everbecq2.jpg

Calendrier

Septembre 2010
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30      
<< < > >>

Concours

Recommander

Syndication

  • Flux RSS des articles
Lundi 26 janvier 2009 1 26 /01 /2009 01:05

Le 22 janvier, nous retournons à Rafah. A 10 heures, nous arrivons au terminal. A la différence de la veille, nous entrons, à l’intérieur des voitures de l’ambassade de France, directement dans le terminal, qui ouvre ses grandes portes métalliques noires derrière lesquelles se massent des dizaines de personnes qui cherchent elles aussi à entrer, notamment un groupe de l’association humanitaire malaisienne Mercy. L’ambassadeur de France, Jean Félix-Paganon, est là également. Officiellement, les autorités égyptiennes lui présentent le terminal. Il prépare ainsi la venue dans quelques jours de Bernard Kouchner. L’ambassadeur profite de cette visite des installations pour rappeler la présence des pompiers français et de notre délégation. Il passera une bonne partie de la journée avec nous dans le terminal, à attendre la réponse. Dans l’immense hall d’attente, quasiment vide en dehors de notre délégation, nous constatons que les Palestiniens sont rares. Depuis des jours et des jours, ils ne parviennent pas à passer la frontière. Des familles entières se présentent chaque jour et font demi-tour.

Vers 14 heures, nous voyons Jacques Fath (responsable international du PCF) et Daniel Voguet (avocat) traverser la frontière de retour de Gaza. Ils sont entrés dès le lundi 19 janvier. Les Egyptiens avaient laissé passer une délégation de médecins au milieu de laquelle s’étaient faufilés des responsables politiques comme eux et aussi notamment Alima Boumédiene-Thiery (sénatrice Les Verts) et Mireille Mendès-France. Ils viennent de passer trois jours dans la bande de Gaza. Ils nous décrivent l’horreur de ce qu’ils viennent de voir. Ils nous racontent rapidement le contenu de leurs rencontres avec les personnalités palestiniennes qu’ils ont pu voir. Ils ne sont pas allés dans les camps de réfugiés palestiniens. A Gaza-Ville, nous disent-ils, les bateaux israéliens qui verrouillent le bord de mer tirent tous les matins sur les pécheurs palestiniens qui à bord de leurs barques à rames tentent de s’éloigner de quelques centaines de mètres pour prendre des poissons.

A 15 heures, après des heures usantes d’attente et de pressions de notre part, nous voyons subitement un sourire sur le visage de notre interlocuteur égyptien chargé de nous apporter la réponse. Malgré notre détermination, nous ne nous laissons pas emballer. Et pourtant la réponse est là : positive. Y compris pour les pompiers. Cris de joie. Nous récupérons nos passeports tamponnés et nous prenons en vitesse nos effets personnels. Nous montons dans un car. Il faut obligatoirement emprunter ce car pour passer la frontière, cela facilite le contrôle des personnes par la sécurité égyptienne. Nous passons. Nous entrons en Palestine.

Il est 16 heures. De l’autre côté les moyens sont modestes. Les forces de l’ordre sont habillées de tenues dépareillées. Un responsable vient vers nous. Rapide mot d’accueil. Il nous dit sans attendre : « vous êtes maintenant sous la responsabilité de l’Autorité palestinienne à Gaza. » Ici, c’est le Hamas qui exerce le pouvoir au nom de l’Autorité palestinienne. On nous demande de présenter nos passeports. Pour l’entrée, coup de tampon de l’Autorité palestinienne à Rafah. Nous remontons dans un car jusque vers la grille de sortie du terminal. Nous prenons conscience que cette zone le long de la ligne dite « Philadelphie » de séparation entre la bande de Gaza et l’Egypte et Israël a été pilonnée jour et nuit pendant trois semaines par les tapis de bombes de l’aviation militaire israélienne. C’est là en effet que se trouvent les fameux tunnels. La frontière palestinienne s’ouvre devant nous. Zyad est là. C’est Fernand Tuil qui le voit en premier. Depuis la fenêtre du véhicule il l’appelle : « Zyad, Zyad. » Zyad tourne la tête en entendant son nom. A la vue de Fernand, son agitation est devenue totale et son sourire immense et magnifique. Zyad entre dans le minibus et tombe dans les bras de Fernand Tuil et de Meriem Derkaoui : « Kifak Fernand, kifak habibi, kifek Meriem. » « Kifak Zyad » lui répondent-ils.

Zyad est le président du Comité populaire du camp de réfugiés de Rafah. Il nous conduit immédiatement dans le camp. Dès notre arrivée, au bout de deux minutes, nous sommes entourés de dizaines et de dizaines d’enfants. Ils jouaient jusque-là au milieu des décombres provoqués dans la nuit de la Saint Sylvestre. Le 31 décembre au soir, un avion F16 israélien est passé. Il a largué une seule bombe. Une bombe qui se fragmente en une multitude d’éclats qui ont ravagé un quartier entier en lisière du camp de réfugiés où vivent 160000 personnes, l’équivalent d’une personne au mètre carré. Zyad, le président du comité populaire, nous dit : « On ne sait pas ce que visait officiellement Tsahal, car ici il n’y aucune arme. Il semblerait que le pilote, une femme, avait reçu l’ordre de passer une deuxième fois pour larguer à nouveau une bombe. Compte tenu des dégâts causés, celle-ci aurait refusé de survoler à nouveau le camp. A son retour, elle aurait été arrêtée et condamnée à deux ans de prison pour insubordination. »

Zyad est au Fatah. Il y a quelques mois, nous dit-il, les militants du Hamas voulaient le tuer. Il a du s’enfuir. Chaque jour, il s’est caché dans une maison différente avec sa femme et ses deux enfants. Une vie très difficile. Mais depuis quelques temps, tout s’est calmé. Le Hamas a accepté que Zyad continue à être le président du comité populaire. Zyad peut donc maintenant se montrer en public. C’est pour lui une fierté de conduire notre délégation dans les passages du camp. Nous entrons dans les maisons. Ici ils vivent à huit dans 25 mètres carrés. Les maisons sont construites avec des toits de taule ondulée. Une sorte de bidonville. A l’image de nombreux camps de réfugiés palestiniens. Le docteur Hussein Atar nous fait voir le toit de sa maison. Tout est cassé. Le 31 décembre, un des éclats s’est abattu sur sa maison. Ses deux filles qui préparent le baccalauréat, dont une pour devenir dentiste, étaient dans la pièce d’à côté. Elles nous racontent. Puis nous sortons dans la rue. Toutes les boutiques sont éventrées. Les façades effondrées au milieu de la chaussée. A quelques mètres de là, se trouve une place sur laquelle se dresse une immense étoile de béton. La Place Nedjma. La Place de l’Etoile. Le seul triomphe ici est celui du marché noir. C’est là, en effet, que se vendent tous les produits de contrebande qui proviennent des tunnels. Ils sont vendus dix fois plus chers qu’en Egypte. On n’y trouve aucun produit de première nécessité, mais des cigarettes, des ordinateurs, des fers à repasser, des ustensiles de cuisine, des radios, des télévisions, des motos chinoises qui passent en pièces détachées, etc. C’est le Hamas qui tient le marché. On trouve aussi de l’essence, à 7 dollars le litre. Les tunnels sont au nombre de 1500, nous explique t’on. Les bombardements en ont détruits certains. « Assez peu en définitive » nous disent nos interlocuteurs. Ils sont nombreux à fonctionner encore. Ceux qui faisaient passer l’essence ne se sont pas arrêtés, car les tuyaux même écrasés n’ont pas été coupés par les éboulements que les bombes ont provoqués. Pour les tunnels détruits, les Palestiniens se sont mis au travail dès la fin des bombardements pour les remettre en ordre ou en creuser de nouveaux. Les creuseurs de tunnels avancent au rythme de dix mètres par jour. Dans deux ou trois mois, tout aura été remis en place comme au premier jour des bombardements. Ces tunnels servent à 85% à faire passer de la contrebande civile. Ils sont creusés à des profondeurs qui vont entre 11 et 20 mètres. Les bombes perforantes des militaires israéliens peuvent aller jusque là. Mais pour les armes, les tunnels sont à 70 mètres de profondeurs. Trop profonds pour les bombes adverses. Ici tout le monde le dit sur un ton moqueur : les Israéliens n’ont pas détruit notre capacité de contournement du blocus. Toutes ces bombes n’ont servi à rien. D’ailleurs au milieu de la nuée d’enfants qui nous entoure, un gosse nous dit : « on préférait quand il y avait les bombardements ! » « Mais comment est-ce possible ? » lui avons-nous répondu surpris et en chœur. « Mais si, il n’y avait pas école ! » a répondu un autre du tac au tac, entraînant un éclat de rire de tous les enfants. Ces propos d’enfants nous ont fait sourire une demie seconde et nous ont aussitôt ramenés dans cette sinistre réalité qui s’appelle la vie des Palestiniens. Ce qui nous apparaît exceptionnel est pour eux la banalité du quotidien. Quelle vie mène t’on ici ? Peut-on encore appeler cela « la vie » ? C’est plutôt de la survie, en état de stress, d’angoisse, de peur, de déstabilisation permanents. Que deviendront ces enfants une fois adolescents et adultes ? Ce sont des victimes, mais je sais déjà qu’en Israël et dans la bouche des politiciens occidentaux on les insultera en les traitant de « terroristes ».

Nous quittons Rafah et nous partons pour le camp de Jabaliya au nord de la bande. Dans le minibus Pierre Barbancey, grand reporter du journal L’Humanité, le premier correspondant de la presse nationale française a être entré dans la bande de Gaza, nous informe du comportement de Tsahal auprès des civils. Il nous raconte l’histoire suivante. Dans le quartier de Talel Halwa dans Gaza-Ville, les militaires israéliens sont arrivés vers 6 heures du matin. Avec les mégaphones ils ont demandé à tous les habitants de sortir de l’immeuble. Une fois en bas, ils ont mis les hommes d’un côté et les femmes et les enfants de l’autre. Ils ont ensuite demandé aux hommes de se déshabiller et de se mettre nus devant tout le monde. Et là les militaires israéliens sont arrivés avec des chiens pour qu’ils reniflent les hommes nus, ainsi humiliés en public. Dans l’immeuble d’en face, les militaires ont sorti tout le monde et ont fouillé chaque appartement pour voler les bijoux, les choses de valeur, les ordinateurs. Comme une armée de pillards sans morale ni valeurs.

Autant d’attitudes terribles, surtout pour le premier exemple, que l’on retrouve à travers l’histoire dans les pays où l’on a considéré l’autre peuple comme un peuple de sous-hommes. Comme si les jeunes juifs israéliens d’aujourd’hui voulaient se libérer des images tragiques des juifs d’Europe centrale humiliés, massacrés, considérés comme des sous-hommes et exterminés par les nazis. Pensent-ils, inconsciemment sans doute, qu’en se comportant durement et cruellement avec d’autres, ici les Palestiniens, cela les libèrera de cette hantise ? Bien sûr, il ne s’agit pas de comparer la Shoah avec quoi que ce soit d’autre. Nous avons lu Primo Levi. Et pour les communistes français, nous avons combattu les nazis dans la résistance et nous avons sauvé des milliers de juifs de France de l’extermination nazie. Nous n’avons donc aucune leçon à recevoir sur ce sujet. Il ne s’agit donc pas pour nous de comparer la Shoah au malheur que subissent les Palestiniens. Mais nous voulons néanmoins comprendre pourquoi un peuple dont la création de l’Etat est le fruit de la décision de la communauté internationale se comporte de la sorte. Tenter de comprendre ne signifie pas excuser. Ce mal est très certainement de même nature, d’un point de vue psychanalytique, mais cette fois-ci à l’échelle d’un peuple tout entier, que celui de l’enfant qui a vu son père battre sa mère. Il aura une très grande probabilité lui aussi de battre à son tour sa femme comme pour se libérer de la honte d’avoir assisté, enfant, impuissant à cette violence insupportable. Ce mécanisme de renversement de la violence est évidemment très présent au cœur de l’esprit israélien. Parce que l’histoire de la Shoah est toujours vivante et la souffrance encore vive. Le militant pacifiste Michel Warschawski qui anime le Centre d’information alternative (AIC) à Jérusalem évoque régulièrement ce phénomène pour expliquer la dureté et la haine qu’éprouvent, trop nombreux, les Israéliens envers les Palestiniens. Plutôt que d’aider les Israéliens à sortir de leur profonde souffrance, et de les aider à se réconcilier avec le monde qui les a tant fait souffrir, en apprenant à bâtir un monde plus fraternel autour d’eux, il faut déplorer l’usage de cette souffrance par de nombreux politiciens qui y voient le moyen de convaincre de nombreux juifs en Israël que la meilleure sécurité pour leur peuple tient exclusivement dans l’exercice de la violence et de la suprématie militaire comme moyen de dissuasion. Certes, il ne faut pas tomber dans la naïveté et l’angélisme. La sécurité nécessite des moyens militaires. Personne ne le conteste. Mais comment admettre cette dérive-là ? Comment admettre en effet, sauf à dynamiter l’ensemble du droit international qui n’a d’ailleurs pas besoin de cela, que les dirigeants israéliens aient un droit moral et exclusif à l’impunité au regard des règles internationales ? Israël est champion du monde toutes catégories du non respect des résolutions de l’ONU qui la concerne. Les politiciens qui en Israël et ailleurs entretiennent cet état d’esprit général sont de dangereux irresponsables. Ils font bien sûr le malheur des Palestiniens mais aussi des juifs d’Israël qu’ils condamnent à la violence, celle exercée comme celle subie. En lisant le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin dans L’Humanité du samedi 24 janvier je trouve cette phrase de Nelson Mandela tirée de son livre « Un long chemin vers la liberté ». Je cite : « L’Etat était responsable de la violence et c’est toujours l’oppresseur, non l’opprimé, qui détermine la forme de la lutte. Si l’oppresseur utilise la violence, l’opprimé n’aura pas d’autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n’était qu’une forme de légitime défense. » Le malheur des hommes, quels qu’ils soient, doit cesser. Les Israéliens comme les Palestiniens ont donc besoin d’unir leurs forces pour bâtir un autre monde, de paix, de justice, et de fraternité.

« Ici, nous vivons comme des morts-vivants ! » Un homme nous parle dans la nuit sans électricité de Jabaliya. Dès notre descente du minibus, on nous montre au milieu de la nuit, à l’aide des phares d’une voiture, le cimetière bombardé dont la presse internationale a parlé. L’homme se tient là au milieu des décombres. Il s’appelle Ramadan Debbes. Son fils, Mohamed Debbes, est mort dans ses bras. Il venait tout juste de l’extraire de l’école de l’UNRWA ou 43 enfants sont morts suite au bombardement de Tsahal. Cette école est l’une des trois structures de l’UNRWA où Israël a commis ce que le secrétaire général de l’ONU, Monsieur Ban Ki-moon, considère lui-même comme des actes devant être jugés. Au-delà de l’agression criminelle des dernières semaines, la vie quotidienne est aussi un enfer. Ici 85% de la population vit sous le seuil de pauvreté. La guerre des riches contre les pauvres est l’un des aspects de la domination israélienne. Il n’y a pas d’électricité. Sauf à travers les quelques groupes électrogènes que seulement quelques familles, sûrement moins miséreuses que les autres, peuvent se payer. Pas d’eau non plus. En fait si : une fois deux heures par semaine. Ceux qui peuvent remplir des citernes sur le toit de la maison arrivent à garder des réserves bien utiles pour le reste de la semaine.

Nous sommes accueillis à quelques mètres de là dans la maison de l’un de nos amis. Très vite une quarantaine de personnes sortent de chez elles et viennent nous rejoindre. Chacun évoque les trois semaines de guerre. Nous apprenons la présence, dans la rue d’à côté, du médecin gynécologue palestinien Ezzedine al-Aish que nous avons tous vu crier sa douleur depuis l’hôpital de Tel-Aviv lors d’une émission en direct de la télévision israélienne. Sa maison est dans le camp de Jabaliya. Ses deux filles mortes vivaient là. Leur mère, malade d’un cancer, est morte il y a cinq mois. La troisième fille, blessée, a pu être sauvée. Il est venu enterrer ses deux filles.

Depuis la maison de notre hôte, je décroche mon téléphone pour m’adresser en duplex aux 220 Bagnoletais venus au Cin’Hoche pour une soirée de solidarité avec Gaza et la Palestine. Je parle de la sauvagerie de l’agression que j’ai pu constater, de la véritable résistance que les Palestiniens ont opposée, et de ce peuple meurtri mais debout, les yeux remplis de larmes et d’angoisse mais tournés vers l’avenir.

Notre hôte continue à nous parler. « Les bombardements et les tirs touchaient surtout les civils. C’était très violent. Pourquoi ? Nous ne le savons pas. » « Tsahal distribuait des tracts par avion pour dire aux civils de s’éloigner de deux kilomètres. Les civils ont fui. Mais ils n’avaient pas où aller. Les gens partaient jours et nuits. Ils étaient affolés. C’était dur. J’ai été marqué par cet homme avec ses quatre filles adolescentes, effondré sur un banc, devant chez moi, qui se prenait la tête dans les mains en hurlant : « où vais-je aller avec mes filles ? Je n’ai nulle part où aller. » » « Toute la partie nord de la bande de Gaza était en danger. Comme ici. La maison d’à côté a été détruite par une bombe. Cela aurait pu être la mienne. Si cela avait été le cas, nous étions onze à l’intérieur. » « Nous avons subi les bombes au phosphore. Ce sont des bombes incendiaires. Un peu comme le napalm. Beaucoup de frappes étaient lancées depuis des bateaux en mer. Cette situation a duré jusqu’au dernier jour. Il y a eu des choses qu’on n’a pas vu mais dont on entend parler : des crimes contre des ambulances, contre la sécurité civile. On ne cesse de déterrer des cadavres ensevelis sous les décombres et que les bulldozers ont enfouis sous la terre qu’ils ont entièrement retournée. Ils ont frappé l’hôpital qui accueillait les blessés et disposait d’un stock de 150 tonnes de médicaments. Tout a été détruit. On a tout vécu, l’occupation et tout le reste. C’était dur. Mais on ne pouvait pas imaginer une seconde un tel déferlement de bombes. C’est l’opération militaire la plus meurtrière jamais engagée par Israël depuis quarante ans.

Un homme arrive depuis la nuit noire de la rue. Ses voisins lui ont dit qu’une délégation française était présente. Il est donc venu nous dire qu’il est le seul survivant d’une famille de 12 personnes. Une bombe est tombée sur sa maison et tout le monde sauf lui est mort de l’explosion et de l’effondrement.

La soirée se termine. Une partie de la délégation va dormir chez notre hôte. L’autre partie, va chez Zyad. Un immeuble de dix étages, avec un ascenseur qui ne marche pas puisqu’il n’y a pas d’électricité. Nous buvons un verre de thé. Zyad repart acheter du pain pour le petit déjeuner de demain matin. Nous discutons avec lui, sa femme, et ses deux garçons jusqu’à 1 heure du matin. Le groupe électrogène tourne sur le balcon et son bruit couvre en partie le son de nos voix. Nous nous couchons par terre sur des couvertures pour dormir car demain nous avons prévu de nous lever à 6 heures pour reprendre notre mission dès 7 heures.

 

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Partager    
Retour à l'accueil

Scénario urbain

Prenez connaissance du rapport d'étape présenté par les experts
Cliquez sur l'image ci-dessous

 

Choisir l'avenir

Le droit d'être Bagnoletais : le film-enquête des 3èmes assises
1ère partie
2ème partie

3ème partie


Le projet de rénovation
urbaine de Bagnolet

Liens

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés