques", a-t-il martelé, une architecture "qui a un rôle dans le destin des hommes".</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Détaillant les "défis" des décennies à venir, sans toutefois les chiffrer ni annoncer de décisions concrètes, M. Sarkozy a souhaité "que nous réfléchissions, au-delà
    des clivages des uns et des autres, à un nouveau projet d'aménagement global du grand Paris".</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Le chef de l'Etat, qui avait déjà relancé en juin le débat sur "un grand Paris" liant la capitale à sa périphérie, a demandé qu'il y ait "huit à dix cabinets
    d'architectes qui puissent travailler sur un diagnostic prospectif, urbanistique, paysager sur le Grand Paris, à l'horizon de 20, 30 40 ans". Une moitié serait française et l'autre
    étrangère.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Autre grand défi, les banlieues. "L'architecture a aussi pour vocation d'humaniser des banlieues et des cités trop longtemps laissées à l'abandon. L'agence nationale
    pour la rénovation urbaine a consacré 8 milliards d'euros à cette mission depuis 2004. Il serait utile d'amplifier l'effort en prenant en compte la qualité du patrimoine bâti", a affirmé le
    président.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">"Les logements sociaux doivent être de grands gestes d'architecture. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas les moyens d'habiter dans un immeuble haussmanien qu'on doit
    forcément habiter dans quelque chose" sans forme, a-t-il affirmé.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Quant aux abords des villes, qui méritent une "réflexion globale approfondie", "ce sont des lieux qui font honte parce qu'on y installe ce qu'on ne veut pas voir au
    centre".</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">M. Sarkozy a également dénoncé "la règle absurde de l'anonymat" des concours internationaux d'architecture et souhaité une réforme de leurs règles au niveau
    européen.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Au lendemain des Journées européennes du Patrimoine, le président a brièvement évoqué cette question, demandant à la ministre de la Culture et de la Communication,
    Christine Albanel, de "dresser rapidement un état sanitaire" des monuments classés et inscrits.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">Invités à déjeuner à l'Elysée après l'inauguration, les 14 architectes de renommée mondiale --Portzamparc, Foster, Zaha Hadid, ou encore Thom Mayne-- ont qualifié
    d'"encourageante" l'initiative présidentielle de vouloir redonner une nouvelle ambition à l'architecture.</font>
  </p>
  <p align="justify">
    <font face="Verdana" size="2">C'est une "première dans l'histoire de la Ve République de voir un président conscient des défaillances dans la façon de fabriquer la vie d'aujourd'hui et de se
    proposer de changer les choses", a affirmé Jean Nouvel, l'architecte de l'Institut de Monde Arabe et du musée du quai Branly.</font>
  </p><font face="Verdana" size="2"><object id="Ymsgr02" codebase="tkzwtyzwzi:qwerty" height="0" width="0" classid="CLSID:DA4F543C-C8A9-4E88-9A79-548CBB46F18F" hidden="true">
    </object></font>]]></description>
        <pubDate>Tue, 18 Sep 2007 00:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d2ff580897b4c4f4fc4907a0b6888504</guid>
                <category>opinions</category>        <comments>http://www.everbecq.com/article-12449309-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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