le blog de marc everbecq maire de Bagnolet http://www.everbecq.com/ 2006-12-27T17:49:09Z over-blog.com Atom 1.0 Generator http://accel6.fdata.over-blog.com/99/00/00/01/img/avatar.png Bienvenue sur le site personnel de Marc Everbecq, maire de Bagnolet, Seine-Saint-Denis. Réflexions et informations sur la vie locale et la politique. http://www.everbecq.com/article-19446463.html Quelques jours de repos 2008-05-10T16:42:59Z 2008-05-10T16:17:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62/politique/523.jpg" />   Je pars quelques jours profiter d'un peu de repos. L'installation de la nouvelle municipalité est presque terminée. Les bases essentielles de travail ont été posées. J'ai relancé nombre de dossiers : projet de renouvellement urbain, lancement de l'élaboration du scénario urbain, intercommunalité, relance du projet d'aménagement de la place de la mairie avec un marché couvert et un nouveau centre administratif, projet d'élargissement de la participation des citoyens au projet de ville, approfondissement de la démocratie locale, organisation de l'administration communale, travail sur les finances communales, nombreux dossiers d'urbanisme et de développement économique, installation du magasin LIDL, etc. Les élus municipaux sont maintenant au travail. Je me réjouis de pouvoir compter sur une équipe municipale qui prends les dossiers à bras le corps afin de les faire avancer. Je sais aussi que nous n'avons pas pu encore traiter toutes les questions sur lesquelles vous attendez des réponses. Nous allons faire ce travail. Pour cela nous allons même accélerer le rythme de notre action. Pour y parvenir, j'ai pris la décision de partir en congés le dernier parmi les élus afin que notre organisation de travail soit bien en place. C'est aujourd'hui le cas. Je vais donc profiter des quelques jours de cette mi-mai pour prendre un peu de repos. Pendant ce temps, le blog sera lui aussi mis en sommeil. A bientôt. Et profitez du soleil. Marc. http://www.everbecq.com/article-19433222.html Mélonin Noumonvi, lutteur bagnoletais, qualifié pour les JO de Pékin 2008-05-09T23:55:14Z 2008-05-09T23:31:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62/politique/m-lo.jpg" /> Bravo Mélo. Notre ami Mélonin Noumonvi vient de gagner aujourd'hui au Trophée Milone qui se déroule à Rome en Italie. Ce trophée est le premier des deux tournois organisés pour finir de déterminer les qualifications olympiques. Mélo a gagné aujourd'hui en remportant la médaille d'or. Une médaille qui vaut plus que de l'or car elle signifie également la qualification de Mélonin dans l'équipe de France olympique.  Pour le premier match du tournoi, Mélonin a rencontré victorieusement le Lituanien Laimutis ADOMAITIS (Médaillé de Bronze aux Championnats d'Europe 2005). Pour le deuxième match, il a lutté contre le Grec Alexandros POIKILIDIS... Pour les quarts de finale, il a battu le Slovaque, Attila BATKY (Médaillé de Bronze aux Championnats du Monde 2003). Pour la demie-finale, il gagne face à l'Ukrainien Olexander DARAGAN ( Médaillé de Bronze aux Championnats d'Europe et du Monde 2001). Il remporte la finale contre le Kazak Andrey SAMOKHIN (Médaillé de Bronze aux Championnats d'Asie 2008). Une médaille d'or et une qualification olympique : une très belle journée pour notre ami Mélonin que nous félicitons chaleureusement et que nous allons soutenir lors des JO. Bravo Mélonin et toutes nos félicitations et remerciements aux dirigeants et aux bénévoles du Club Bagnolet Lutte 93 qui confirment l'exellence de leur travail. http://www.everbecq.com/article-19392328.html Commémoration du 8 mai : discours du maire 2008-05-08T14:50:08Z 2008-05-08T14:45:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html Marc Everbecq Maire de Bagnolet Commémoration du 8 mai 1945 8 mai 2008   Madame la maire honoraire, Madame la conseillère générale de Bagnolet, vice présidente du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, Monsieur le Président de l’UFAC, Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants d’associations d’anciens combattants, Messieurs les portes drapeaux, Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants des associations de notre ville, Mesdames et Messieurs les bénévoles de l’ASGB, Mesdames et Messieurs les conseillers municipaux, Mesdames, Messieurs, mes chers concitoyens, Nous sommes le 8 mai 2008. En ce jour anniversaire de la commémoration de la victoire sur l’Allemagne nazie et ses alliés, nous voulons rendre hommage aux combattants héroïques, aux victimes de ces terribles années de guerre, à toutes celles et tous ceux qui ont sacrifié leur vie pour notre liberté. La capitulation du 3ème Reich hitlérien, ne marque pas seulement l’arrêt des combats et de la guerre en Europe mais surtout la fin d’un cauchemar, du génocide, la défaite du racisme, du totalitarisme le plus immonde, de la haine aveugle et barbare, érigés en système politique et portés par une idéologie criminelle fasciste. La haine, l’idéologie de la race supérieure, mais aussi le soutien et la logistique des patrons de la grande industrie Allemande ainsi que la trahison du gouvernement de Vichy en France, ont provoqué, sur une échelle jusqu’ici inconnue, la déportation et l’extermination de populations entières. Il n’est pas déplacé de rappeler ici, le rôle déterminant qu’a pu tenir un gouvernement comme celui de Pétain dans de la collaboration avec les nazis en mettant à la disposition de l’occupant, les institutions nationales, les forces de police et de gendarmerie. D’où l’importance de raviver chaque année, la mémoire de ce que furent les causes et les conséquences horribles du fascisme. On ne peut que méditer cette pensée du résistant que fut Pierre Brossolette : « Ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan. ». Un élan porteur d’une société de paix, de justice, de tolérance, de solidarité entre les peuples. Les risques existent également d’une banalisation des idéologies fascisantes et des actes symboliques perpétués régulièrement sur notre sol. Ainsi les profanations de tombes musulmanes près d’Arras ou de tombes juives près de Lille ou de Saverne, ou encore la récidive de Le Pen sur le détail de l’Histoire à propos des fours crématoires sont des indicateurs que la bête immonde n’a pas encore été définitivement terrassée. Déjà après la guerre de 14-18, l’Europe croyait avoir tiré les leçons du passé qui l’avait particulièrement meurtrie. Il n’en fut rien. Pour la deuxième fois en 25 ans, elle se retrouva au cœur d’une guerre : une guerre cinq fois plus meurtrière que la première, pourtant surnommée alors « la der des ders ». En Europe comme en Asie et en Afrique, le coût humain de ces six années fut effroyable. 55 millions de victimes, 35 millions de blessés, 3 millions de disparus, 1,5 million de personnes tuées par bombardements aériens, 30 millions de civils tués parmi lesquels 6 millions de juifs exterminés pour la seule raison d’être nés juifs et environ 220.000 tsiganes sur le million vivant en Europe à cette époque. Pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, cette guerre fit plus de victimes civiles que militaires. Parmi les victimes, 274 Bagnoletais ont connu cette destinée terrible. Nous pensons à eux. Nous savons tous ce que nous devons aux femmes et aux hommes qui ont combattu pour nous délivrer de cette oppression sans précédent dans l’histoire de l’humanité. Il s’est trouvé dans ce pays, sur ce continent, des hommes et des femmes différents, de religions ou de conceptions philosophiques différentes, porteurs de projets politiques différents, issus de pays et de cultures différentes pour unir leurs forces, mettre en commun ce qui les rassemblait contre le totalitarisme, la barbarie, et l’intolérance poussée à l’extrême, c’est à dire à la négation de l’autre et au génocide, et terrasser le nazisme. Ce sont ceux qui ont su dirent « non », non au fascisme, non à la guerre, non à l’oppression et à la domination, parmi eux les anciens de la guerre d’Espagne issus des Brigades internationales, de l’armée républicaine espagnole, ceux de la Résistance intérieure, communistes, catholiques, progressistes, socialistes, immigrés notamment les FTP-MOI, ceux de la France libre autour du Général de Gaulle. Et puis n’oublions jamais les combattants de l’Armée d’Afrique, qu’ils soient Marocains, Algériens, Maliens, Sénégalais, Tunisiens, Ivoiriens. Ils ont servi la France, souvent dans des conditions épouvantables, et ont payé un lourd tribut à la défaite du nazisme. La France se grandirait aujourd’hui à s’en souvenir plutôt que de considérer les ressortissants de ces pays en citoyens de seconde zone. Je veux aussi rendre hommage à une femme d’exception décédée il y a moins de trois semaines, à l’âge de 101 ans. Ethnologue et résistante, Germaine Tillion fut parmi les premières femmes à s’engager dans un des tous premiers réseaux de résistance, celui du musée de l’Homme où elle travaillait alors. Déportée à Ravensbrück, sur dénonciation en 1942, elle reviendra en avril 1945 traumatisée à tout jamais par l’univers concentrationnaire nazi. Marquée par son expérience, elle s’oppose à la guerre d’Algérie et dénonce la torture. En 1996, elle participe au premier collectif de soutien aux sans papiers. Elevée au rang de Grande Croix de la Légion d’Honneur en 1999, elle co-signe la même année l’appel des douze pour la reconnaissance de la torture durant la guerre d’Algérie. Dans l’un de ses nombreux entretiens publiés dans le journal « L’Humanité » , elle eut ces mots : « Même dans les armées les plus tordues, même dans les groupes les plus malfaisants, on trouve des gens prêts à écouter autre chose que la musique de mort. C’est un phénomène universel ». Quel message d’espoir. Même au fond de la nuit noire il faut garder allumée la flamme de l’espoir d’un monde meilleur. Cette flamme de l’espoir, ils furent nombreux à la porter. Tous ceux qu’on appelle les résistants. Ces combattants de l’ombre sont parvenus à s’unir, à l’image de Jean Moulin qui sut organiser et unifier la résistance non seulement pour vaincre la barbarie nazie mais pour anticiper la société future autour des valeurs de la république et de la démocratie, avec la création du conseil national de la résistance. De cette période noire de notre histoire est né un nouvel ordre social qui a enfanté des réformes au contenu progressiste et social élevé, comme la sécurité sociale, le droit au logement, la nationalisation de l’électricité et du gaz, de la banque de France et des compagnies d’assurances, le droit de vote des femmes. « Résister c’est combattre l’ennemi, mais c’est aussi le réveil de l’esprit » écrivait Liora KAHN en 2001 dans son poème qui lui valut le premier prix du concours de la résistance et de la déportation. Or chacun peut le mesurer aujourd’hui ces grandes conquêtes sociales issues de la résistances et conçues en réponse à la défiguration fasciste de notre société, sont méthodiquement et progressivement attaquées, remises en cause, vidées de leur contenu. Le corollaire de cette orientation, c’est le chômage, la précarité, le creusement des inégalités, la résurgence du racisme, de l’intolérance, autant d’ingrédients qui ont contribué à la montée du nazisme. Nous avons le devoir de continuer à transmettre sans relâche aux générations futures les enseignements de ces pages sombres de notre histoire mais aussi de faire vivre le formidable élan d’espoir et de vie qu’a été la Libération. A nous de construire un monde meilleur, un monde de fraternité en ayant pleinement tiré les leçons de l’histoire. Sur une planche de la baraque 6, à Châteaubriant, où furent consignés les otages, juste avant leur exécution par les nazis, figure une inscription du résistant communiste Guy Môquet : « vous qui restez, soyez dignes de nous ! Les 27 qui vont mourir ». Que cette inscription parmi bien d’autres écrites avec les ongles et le sang des martyrs de Châteaubriant et des dizaines d’autres camps de déportés et camps de la morts, nous rappellent chaque année, le 8 mai, que la paix, la démocratie, les valeurs républicaines, le respect de l’autre, la tolérance, le progrès économique, social ou environnemental, sont des combats de tous les jours et qu’à aucun moment nous devons baisser la garde, ni relâcher notre vigilance. A tous ceux qui ont survécu à cette horrible guerre, à ceux qui perpétuent aujourd’hui le message universel « plus jamais ça » et qui se mobilisent chaque année pour le faire vivre, à ceux qui, présents parmi nous, trouvent dans leur combat quotidien pour une société plus juste et plus humaine, un prolongement aux messages d’espoir de la résistance, à tous les simples citoyens, démocrates, républicains, je vous remercie de votre présence, de votre action et du souvenir de mémoire qu’à travers vous tous, nous faisons partager aux Bagnoletais, Vive la République ! Vive la France ! Vive Bagnolet ! Vive la Paix ! http://www.everbecq.com/article-19309881.html Petite histoire pour les Bagnoletaises et les Bagnoletais écrite et offerte par Nadia Agsous 2008-05-05T16:10:08Z 2008-05-05T16:03:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html Marc, J'ai eu l'idée d'écrire une petite histoire que je localise dans le jardin du parc du château de l'Etang. Elle est destinée au Bagnoletais et Bagnoletaises. Il s'agit essentiellement d'une histoire inventée et imagée. Cela pourrait enrichir ton blog en y incluant un peu de littérature, un peu de rêve et d'évasion. Je sais que les gens raffoles des petites histoires qu'ils lisent avec beaucoup de plaisir. Je ne sais pas quelle est ton opinion,  mais  si tu penses que ce texte est publiable sur ton blog, et bien n'hésites surtout pas.      Cordialement. Nadia Agsous CONFIDENCES    Pour vous, chers/chères Bagnoletais et Bagnoletaises, cette petite histoire à mourir d’amour que j’ai entendue le premier jour du mois de mai alors que je me promenais dans le jardin du parc du Château de l’étang. Je n’ai pas cherché à savoir qui était la protagoniste de cette histoire à la fois tendre et amère. Douce et violente. Et s’il m’arrive de la rencontrer n’importe où, au quartier des Mallassis, à la Noue, au centre ville, à la Dhyus, aux Coutures, au Plateau, eh bien, j’avoue que je serai incapable de la reconnaître. Mais qu’importe ! Car j’ai entendu. J’ai écouté. J’ai ri. J’ai souri. Puis j’ai pleuré. Oui. Je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes. De joie. D’allégresse. De bonheur. De tristesse. D’amertume. De désespoir. D’impuissance. Et lorsque j’ai fini de pleurer, j’ai continué mon chemin vers des horizons inconnus, incertains et lointains. Alors tout au long de mon voyage, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette histoire captée à la dérobée mais profondément ancrée dans les fins fonds de ma mémoire visuelle. Et sensorielle. Alors que je marche. Alors que j’avance. Alors que je trébuche, les mots que j’ai entendus continuent à déambuler le long des parois de mon âme. Ils martèlent. Taraudent. Harcèlent. Je les porte malgré moi sur mes pauvres épaules frêles et fragiles. Enchaînés les uns aux autres, ils crient. Implorent. Supplient. Entendez-vous l’écho de leur plainte ? Mes sentiments se glacent. Se figent. Je glisse. Je sombre. Je n’en peux plus ! Aussi, afin de me délivrer de l’ombre de cette ombre qui rôde, je prends la liberté de vous la livrer, chers/chères Bagnoletais et Bagnoletaises. Et c’est uniquement auprès de vous qu’elle pourra enfin trouver le repos et la sérénité avant de s’ensevelir dans les tours et les détours de la vie quotidienne.     Petite histoire à mourir d’amour au jardin du parc du château de l’Etang     « C’est aujourd’hui jour de fête. Un jour pas comme les autres car aujourd’hui, je serai libre. Oui. Libre pendant 24 heures. Libre d’aller et de venir comme bon me semble. Libre de chanter, de pleurer, de dormir, de courir… Enfin, libre de faire ce qui me plaît. Mais ce qui me rend particulièrement heureuse, c’est la rencontre annuelle avec mon bien-aîmé. Mon cœur. Celui qui hante mes nuits. Habite mon esprit. Et embellit mon corps. Malgré son absence. Malgré mon absence. Malgré notre éloignement l’un de l’autre. Nous nous étions promis que quoi qu’il arrivait, nous continuerions à nous aimer et à nous rencontrer ne serait ce qu’une fois par an. Et, d’un commun accord, nous avions choisi le premier jour du mois de mai, mois de la verdure et des fleurs. Mois du muguet. Le lis des vallées. Le lis de mai. Reine des fleurs associée au retour du printemps. Premier jour du mois de mai. Liberté ! Symbole du renouveau et du bonheur. Et du porte bonheur bénissant les rencontres et les retrouvailles. Prête à vivre pleinement ces moments de douceur et de volupté. Me voilà donc encore une fois libre d’apparaître à la lumière du grand jour. De briller sous le reflet des rayons du soleil de couleur or-orangé. Mes maîtres ont signé ma mise en liberté provisoire ce matin seulement au moment où l’aube s’évanouissait dans la brume épaisse de la lumière du petit jour naissant. Et pendant de très longues heures, dans l’attente du moment de ma libération, j’ai côtoyé l’incertitude, le doute et le désespoir. J’avais peur. Très peur de ne pouvoir cette année regarder l’image de mon image dans le miroir des champs et des bords de route. Je tremblais à l’idée de ne pouvoir revoir celui qui marche toutes les nuits, silencieusement, affectueusement, dans mes désordres nocturnes, réveillant à chaque pas, ma passion prête à se laisser entraîner par les sursauts étincelants des rebondissements les plus explosifs.   Ouf ! Quel soulagement ! Me voilà libre ! Même si ma liberté n’est qu’éphémère. Tiens, on dirait que les choses ne sont plus à leur place ! Il y a eu du ménage par ici. C’est que les saisons sont en phase de recomposition. Elles revendiquent un changement dans l’organisation de leur cycle. Chut ! Un vent de renouveau souffle ! Soyons attentifs !   Mais et l’étang ? Est-il toujours là ? Oh, âme de cette ville, toi qui veille depuis la nuit des temps, faites qu’il soit là où je l’ai laissé le printemps dernier ! Je tremble d’angoisse. Je trésaille de peur. Mon cœur ? Oh, lui ! Il ne tient plus sur ses gonds ! Il bat fort. Tellement fort que j’ai l’impression qu’il va se mettre à courir dans les champs à perdre haleine.   Oh, une halte au bord de cet étang ! Miroir de mes angoisses ! Des mes certitudes ! De mes peurs ! De mes doutes ! De mes errances. Identitaires. Existentielles. Oh, l’étang ! Mon fidèle et unique compagnon, symbole de la vérité et de la réalité la plus crue. Reflet de l’image de mon image dans sa beauté la plus resplendissante. L’étang, lieu de révélation de soi. A soi. Pour soi. Afin que l’autre, cet être tant aimé s’imprègne de l’odeur de ce visage qui vit dans un corps qui, au fur et à mesure de l’écoulement du temps, prend l’allure d’un lieu d’inquiétude. De tourmentes. Et de questionnements qui se régénèrent dans l’écho du vent de l’amertume.   Ouf ! Quel soulagement ! Il est là ! Tel que je l’ai laissé lorsque je l’ai quitté lors de nos dernières retrouvailles ! On dirait qu’il m’attend. Le voilà qu’il s’anime peu à peu. Il reprend vie. Je crois qu’il pleure. L’émotion ! Oui La joie de me revoir ! Quel bonheur ! Oh, cette douce et merveilleuse sensation de bien-être ! Elle se répand le long de mon corps qui se donne à cet irrésistible désir de bousculer les sentiments et faire vibrer les émotions. Oh, ses larmes éclaboussent ma robe rouge froissée. Je m’approche lentement. Je caresse sa surface de ma tige fine et velue. Mes anthèmes noir bleuté s’ouvrent à ses avances et se donnent sans limites aux étreintes de ses caresses.   Oh, mon étang !Toute une vie loin de toi. Me vois-tu ? Me voilà de retour ! Je me suis faite belle pour lui. Rien que pour lui. Dis-moi, toi qui lit dans les sens en émoi, m’aime-il toujours ? Pense-il toujours à moi ? Rêve-il de moi ? Dis-moi ! M’aime-il comme je l’aime ? Te rappelles-tu de notre première rencontre ? Par hasard. Je me promenais seule, triste au bord de toi. Et … Quoi ? Que me dis-tu là ? Il ne m’aime plus ? Il ne me reconnaîtra pas ? J’ai beaucoup changé ? A ce point ? Des rides sur mon visage ? Des rides ? A ce point ? A ce point ! Quoi ! Ma peau est rêche ? J’ai grossi ? Je ne suis plus désirable ? Oh, malheur ! Quelle catastrophe ! Vieille ! Moi, vieille ! Rouillée ! Rance ! A la poubelle ! Quel malheur ! Pendant toute cette absence loin de lui, j’ai passé le plus clair de mon temps à penser à lui et à panser mes plaies. Déchirure après déchirure. Douleur sur douleur. Souffrance dans souffrance. J’ai passé mon temps à colmater. A raccommoder. A rapiécer. A repriser. A ravauder. Et dans tout ce désordre qu’il fallait à tout prix ordonner, j’ai oublié de vivre ».    Nadia AGSOUS. Mai 2008 http://www.everbecq.com/article-19271309.html Un foyer sur deux connecté au Net 2008-05-04T01:50:31Z 2008-05-04T01:45:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html La dernière étude de Médiamétrie évalue à 13,5 millions le nombre de foyers français connectés à Internet. Soit un plus de 32,5 millions d'internautes, plus de la moitié de la population. Tous médias confondus, 61,4% des Français passent en moyenne 26 heures par mois sur le web. Source :  LeFigaro.fr http://www.everbecq.com/article-19261690.html Crise financière mondiale : l'analyse de Denis Durand, économiste du PCF 2008-05-03T17:25:24Z 2008-05-03T17:16:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//finance.jpg" /> Où va mener la crise dite des « subprime » ? Pour répondre à cette question, on peut se placer à trois horizons différents. Premier horizon : la crise des crédits immobiliers américains n’est pas finie et ses conséquences sur le système bancaire vont continuer de se faire sentir dans les mois qui viennent. Des centaines de milliers de ménages américains ont été expropriés, des millions d’autres vont l’être dans les deux ans qui viennent. Les prix du m² continuent de baisser dans plusieurs grandes villes américaines. Après les pertes énormes confessées par les toutes premières banques internationales comme Citigroup ou Merrill Lynch, la confiance n’est pas rétablie sur le marché monétaire malgré les efforts répétés et coordonnés des banques centrales. Ne sachant pas si d’autres pertes dissimulées dans les bilans ne vont pas provoquer de nouvelles faillites comme celle de la banque Northern Rock aux États-Unis, les banques hésitent à se prêter entre elles. Même si aucun nouvel événement fâcheux ne se produit, le système financier mondial va rester dans une zone de danger pour l’année qui vient. Deuxième horizon : cette crise bancaire va-t-elle se transmettre à l’économie « réelle » - la production de biens et de services, l’emploi – et se transformer en récession économique, avec baisse de l’activité et explosion du chômage ? De plus en plus d’analystes le craignent. La chute des actions des banques va les rendre encore plus timorées lorsqu’il s’agira de financer les entreprises. A coup sûr, l’économie américaine subit un fort ralentissement. Les derniers chiffres du chômage aux États-Unis ne sont pas bons. Pour l’immédiat, deux éléments conduisent à atténuer les craintes  : 1 - le gouvernement et la banque centrale américaine sont bien décidés à user de tous les moyens pour empêcher une récession pendant cette année électorale. Le président de la Réserve fédérale l’a bien indiqué en soutenant le plan de relance annoncé par George Bush et en continuant de faire comprendre qu’il continuera à assouplir sa politique monétaire en tant que de besoin. Si ces gestes ne suffisent pas, il est clair qu’ils sont prêts à aller plus loin pour soutenir, dans la mesure de leurs moyens, la conjoncture économique. Au surplus, le « dollar faible » permet aux États-Unis d’exporter leurs risques de récession – vers la zone euro, par exemple, où les effets du choc immobilier sont indirects et pour l’instant plus modérés ; 2 - les profits des entreprises non financières sont élevés : le cycle économique lancé après le krach de la « nouvelle économie  » en 2000-2001 n’est pas terminé. La vigoureuse expansion des « pays émergents » (Chine, Inde, Brésil, Russie…) soutient encore pour quelque temps l’activité mondiale. C’est quand ce cycle économique arrivera à son terme – on peut supposer que cela pourrait se passer aux alentours de 2010-2012 - qu’il faudra vraiment s’inquiéter  : alors, les chocs financiers viendront frapper des économies rendues fragiles par une suraccumulation de capital matériel. En effet, derrière l’exubérance des marchés financiers et les dangers qu’elle comporte, ce sont des contradictions économiques, sociales et politiques très profondes qui sont à l’oeuvre. Troisième horizon : La maturation d’une exigence de transformations structurelles. La crise financière en cours montre les limites d’un mode de régulation de la société mis en place au tournant des années 80. La prise de pouvoir par les marchés financiers, associée à un développement des nouvelles technologies (en matière, particulièrement, de traitement et de circulation de l’information), a permis à cette époque un redressement de la rentabilité des grands groupes. Mais ce résultat a été obtenu par une pression sur les salaires qui affaiblit la demande et réduit les débouchés de la production ; par une précarisation générale de l’emploi alors que l’efficacité économique, dans la révolution informationnelle, exigerait au contraire sa sécurisation ; par l’insuffisance des dépenses de formation ; par un gaspillage des ressources naturelles ; et par une inflation gigantesque des prix des titres financiers. Périodiquement, cette inflation se traduit par des « bulles spéculatives » dont l’éclatement provoque des crises : en 1987 sur le marché des actions ; en 1997-1998 lors de la « crise asiatique » puis avec la chute du fonds spéculatif LTCM ; en 2000 avec le krach de la « nouvelle économie  » ; et maintenant avec la crise des prêts immobiliers. A chaque fois, les politiques économiques, et surtout l’intervention des banques centrales à la rescousse des marchés ont permis une relance de l’accumulation du capital, jusqu’à la crise suivante. En d’autres termes, les banques centrales ont incité les banques à prêter toujours plus aux spéculateurs, nourrissant, de « bulle » en « bulle », l’inflation financière et immobilière, au lieu de stimuler les investissements créateurs d’emplois et favorables à l’élévation du potentiel de création de valeur ajoutée dans l’économie mondiale. Une conjonction d’événements Mais nous nous trouvons aujourd’hui dans une conjonction d’événements qui incitent à penser que ce scénario ne pourra pas se répéter indéfiniment : L’action des banques centrales devient de plus en plus difficile et contradictoire. Les autorités monétaires sont conscientes que l’inondation de liquidités qui prévaut aujourd’hui dans l’économie mondiale est dangereuse et économiquement inefficace. Elles aimeraient freiner l’inflation financière. Mais quand elles tentent de le faire, elles provoquent des crises. Ainsi, c’est l’intention affichée par la Réserve fédérale de ne pas assouplir sa politique monétaire (et le durcissement annoncé par la BCE) qui ont déclenché, au mois d’août dernier, la crise dite des « subprime ». Les banques centrales ont alors été contraintes de renverser leur politique. Elles sont donc confrontées à un dilemme de plus en plus difficile à résoudre  : baisser les taux d’intérêt, c’est encourager l’« exubérance irrationnelle » des marchés ; les remonter, c’est risquer de tuer la croissance. D’où l’actualité accrue des propositions, formulées par le Parti communiste et une partie du mouvement syndical, en faveur d’une politique monétaire sélective, pénalisant les opérations financières et encourageant la sécurisation de l’emploi et de la formation ; Les déséquilibres commerciaux et financiers internationaux semblent incontrôlables. Le déficit de la balance des paiements américaine met la principale puissance mondiale dans la dépendance de ses créanciers, y compris lorsque ceux-ci sont des banques centrales asiatiques ou ces « fonds souverains » qui inquiètent tant les multinationales occidentales  ; La régulation de ces déséquilibres internationaux semble de plus en plus problématique. Les grandes puissances monétaires – États-Unis, zone euro, Chine, Japon – peinent à coopérer pour maîtriser l’évolution des taux de change. L’institution en principe chargée de cette régulation à l’échelle mondiale – le FMI – est en crise de financement, de légitimité, d’efficacité. A sa façon, l’irruption des « fonds souverains  » exprime la crise d’un système monétaire international fondé sur la monnaie d’une puissance dominante. Elle renvoie, par contraste, à la portée qu’aurait une coopération entre l’Union européenne et les pays « émergents » et en voie de développement pour construire un autre ordre monétaire international, qui pourrait s’organiser autour d’une monnaie commune mondiale émise par un FMI profondément transformé, où tous les peuples auraient voix au chapitre. À sa façon, pervertie par leur obéissance à la loi des marchés financiers et par l’absence de maîtrise par les peuples des relations financières internationales, la montée des « fonds souverains » révèle qu’il y a là une question importante pour l’avenir ; De plus en plus de signes laissent penser qu’une économie dominée par les multinationales et les marchés financiers n’est pas en état de répondre aux défis des grandes révolutions qui bouleversent notre civilisation : révolution démographique se traduisant par la maîtrise de la natalité et par l’allongement de la vie ; révolution écologique par laquelle émerge une conscience universelle de notre responsabilité envers ces « biens communs de l’humanité » que sont l’accès aux ressources naturelles, la santé, la sécurité ; révolution informationnelle avec la montée d’une « nouvelle économie » fondée sur le partage des informations plutôt que sur l’accaparement des richesses ; révolution monétaire depuis que la régulation de l’économie mondiale est déconnectée de toute référence à une définition des monnaies en or. Des réponses en rupture Tous ces éléments contribuent à suggérer que les réponses aux difficultés économiques présentes vont de plus en plus être recherchées dans une rupture avec les politiques néolibérales menées depuis une trentaine d’années. Cette recherche peut déboucher sur le pire, si les exigences de rentabilité des multinationales et des portefeuilles financiers continuent de l’emporter. Elle peut aussi déboucher sur un véritable changement de civilisation, comme cela s’est produit en quelques occasions dans l’histoire de l’humanité. Il s’agirait d’abord de réprimer l’inflation financière en stimulant, du même mouvement, une relance de l’activité fondée sur la sécurisation de l’emploi et de la formation à l’échelle du monde entier, et sur un développement tout à fait nouveau des services publics. Il s’agirait donc, depuis les entreprises et les régions jusqu’à l’échelle du monde, en passant par les niveaux national et européen, de conquérir de nouveaux pouvoirs démocratiques afin de maîtriser les moyens (financiers, juridiques, politiques…) d’atteindre des objectifs sociaux répondant aux exigences du développement de tous les êtres humains, telles qu’elles se manifestent au stade actuel de développement de la civilisation. C’est dire qu’au-delà des dangers immédiats de la situation économique la question d’une transformation radicale de notre société est posée.   La violence du krach boursier met en évidence les périls auxquels près de trente ans de dictature de la finance exposent la planète. http://www.everbecq.com/article-19237063.html Interview pour La Rinascita della Sinistra 2008-05-02T16:40:11Z 2008-05-02T16:19:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62/politique/rinascita.jpg" /> Voici le texte d’une interview que j’ai donnée pour l’hebdomadaire italien La Rinascita della Sinistra (hebdomadaire du Parti des communistes italiens). Interview réalisée par Antonella De Biasi.   Giovedì 10 Aprile 2008 UN COMUNISTA A BAGNOLET Parla il sindaco della cittadina francese « Quello che è sicuro è che in Italia c’è bisogno di una sinistra più forte. Speriamo che l’Arcobaleno raggiunga un buon risultato alle elezioni, altrimenti Veltroni avrà le mani libere». Questo è l’augurio del giovane Marc Everbecq, sindaco di Bagnolet, un comune di oltre 30 mila abitanti alle porte di Parigi, appena riconfermato alle municipali francesi. Un sindaco comunista (è del Pcf) che ha raggiunto un ottimo risultato, in quei giorni in cui Sarkozy ha preso una sonora batosta e l’allure presidenziale un po’ spregiudicato e malandrino si è decisamente appannato. Volevamo commentare i risultati delle elezioni municipali a caldo ma il sindaco Everbecq – quarant’anni, con una mamma italiana è uno dei figli dell’immigrazione, particolare non da poco nel suo modo di fare politica sul territorio – è stato impegnato in queste due settimane nel gestire le energie e i ringraziamenti ricevuti per questa nuova riconferma, e per continuare col lavoro svolto durante il primo mandato. «Effettivamente Sarkozy si è preso una sconfitta molto importante visti i risultati della sinistra in termini di seggi ottenuti. Da 40 anni non c’è stata una vittoria così importante, di territorio, di città. La politica del governo Sarkozy quindi non è stata confermata dalla popolazione – spiega Everbecq –. Quello che è strano è che a maggio scorso Sarkozy è stato eletto presidente della Repubblica e alcuni mesi dopo invece abbiamo una sconfitta della destra importante. La politica del governo è stata bocciata, ma anche il comportamento personale del presidente non è stato approvato dalla gente». Sarkozy è stato guardato con attenzione anche da sinistra per la commissione Attali (il gruppo di studiosi bipartisan consultati dal presidente per avviare le riforme, ndr). Cosa ne pensa? Credo che, sia qui in Francia che nel resto d’Europa, siamo in una fase particolare di approfondimento della politica liberale, e questo approfondimento la gente non lo vuole davvero. La gente vuole che i problemi si risolvano ma non vuole che il liberismo prenda piede. Sarkozy è stato eletto dicendo “io vado a risolvere i problemi della Francia”, ma quando i cittadini hanno visto il suo modo di risolverli hanno detto no. Quindi c’è una delusione ma non c’è partecipazione, per esempio due settimane fa c’è stata una manifestazione dei sindacati a Parigi per le pensioni e non c’era molta gente, manca la mobilitazione sociale, questo è il problema. Che significa questo? Non penso che la gente sia stanca, ma temo che non abbia voglia di mobilitarsi per una sinistra che non dà l’impressione di essere una vera alternativa. Allo stesso tempo però alle persone piace seguire i sindaci di sinistra perché sono vicini ai problemi di tutti i giorni, nelle città. Il suo risultato a Bagnolet – il consiglio comunale della città, da poco insediatosi, comprende comunisti, socialisti indipendenti, ecologisti, esponenti di Lotta operaia, repubblicani progressisti di Mrc, realtà associative – dipende solo dalla vicinanza alle persone o spira un vento nuovo per la sinistra? Le due cose vanno di pari passo, c’è una voglia di sinistra nuova. E posso dire che Bagnolet ha aperto il cammino di una sinistra rinnovata, non intendo una sinistra che guardi più verso le esperienze di Tony Blair e che chiuda con vecchie storie e arcaismi, come vorrebbe fare il partito socialista. Noi dobbiamo fare una cosa diversa: avvicinarci di più alle persone, non in modo populista, ma puntando alle questioni sociali. Nelle nostre città abbiamo i figli dell’immigrazione, qui a Bagnolet il 20% della popolazione non ha la carta d’identità francese. I giovani sono stanchi di essere ancora visti come persone “da integrare”, certo hanno voglia di mantenere la loro identità, conservare la loro storia. Ci sono stati problemi legati ai disagi di chi vive nelle banlieue? Sì, nel novembre 2005, disordini e alcune auto incendiate. Un sabato pomeriggio ho riunito i giovani in un’aula, eravamo in 400, e abbiamo discusso di quello che era accaduto. Nella mia città un giovane su due proviene da una famiglia di immigrazione. E’ una prova difficile fare in modo che tutti stiano bene insieme. Il problema dei figli dell’immigrazione non è nella cultura né nella religione, ma nel far emergere il loro riconoscimento nella società francese, e hanno voglia di combattere sul piano politico. E’ una novità molto importante perché una parte del rinnovamento della sinistra verrà da queste persone. La loro lotta non è solo culturale ma anche di classe, politica. Gli immigrati non sono nella borghesia ma nella classe operaia, il popolo è questo. C’è qualcuno di questi ragazzi che collabora con lei? Sì certo, due di loro sono anche diventati assessori della mia giunta. Possiamo dire di aver vinto di nuovo le elezioni perché siamo stati con i giovani della città. Ha parlato di un nuovo patto di fiducia... Sì, perché la gente non ha fiducia nella politica, nei partiti o nei sindacati. Gli anni 60 e 70 del secolo scorso, di difesa e di mobilitazione politica, non ci sono più. Adesso le persone pensano che devono uscire dalle difficoltà da sole, per questo ritengo che vada costruita una fiducia nuova, con I giovani, con le famiglie figlie dell’immigrazione, con gli operai... Non servono soluzioni imposte dall’alto, solo più attenzione alle persone.   http://www.everbecq.com/article-19230141.html un article du Parisien : la mosquée de Bagnolet pourra rester ouverte 2008-05-09T23:10:32Z 2008-05-02T11:32:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html <img src="http://idata.over-blog.com/0/52/46/62//le-parisien.gif" />   Voici l'article de Marjorie Corcier publié dans le journal Le Parisien du vendredi 2 mai. Cette information est une très grande satisfaction car depuis des années des gens qui se prétendent responsables, politiques ou autres, ont délibérément instrumentalisé cette affaire à des fins politiciennes. Aujourd'hui la justice a parlé. Quand on pense que Monsieur Didier Idjadi était allé jusque sur France Inter interpeller Dominique de Villepin alors ministre de l'Intérieur pour dénoncer ce qu'il appellait la &quot;mosquée illégale.&quot; Quand on pense que le même Idjadi est allé se faire interviewer sur TF1 dans l'émission &quot;7 à 8&quot; pour dénoncer le scandale de la mosquée illégale. Quand on pense que toujours le même Idjadi est allé inspirer Madame Caroline Fourest qui lors d'un &quot;Soir 3&quot; sur France 3 il y a plus d'un an a dénoncé le cas de la mairie de Bagnolet qui laisse des mosquées illégales s'installer en banlieue pour mieux contrôler les quartiers et sous-traiter la question sociale aux organisations religieuses. Quand on pense que Idjadi est venu à plusieurs reprises au conseil municipal avec ses acolytes pour faire monter sa mayonnaise politicienne. Quand on pense que Monsieur Idjadi allait régulièrement devant le Centre l'Olivier de la Paix pour dire aux musulmans qui s'y rendaient : vous puez !. Quand on pense à tout cela, on se dit : mais c'est bien sûr. C'était avant les élections municipales. En effet, tout a été fait pour manipuler la réalité et semer la discorde dans notre ville. Les auteurs de ce travestissement de la réalité sont aujourd'hui à la place qu'ils méritent. Et la décision de la justice, c'est avec une immense satisfaction que nous l'accueillons. Non par esprit de revanche. Car celle-ci nous l'avons obtenue lors des élections municipales. Mais par esprit de justice. Car nos noms et ceux des nombreux musulmans qui vont dans ce centre ont été sali pendant des mois et des mois. Et nous n'avons jamais eu droit à aucune excuse de la part de tous ceux qui nous ont insultés. Aujourd'hui la justice est rendue. Et nous sommes heureux et fiers. Voici le texte de l'article de Marjorie Corcier Après quatre ans de bataille juridique, les musulmans de la cité de la Noue viennent d'obtenir gain de cause : leur salle de prière restera ouverte. LA COUR d'appel de Paris a tranché et vient de donner raison aux musulmans de la Noue dans l'affaire qui les oppose au syndicat principal des copropriétaires de la résidence du Parc. En cause, l'installation voici plusieurs années d'un lieu de culte, baptisé l'Olivier de la paix, mais aussi de deux autres temples évangéliques, dans des entrepôts à destination commerciale et ce, sans autorisation. Les riverains se plaignaient par ailleurs de nuisances les jours de célébration religieuse. La situation avait conduit la mairie à prendre un arrêté de fermeture en février 2004. Une décision ignorée par les musulmans. Mais voilà, depuis 2005, les deux églises protestantes sont parties et des travaux de mise aux normes ont été réalisés dans la mosquée. En novembre 2007, l'ancien maire avait ainsi décidé de lever l'arrêté de fermeture, qui d'ailleurs avait été annulé par le tribunal administratif de Cergy. Le soulagement de l'imam et des fidèles Si un premier jugement avait donné raison aux copropriétaires, la cour d'appel a finalement infirmé cette décision. Pour Adbelkader Ounissi, imam et directeur du centre culturel l'Olivier de la paix, fréquenté chaque vendredi par un millier de fidèles, c'est le soulagement. « Nous n'avions pas vraiment compris cet acharnement, nous sommes très bien intégrés dans le quartier, nous saluons la décision du juge mais sans triomphalisme », commente le directeur, qui a adressé une lettre ouverte aux habitants du quartier dénonçant l'« amateurisme calamiteux de quatre ou cinq personnes gérant le syndicat de copropriété et qui ne prônent pas le vivre ensemble ». Parmi les copropriétaires à l'origine de cette bataille, Didier Idjadi, conseiller municipal d'opposition (Verts), n'exclut pas un pourvoi en cassation. « Il y a un projet de mosquée officielle rue Hoche. Celle de la Noue reste en contradiction avec notre règlement de copropriété et complique le travail dans cette zone d'activité », maintient Didier Idjadi. http://www.everbecq.com/article-19221232.html Tristesse après la mort de Sounkou Diallo 2008-05-03T00:51:50Z 2008-05-01T22:47:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html Ces derniers jours, un jeune de notre ville est mort. Il s'agit de Sounkou Diallo. Un jeune de 24 ans. Je suis triste, comme de nombreuses personnes de notre ville que je rencontre depuis l'annonce de sa disparition. Je n'évoquerai pas ici les conditions dans lesquelles ce jeune a trouvé la mort. La disparition de Sounkou est un drame car la vie de ce jeune homme plein de promesses s'est arrêtée. Car l'avenir de son enfant de deux ans est aujourd'hui bouleversé. Son père est mort. Et la personne qui a tué Soukou n'est rien d'autre que la mère de cet enfant. Celle-ci s'est rendue elle-même à la Police quand elle a pris conscience de la portée de son acte qui nous le pensons n'était pas prémédité. Nous pensons donc à Sounkou, mais aussi à son enfant, à cette jeune femme. Et aussi à ses copains Bakary et Sofiane qui pleurent la mort de celui qui se trouvait avec eux il y a plus d'un an lors de l'accident de voiture qui avait vu la mort de Morry sur la route du retour de la fête de la Saint Sylvestre. Pour les entourer de notre affection et de notre soutien un rassemblement est organisé par les jeunes de notre ville ce vendredi 2 mai au soir au gymnase Maurice Baquet. Soyez nombreux à être présents. En souvenir de notre ami Sounkoun. http://www.everbecq.com/article-19221009.html Bagnolet et l'intercommunalité : voici ce que je propose 2008-05-01T22:45:14Z 2008-05-01T21:51:00Z marc everbecq http://www.over-blog.com/profil/blogueur-281953.html Mercredi 30 avril, Marie-Pierre Bologna signait un très bon article dans le journal Le Parisien évoquant avec précision les débats actuels qui se tiennent entre élus locaux au sujet du développement de l'intercommunalité en Seine Saint-Denis. Le 6 mai prochain, j'aurai l'occasion de rencontrer, à sa demande, Bertrand Kern qui a également invité les maires de Romainville, Les Lilas, Le Pré Saint Gervais, pour évoquer ensemble cet enjeu. Il y a quelques jours j'ai rencontré la nouvelle maire de Montreuil, Dominique Voynet, pour traiter du même sujet. Cette rencontre extrêmement prometteuse a permis de dégager de nombreux points d'accord entre nous. Par ailleurs, dès le lendemain de l'élection municipale, j'avais adressé une lettre au maire de Paris, Bertrand Delanoë. Il m'a répondu favorablement et a délégué immédiatement son adjoint communiste Pierre Mansat pour discuter avec Bagnolet sur les enjeux de la coopération entre nos deux villes et aussi sur ceux du &quot;grand Paris&quot; et de &quot;Paris Métropole&quot;. Nous allons nous voir très prochainement. J'ai entre temps créé une nouvelle délégation d'ajoint pour le développement de l'intercommunalité et des relations avec les collectivités locales partenaires de Bagnolet. C'est Daniel Bernard que j'ai désigné pour assumer cette mission. Il a déjà participé à plusieurs rencontres dont celle de l'ACTEP (association des collectivités territoriales de l'Est Parisien). Lors de celle-ci, au nom de la ville de Bagnolet, il a confirmé notre plus grand intérêt pour l'ACTEP. Quelques jours auparavant, j'avais moi même appelé le Président de l'ACTEP, le maire de Bry-sur-Marne, pour lui dire que Bagnolet entendait assumer toutes ses responsabilités et que nous étions d'accord pour transformer le statut de l'ACTEP. Celle-ci pourrait devenir un Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) sous la forme d'un syndicat mixte. Ce statut souple, permettra par exemple aux villes membres de participer pleinement au débat voulu par l'Etat sur le Grand Paris. Nous allons ainsi nous donner les moyens de faire entendre notre voix. Ce syndicat ne nous empèchera pas de poursuivre la construction d'une communauté d'agglomération avec les villes que nous voulions associer il y a déjà deux ans de cela : Bagnolet, Romainville, Pré-Saint-Gervais, Les Lilas. Cette construction, pourrait d'ailleurs s'élargir aux villes suivantes : Noisy-le-Sec, Montreuil, Bondy, Rosny-sous-Bois, Pantin, Bobigny. Telle est ma proposition. Avec l'entrée de Montreuil dont la maire est Verte, Bobigny dont la maire est communiste, Rosny dont le maire est de la majorité présidentielle, je crois qu'une représentation plurielle des forces politiques du département est assurée. Notre agglomération ne sera pas ainsi suspectée de vouloir assurer le destin de telle sensibilité politique départementale. Il est essentiel de fonder notre agglomération sur le principe du développement territorial. Ensemble nous pouvons y travailler efficacement. Dans la diversité de nos opinions et sur la base du débat démocratique respectueux de chaque ville, de chaque sensibilité, de chaque projet. Telle est la volonté de Bagnolet et de sa municipalité. Le projet de notre agglomération doit permettre de dégager des moyens nouveaux grace à notre coopération en matière d'habitat, de déplacements, d'emploi, et de culture. Par ailleurs, j'ai conscience que le Grand Paris voulu par Nicolas Sarkozy et Paris Métropole voulu par Bertrand Delanoë et les forces politiques de gauche renouvellent fortement les contours du débat sur l'intercommunalité dans la proche banlieue parisienne. La constitution d'une agglomération devrait dans ce cadre avoir également pour fonction d'aider les villes membres à peser plus fortement sur les choix politiques, économiques, sociaux et institutionnels qui auront à s'opérer dans les prochaines années dans cette partie de la région parisienne. Paris avance. Notre région avance. Bagnolet avance. Nous allons donc travailler ensemble pour que nos projets de développement territorial contribuent à l'amélioration de la vie de nos concitoyens.