le blog de marc everbecq maire de Bagnolet



Lors de sa venue à Bagnolet, le 19 juin dernier, Anne Hidalgo, première adjointe de la mairie de Paris, a annoncé que Paris ne ferait pas la même erreur avec Autolib’ qu'avec Vélib'.

En effet, l’affaire Vélib’ est toujours devant les tribunaux suite à une action en justice de la société Clear-Channel concurrente de Decaux. L’issue de ce conflit va certainement compromettre très sérieusement le développement de Vélib’ en banlieue. Nous le regrettons. En revanche, le futur réseau de voitures en libre-service, qui sera lancé en 2009, sera d'emblée conçu avec la banlieue.

« Je proposerai dès le mois juillet que nous nous réunissions pour lancer un marché d'appel d'offres, non plus pour 2 000 mais pour 4 000 voitures : 2 000 dans Paris et 2 000 à l'extérieur de Paris », a précisé dernièrement Bertrand Delanoë sur les ondes de RMC.

Une réunion devrait avoir lieu le 3 juillet avec les maires des communes intéressées par la création d'un syndicat mixte, une sorte d'intercommunalité de projet qui serait spécialement créée pour Autolib'. Pour l'heure, 85 communes sont envisagées par la mairie de Paris pour accueillir ce dispositif. Bagnolet est évidemment concernée et j’ai confirmé à Anne Hidalgo la candidature de Bagnolet pour participer activement à Autolib’.

Sam 21 jun 2008 4 commentaires
« Le Pardon rêvé » raconté par Marie SY Marie. Samuel. Nat. Et tous les autres. Des hommes et des femmes qui animent le récit en partie autobiographique raconté dans une centaine de pages par Marie SY. Une histoire de couple qui commence bien mais qui finit mal. Un peu à l’image de ces films dramatiques qui nous font prendre conscience que la vie n’est pas un long fleuve tranquille mais un périple semé d’embûches. A surmonter. A dépasser voire à surpasser. Une histoire à l’image d’un « merveilleux malheur » car malgré la haine, la douleur, la souffrance, le désir d’amour et le rêve d’espoir s’agrippent inlassablement aux rives du possible et de ses infinies lumières. Marie SY. Bagnoletaise. Sénégalaise. Agent communal. Auteure d’une histoire publiée récemment, intitulée « Le Pardon rêvé». Mais encore ? Marie SY est une femme moderne. Ouverte, sociable et prête à rendre service à tout le monde. Je crois fermement en la sincérité et en l’amitié. Je suis arrivée à Bagnolet en 1999. Bientôt dix années. J’habite dans un appartement situé sur le verdoyant et agréable quartier de la Dhuys où j’ai fait la connaissance de beaucoup de voisins très sympathiques. J’aime beaucoup Bagnolet. Belle et calme, elle prend l’allure d’un petit village où tout le monde se connaît et se côtoie. « Le Pardon rêvé » met en scène une histoire ancrée dans deux lieux : le Sénégal, le pays de naissance et de l’enfance. Et la France, la terre d’accueil. N’y-a-t-il pas dans ton livre tendance à idéaliser le lieu et la période de l’enfance ? De mon point de vue, il n’y a pas idéalisation. Ce livre est une sorte d’exutoire. C’était pour moi le meilleur moyen de dénoncer le racisme et l’injustice qui existent encore dans notre monde « moderne » et « civilisé » Au Sénégal, je n’ai pas été confrontée au phénomène du racisme. Ma vie était tranquille et sans soucis : la famille. Les amis. Les études. L’aide sociale. Le tout partagé par le plus grand nombre. J’ai fait le choix de cette démarche plutôt que de m’allonger sur le « fauteuil » d’un psy. L’histoire raconte les péripéties de Marie et de son compagnon, Samuel. Qui est cette femme qui joue le rôle du personnage principal ? Marie est une femme africaine qui vit en France. Elle a rencontré Samuel, un grand blond aux yeux bleus. Il lui plaisait beaucoup. Elle le trouvait beau et attirant. C’était le coup de foudre. Elle voulait vivre tranquille avec son amoureux. Faire sa vie sans histoire. Mais les autres et notamment Nat, la mère de Samuel en ont décidé autrement… Marie relate l’histoire d’une relation de couple qui a abouti à une séparation à cause d’une belle-mère décrite comme étant « raciste » et d’individus qui semblent qualifier les êtres humains par la couleur de leur peau et leur appartenance ethnique. Marie a fait l’objet de racisme de la part de la mère de Samuel et de certains membres de sa famille qui ont fait le choix de le soutenir à son détriment. Pourquoi ? Parce qu’il est « blanc ». Parce qu’elle est « noire ». Parce qu’ils n’ont aucune considération pour elle. Je suis bien consciente que tout le monde n’est pas raciste. Heureusement d’ailleurs. Le racisme pourrait être qualifié de maladie héréditaire. Mais ce n’est guère le cas. Le raciste est un être obtus qui n’a pas envie de remettre ses idées en question. C’est une personne qui fait preuve de peu d’ouverture. Cette situation l’arrange car cela lui évite de se poser des questions et/ou d’y répondre. Marie est décrite comme une femme blessée au plus profond de son être. Elle semble vivre avec un goût amer de défaite. Elle est convaincue d’être « victime » de racisme. Quels sont les éléments objectifs qui justifient cette affirmation ? Ce goût amer n’est qu’une impression. Marie a été blessée par sa belle famille qui dans ce récit incarne la mal voire le « démon » car elle veut à tout prix détruire son union avec Samuel. Cet état de fait apparaît clairement à travers notamment la répétition de faits anormaux qu’elle a vécus et subis tout au long de sa vie de couple. « Le Pardon rêvé ». Un titre qui suggère l’idée de l’inachèvement. Une idée qui relève de l’ordre du souhait et du désir de faire et de réaliser. Mais de quoi ? Le titre ne suggère pas l’idée de l’achèvement. C’est juste un moyen de rêver. Je sais d’avance que ce rêve ne se réalisera jamais. C’est tout simplement un rêve. De l’inachèvement donc ! Je ne peux malheureusement pas changer les gens qui ont vécu pendant des générations avec une idée bien arrêtée dans leur esprit. Ton récit semble être basé sur des faits réels. Quelle est la part de l’autobiographie ? Mon récit est basé sur des faits réels. On peut y trouver des éléments concernant mes origines et ma famille. Un certains nombre d’éléments s’inspirent de ma vie avec Samuel, cet homme que j’ai aimé et qui, au fil des mois, s’est laissé voir dans sa véritable personnalité. Mais il faut dire que cette partie de mon existence appartient au passé. Je ne considère pas cette histoire comme une défaite mais comme une expérience de la vie. Tout simplement. « Le pardon rêvé » s’achève sur deux idées optimistes. L’une se décline sous la forme d’un message d’amour. Et tu écris « l’amour toujours… Encore l’amour. A vivre, à définir. Chaque seconde, à nommer, se le dire … ». Le but de ce message vise à faire savoir à tous ceux et toutes celles qui l’ignorent ou qui font semblant de l’ignorer qu’il n’y a pas plus beau et plus sain que l’amour qu’on transmet à l’autre pour tous les moyens. La seconde idée prend la forme d’un rêve où « tous les racistes étaient dans le coma –et- ne pouvaient donc plus nuire ». De la souffrance. De la haine. De la vengeance. De l’amertume. De la colère. Mais de l’espoir malgré tout ! Malgré les malheurs sentimentaux arrivés à Marie, elle conclut par une note optimiste. Malgré les problèmes, les déboires, les difficultés, l’être humain rebondit toujours. Le message essentiel de ce livre est qu’il y a toujours un espoir. Le rêve peut devenir réalité malgré les embûches. L’on peut toujours retrouver un être proche de soi pour parcourir un bout de chemin ensemble. Il faut être à l’écoute de l’autre, fuir les habitudes, les modes … Et enfin, pour lutter contre la méchanceté émanant d’êtres chers, il vaut mieux les abandonner pour les oublier. Pour construire autre chose. Je me positionne contre la haine et la vengeance. Interview réalisée à Bagnolet par Nadia Agsous Juin 2008 Marie SY, « Le Pardon rêvé », Editions Elzévir, 2008 L’auteure précise que « 1 € de chaque vente de cet ouvrage sera reversé à la recherche pour le traitement de la mucoviscidose ».
Agsous Nadia - le 21/06/2008 à 23h56
Bonsoir, Une interview réalisée avec Marie Sy. La vente dédicace a leiu demain mais je n'ai pas les infos précises. Merci
Agsous Nadia - le 21/06/2008 à 23h57
Bonjour,
Monsieur le Maire vous avez assistez à la réunion des maires de l'île de France sur le grand paris?
Vous pouvez nous en parler un peu?
Cordialement
charloteofraise - le 27/06/2008 à 15h44

La ville de Bagnolet était en effet représentée.

marc everbecq
Vous écrivez : "L’issue de ce conflit va certainement compromettre très sérieusement le développement de Vélib’ en banlieue." Mais rien n'empêche la mairie de Bagnolet de lancer son propre appel d'offres pour la mise en place d'un service comparable, même s'il n'est pas "compatible" avec celui de Paris ! On pourrait penser à une interopérabilité (et un marché) propre aux communes de l'Est Parisien (ACTEP) par exemple... Qu'en pensez-vous ? Dans une des villes les plus polluées d'IDF (à cause du périph + de l'A3), y a t-il plus d'urgence à proposer un service de voitures ou de vélos en libre-service ? Question.
Claude Rairfeille - le 30/06/2008 à 17h47

Juridiquement votre proposition est en effet tout à fait réalisable. Le seul problème : qui finance tout cela sachant que le coup est élevé. Paris finance en faisant payer JC Decaux qui en profite pour mettre plus de panneaux publicitaires. A Bagnolet notre contrat sur la publicité des abribus est loin d'arriver à sa fin. Nous ne pourrons donc pas arriver à imposer des relations nouvelles à Decaux qui est celui qui exerce ce marché. Pour l'instant il n'est pas possible de trouver des recettes nouvelles de ce côté-là. Une autre ressource doit donc être dégagée. Pour l'instant nous ne l'avons pas encore trouvée. Pourquoi pas y travailler avec les villes de l'ACTEP sous la forme d'un syndicat mixte. On y travaille. J'espère que nous allons trouver la solution pour répondre favorablement à vos propositions. Marc Everbecq

marc everbecq