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Mercredi 12 novembre 2008 3 12 /11 /Nov /2008 11:37


Madame la maire honoraire,

Madame la conseillère générale de Bagnolet, vice-présidente du conseil général de la Seine-Saint-Denis,

Monsieur le président de l’UFAC,

Mesdames et Messieurs les responsables des associations d’anciens combattants,

Mesdames et Messieurs les membres du conseil municipal,

Mesdames et Messieurs, Mes chers concitoyens,

Le quatre vingt dixième anniversaire de l’armistice de 1918 qui nous réunit aujourd’hui après la disparition récente du dernier Poilu en la personne de Lazare Ponticelli, constitue un moment majeur de la conscience nationale et européenne.

La commémoration de l'armistice permet de mener un travail d'Histoire ancré dans un enseignement de la citoyenneté et des valeurs de la République.

Il y a 90 ans, le 11 novembre 1918, finissait la Première Guerre mondiale. Le fracas des canons et le sifflement des obus se taisaient enfin sur le front occidental, dans les campagnes, les villages et les villes dévastés par plus de quatre années de guerre.

Un par un, les alliés de l'Empire allemand signaient un armistice : la Bulgarie le 30 septembre, l'Empire ottoman le 27 octobre, l'Autriche-Hongrie le 3 novembre.

Le 11 novembre enfin, en Forêt de Compiègne, dans un wagon spécialement aménagé, l'armistice était signé à 5h 15 du matin entre l'Allemagne et les représentants militaires français, agissant au nom des Alliés de l'Entente (France, Angleterre, États-Unis, Italie).

Le camp des Empires centraux sortait de la guerre défait, tandis que celui de l'Entente remportait la victoire, pour autant qu'on puisse utiliser ce mot pour un aussi sinistre résultat.

Les Allemands se voyaient soumettre des «conditions » sans aucune marge de négociation :

- livrer l'essentiel de l’armement, de l’aviation et de la flotte de guerre ;

- l’armée était sommée d'évacuer sous 30 jours la rive gauche du Rhin ainsi que trois têtes de pont sur la rive droite, Coblence, Cologne et Mayence.

Ce jour-là, c'est donc une guerre longue, une vraie boucherie qui s’achève.

La Première Guerre mondiale appelée dès 1915 « Grande Guerre », a inauguré un nouveau type de conflit : une guerre moderne qui s'appuie sur la mobilisation industrielle, la propagande, la mise en place d'une culture de guerre. Elle est aussi spécifique par la violence infligée et subie, et ses conséquences : le lourd bilan humain, le traumatisme engendré et son impact sur les sociétés européennes de l'après-guerre. De fait, la Première Guerre mondiale sera à l'origine de bouleversements majeurs et marquera le 20ème Siècle.

Le bilan humain de cette guerre est catastrophique :15 millions de morts.

Du côté des peuples, les morts, les blessés, les invalides, les veuves, les orphelins se comptent par millions. Les historiens dénombrent environ 9 millions de morts sous l'uniforme : 2 000 000 pour la Russie, 1 800 000 pour l'Allemagne, 1 500 000 pour l'Autriche-Hongrie, 1 400 000 pour la France, 900 000 Britanniques, 600 000 Italiens, 400 000 Turcs-Ottomans.

En France, un mobilisé sur six n'est pas revenu. L’équivalent de 10 % des hommes actifs. Les populations civiles n'ont pas été épargnées : 2 000 000 de morts civils en Russie, 1 000 000 en Serbie et Autriche-Hongrie, 800 000 en Allemagne, 800 000 en Roumanie du fait de la famine et des bombardements, sans compter le massacre des Arméniens, ni les ravages de la grippe « espagnole », d'autant plus meurtrière qu'elle frappait des populations épuisées.

Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales et spirituelles de l'Europe. Mais ils veulent croire que cette guerre qui s'achève restera la dernière de l'Histoire, la «der des der» car ils pensent qu'après cette expérience, jamais une humanité raisonnable ne pourrait envisager de retomber à un tel degré d'abomination et de « feu ». Il n'allait pas en être ainsi. Ni la défaite des Empires centraux, ni la « victoire » des Alliés, ni les partages de territoires auxquels ceux-ci allaient se livrer pour se répartir le butin ne devaient résoudre les problèmes du capitalisme.

Dans l'Italie victorieuse mais épuisée par la guerre, le mouvement fasciste de Mussolini allait rapidement prendre le pouvoir dès 1922.

Dans l'Allemagne vaincue, la défaite allait ouvrir la voie aux mouvements d'extrême droite, que l’on appellera nazis, prônant la revanche et s'inspirant en pire de l'exemple italien.

Après la Première Guerre mondiale, à peine le partage du monde terminé, on pouvait sentir poindre la seconde, qui viserait à remettre en cause le partage organisé par les traités de paix de 1919.

Et en effet, après le krach boursier de 1929, la crise économique généralisée ouvrait la voie au nazisme en Allemagne. La marche à la guerre allait reprendre.

« Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage », avait dit Jean Jaurès, assassiné trois jours avant la déclaration de guerre du 3 août 1914.

Deux fois au cours du 20ème Siècle, la classe dominante allait se montrer capable de précipiter le monde dans des guerres généralisées, sans compter les innombrables guerres dans le Tiers Monde, au total presque aussi meurtrières et destructrices.

Aujourd'hui, en cette période de nouvelle crise financière, le système capitaliste montre qu'au fond il n'est pas moins fou en 2008 qu'il ne l'était en 1914, en 1929 ou en 1939.

La spéculation boursière, les sub-primes, l’obsolescence du système monétaire international, les multiples opérations de guerre dans le monde sous l’égide des grandes puissances, la crise alimentaire, la crise énergétique et environnementale, constituent les formes actuelles d’un affrontement mondial qui fait subir aux peuples du monde entier des conséquences terribles : guerres comme en Irak ou en Afghanistan, famines comme au Soudan ou en Ethiopie, faillites d’entreprises comme en Europe et aux Etats-Unis, pertes de maisons comme aux Etats-Unis, chômage qui ne cesse de durer et repart à la hausse, retraites qui s’effondrent à moins de travailler jusqu’à 70 ans, ségrégations urbaines et sociales qui nourrissent toutes les discriminations.

Ce système aberrant, injuste, basé sur la recherche effrénée du profit, de l’argent pour l’argent, comporte toujours pour l'humanité la même menace de plongée dans la barbarie. C'est aussi de cela qu'il faut se souvenir aujourd'hui, lorsqu’il faut tirer les leçons de cette première guerre mondiale.

De ce point de vue, je suis heureux de vous annoncer que la ville de Oranienburg en Allemagne avec laquelle nous sommes jumelés depuis tant d’années a décidé d’apporter son adhésion, comme nous l’avons fait à Bagnolet, à l’Association mondiale des Maires pour la Paix présidée par le maire de Hiroshima.

De ce point de vue encore, l’élection de Monsieur Obama à la présidence des Etats-Unis d’Amérique constitue un espoir de paix pour de nombreux peuples dans le monde après que l’administration Bush ait conduit, sur la base d’une conception de domination du monde, à multiplier les tensions, à attiser les affrontements notamment au Moyen-Orient et à se positionner partout en gendarme du monde.

La dimension de cet événement est à la hauteur de l’espoir déclenché chez les Américains comme chez tous ceux dans le monde qui souffrent de l’isolement, de la crise, et de l’exclusion. Un autre monde est possible, et il est possible de changer l’actuel, celui de la guerre et de la crise, c’est le message de Barack Obama qu’ils ont retenu.

C’est aussi le message que je retiens. Sans illusions car je sais que le chemin sera difficile. Alors faisons tout pour faire vivre l’espoir.

Faisons en sorte que le souvenir de cette guerre de 14–18 nous aide à construire un monde de paix et de solidarité entre les peuples et les nations.

Ensemble, oui, nous le pouvons !

Vive la République !

Vive la France !

Vive la Paix !

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Hommage aux Tirailleurs  Sénégalais.

 

La démarche africaine, en interrogent le passé africain, des origines à nos jours, est celles-ci : connaître par soi-même tout son passé (glorieux ou non) sur toute l’étendue  du continent africain, évaluer les accomplissements par les ancêtres, étudier leurs succès et leurs échecs, leurs valeurs et leurs idéaux, comprendre philosophiquement et économiquement la traite négrière (le plus grand crime contre l’humanité, commis par l’Europe entière), rechercher l’unité, la solidarité et l’intégration africaine, bâtir la renaissance Africaine dans le conteste global du monde aujourd’hui.

                                                                                              Théophile Obenga

Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentrisme. P. 51

 

CONTRIBUTION DE : TOURE BOUBACAR

 

Première  victimes : Les Troupes  Franco-Sénégaises.

C’est L’allemagne qui viola la première la Convention internationale de la Haye du 29 juillet 1899, dont elle était pourtant cosignataire, Convention interdisant d’employer ‘’ des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants’’ ; La première attaque se fit sous forme de nuages de chlore que les services spécialisés allemands répandirent  sur les troupes franco- sénégalaises opérant sur le front de Bixchoote, en Belgique, le 22 avril 1915. Une seconde vague, le 19 décembre de la même année, fut encore plus meurtrière, car le gaz répandu contenait du chlore et de l’oxychlorure de carbone, poison terriblement efficace.

 

«  Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. « Vous avez été de l’équipe volontaire des compagnons qui ont maintenu  votre pays  dans la guerre et de l’honneur. « Vous avez été de ceux qui. Au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. «  Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! >>

 

Cette déclaration historique du Général Charles De Gaulle du 1er septembre 1945 est un vibrant hommage, mérité aux Tirailleurs  Sénégalais. Pourtant,  les conséquences qui s’y rattachaient directement  ou indirectement n’ont pas été tirées à juste valeur par rapport à leurs revendications spécifiques, mais aussi la place de leurs ascendants dans la République Française , hier et aujourd’hui, ici et là-bas.

 

Au nom de la mémoire, c’est un devoir de leur rendre hommage car les Tirailleurs dits Sénégalais n’ont pas tiré ailleurs. En effet, en s’impliquant aux côtés de la France, ils ont combattu pour leur propre liberté mais aussi pour celle du continent africain et au delà.

C’est pourquoi, sans  tomber dans ces travers victimaires à la mode, il est utile de souvenir de leurs sacrifices, dans ce contexte de perte de repères en rappelant leurs hauts faits pour mettre au goût du jour de leurs  descendants directs ou indirects qui méconnaissent ou ignorent leur contribution pour la République, ici et là-bas.

Mais depuis quelques années, des efforts ont été faits ou sont signifier enfin compenser à la reconnaissance leurs actions. Ainsi, le 15 août 2004, le Président Jacques Chirac reconnaissait : « …au prix des sacrifices immenses, les forces de liberté poursuivaient leur assaut pour briser la machine de mort et de haine qui, au mépris des valeurs essentiels de l’humanité, avait entrepris d’asservir l’Europe >>.  De pareilles prises de positions des autorités sont à encourager car elles ne font que rappeler la stricte vérité du retard de reconnaissance de ces bataillons constitués de centaines de milliers d’Africains qui ont souvent  servi de chairs à canon  ont souvent été forcés à s’enrôler, venaient du Sénégal, mais aussi du Cameroun, du Congo  Brazzaville ( devenu République de Congo),de la côte d’Ivoire, du Dahomey ( devenu Bénin ), du Djibouti, du Gabon, de la Guinée, de la Haute Volta(devenu Burkina Faso), de la Mauritanie, du Niger,, du Soudan Français(devenu Mali),du Tchad, du Togo.

 

<<Si tous jeunes Français et Européens savaient le rôle déterminant joué par les Tirailleurs Sénégalais pour la libération de la France lors de la deuxième guerre mondiale, ils auraient certainement un regard plus positif sur l’immigration >>.

La France, devrait enseigner l’histoire de ceux-ci dans ces universités.

 

La dette de la France :

Si la France a pu avoir un vaste empire colonial, c’est grâce en grande partie aux « tirailleurs sénégalais>>. La participation des « «  tirailleurs sénégalais>> a été déterminante aussi l’issu des deux grandes mondiales. L’Afrique fut le cœur de l’armée de libération de la France. C’est  en effet  que c’est joué l’essentiel du destin de la France.

Si le premier bataillon des « « tirailleurs sénégalais >> a été formé à Saint-Lois ( au Sénégal).

(La France et ses tirailleurs, éditions Dubois,2003 ) Charles  Onana  rappelle que la France utilisait quelquefois des méthodes barbares pour enrôler les Africains. Il cite le témoignage d’Ateba Yene ! «  Dans le village, la mission ambulante de mobilisation forcée faisait rage, ils furent embarqués sans ménagement dans les camions militaires… » M.Amadou  Mactar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, constate : « L’incorporation des « tirailleurs sénégalais >> se faisait ainsi ; du moins en ces temps-là, selon des méthodes qui s’apparentaient  à des méthodes utilisées dans le recrutement de la main d’œuvre destinée au travail forcé auquel était soumis les indigènes, sujets français ».

Pourtant, comme le dit si bien Charles Onana : « Dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale, l’histoire des « tirailleurs sénégalais »n’existe pas. Absente des manuels scolaires, écartées des grandes commémorations nationales, invisible dans le répertoire des  monuments de la capitale française, rien ou presque  ne témoigne de la présente  déterminante de l’Afrique dans la libération de la France. Nous avons donc décidé de fouiller savoir et faire savoir ce que tous livres d’histoire dissimulent aux enfants de France et d’Afrique : le rôle et l’action des « tirailleurs sénégalais » comme dans de nombreux domaines, la France a encore fait le choix de la falsification historique.

C’est en Afrique que de gaulle, le chef de la France Libre, organise la résistance, « seulement un nombre très limités de Français ont accepté de rejoindre le général De Gaulle au début de la résistance. L’homme du 18 juin, a fini pour trouver, malgré le peu de soutien de ses compatriotes, l’enthousiasme et la  disponibilité  chez les Africains pour continuer le combat ». Alors que des personnalités comme le maréchal Pétain, l’amiral Darlan, le ministre Laval, le haut commissaire Boisson, le général Husson, l’amiral Platon, sont des complices des crimes nazis, une personnalité noire accorde son soutien à De Gaulle. Il s’agit du gouverneur Félix Eboué.

Des « tirailleurs sénégalais » détestés par les nazis :

Il est clair pour les nazis que les « tirailleurs sénégalais » sont des  singes. Pour les Boches, les Nègres souillent l’armée française. Les Allemands sont fous de rage  car ils ne s’attendaient pas à trouver une grande résistance chez les noirs.

Le mensonge et l’ignorance sont entretenus dans les livres d’histoire. Les Américains sont présentés comme des champions de la libération de la France, les Africains et plus généralement les Noirs( car il y avait aussi des Antillais) font figure de « lépreux » ou de »singes ».

Président Chirac : la revalorisation des pensions des coloniaux, ‘’un acte de justice ‘’

 

Le Président Jacques Chirac a déclaré que la mise à niveau des pensions des anciens combattants des ex-coloniaux constituait un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l’ex-empire français combattre sous notre drapeau…’’ cette mesure juste, c’est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l’histoire nationale’’ a t-il conclu.

Au nom du respect que nous leurs donnons, plus de sens à leur sacrifice, en nous fondant sur les valeurs partagées de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité.

 

A LIRE  ET A VOIR

 

« La France et ses tirailleurs, enquêtes sur les combattants de la République », Charles Onana. Dubois 2003.

 

Le film de Ousmane Sembène, « Camp de Thiaroye ».

Hommage aux Tirailleurs  Sénégalais.

 

La démarche africaine, en interrogent le passé africain, des origines à nos jours, est celles-ci : connaître par soi-même tout son passé (glorieux ou non) sur toute l’étendue  du continent africain, évaluer les accomplissements par les ancêtres, étudier leurs succès et leurs échecs, leurs valeurs et leurs idéaux, comprendre philosophiquement et économiquement la traite négrière (le plus grand crime contre l’humanité, commis par l’Europe entière), rechercher l’unité, la solidarité et l’intégration africaine, bâtir la renaissance Africaine dans le conteste global du monde aujourd’hui.

                                                                                              Théophile Obenga

Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentrisme. P. 51

 

CONTRIBUTION DE : TOURE BOUBACAR

 

Première  victimes : Les Troupes  Franco-Sénégaises.

C’est L’allemagne qui viola la première la Convention internationale de la Haye du 29 juillet 1899, dont elle était pourtant cosignataire, Convention interdisant d’employer ‘’ des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants’’ ; La première attaque se fit sous forme de nuages de chlore que les services spécialisés allemands répandirent  sur les troupes franco- sénégalaises opérant sur le front de Bixchoote, en Belgique, le 22 avril 1915. Une seconde vague, le 19 décembre de la même année, fut encore plus meurtrière, car le gaz répandu contenait du chlore et de l’oxychlorure de carbone, poison terriblement efficace.

 

«  Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. « Vous avez été de l’équipe volontaire des compagnons qui ont maintenu  votre pays  dans la guerre et de l’honneur. « Vous avez été de ceux qui. Au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. «  Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! >>

 

Cette déclaration historique du Général Charles De Gaulle du 1er septembre 1945 est un vibrant hommage, mérité aux Tirailleurs  Sénégalais. Pourtant,  les conséquences qui s’y rattachaient directement  ou indirectement n’ont pas été tirées à juste valeur par rapport à leurs revendications spécifiques, mais aussi la place de leurs ascendants dans la République Française , hier et aujourd’hui, ici et là-bas.

 

Au nom de la mémoire, c’est un devoir de leur rendre hommage car les Tirailleurs dits Sénégalais n’ont pas tiré ailleurs. En effet, en s’impliquant aux côtés de la France, ils ont combattu pour leur propre liberté mais aussi pour celle du continent africain et au delà.

C’est pourquoi, sans  tomber dans ces travers victimaires à la mode, il est utile de souvenir de leurs sacrifices, dans ce contexte de perte de repères en rappelant leurs hauts faits pour mettre au goût du jour de leurs  descendants directs ou indirects qui méconnaissent ou ignorent leur contribution pour la République, ici et là-bas.

Mais depuis quelques années, des efforts ont été faits ou sont signifier enfin compenser à la reconnaissance leurs actions. Ainsi, le 15 août 2004, le Président Jacques Chirac reconnaissait : « …au prix des sacrifices immenses, les forces de liberté poursuivaient leur assaut pour briser la machine de mort et de haine qui, au mépris des valeurs essentiels de l’humanité, avait entrepris d’asservir l’Europe >>.  De pareilles prises de positions des autorités sont à encourager car elles ne font que rappeler la stricte vérité du retard de reconnaissance de ces bataillons constitués de centaines de milliers d’Africains qui ont souvent  servi de chairs à canon  ont souvent été forcés à s’enrôler, venaient du Sénégal, mais aussi du Cameroun, du Congo  Brazzaville ( devenu République de Congo),de la côte d’Ivoire, du Dahomey ( devenu Bénin ), du Djibouti, du Gabon, de la Guinée, de la Haute Volta(devenu Burkina Faso), de la Mauritanie, du Niger,, du Soudan Français(devenu Mali),du Tchad, du Togo.

 

<<Si tous jeunes Français et Européens savaient le rôle déterminant joué par les Tirailleurs Sénégalais pour la libération de la France lors de la deuxième guerre mondiale, ils auraient certainement un regard plus positif sur l’immigration >>.

La France, devrait enseigner l’histoire de ceux-ci dans ces universités.

 

La dette de la France :

Si la France a pu avoir un vaste empire colonial, c’est grâce en grande partie aux « tirailleurs sénégalais>>. La participation des « «  tirailleurs sénégalais>> a été déterminante aussi l’issu des deux grandes mondiales. L’Afrique fut le cœur de l’armée de libération de la France. C’est  en effet  que c’est joué l’essentiel du destin de la France.

Si le premier bataillon des « « tirailleurs sénégalais >> a été formé à Saint-Lois ( au Sénégal).

(La France et ses tirailleurs, éditions Dubois,2003 ) Charles  Onana  rappelle que la France utilisait quelquefois des méthodes barbares pour enrôler les Africains. Il cite le témoignage d’Ateba Yene ! «  Dans le village, la mission ambulante de mobilisation forcée faisait rage, ils furent embarqués sans ménagement dans les camions militaires… » M.Amadou  Mactar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, constate : « L’incorporation des « tirailleurs sénégalais >> se faisait ainsi ; du moins en ces temps-là, selon des méthodes qui s’apparentaient  à des méthodes utilisées dans le recrutement de la main d’œuvre destinée au travail forcé auquel était soumis les indigènes, sujets français ».

Pourtant, comme le dit si bien Charles Onana : « Dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale, l’histoire des « tirailleurs sénégalais »n’existe pas. Absente des manuels scolaires, écartées des grandes commémorations nationales, invisible dans le répertoire des  monuments de la capitale française, rien ou presque  ne témoigne de la présente  déterminante de l’Afrique dans la libération de la France. Nous avons donc décidé de fouiller savoir et faire savoir ce que tous livres d’histoire dissimulent aux enfants de France et d’Afrique : le rôle et l’action des « tirailleurs sénégalais » comme dans de nombreux domaines, la France a encore fait le choix de la falsification historique.

C’est en Afrique que de gaulle, le chef de la France Libre, organise la résistance, « seulement un nombre très limités de Français ont accepté de rejoindre le général De Gaulle au début de la résistance. L’homme du 18 juin, a fini pour trouver, malgré le peu de soutien de ses compatriotes, l’enthousiasme et la  disponibilité  chez les Africains pour continuer le combat ». Alors que des personnalités comme le maréchal Pétain, l’amiral Darlan, le ministre Laval, le haut commissaire Boisson, le général Husson, l’amiral Platon, sont des complices des crimes nazis, une personnalité noire accorde son soutien à De Gaulle. Il s’agit du gouverneur Félix Eboué.

Des « tirailleurs sénégalais » détestés par les nazis :

Il est clair pour les nazis que les « tirailleurs sénégalais » sont des  singes. Pour les Boches, les Nègres souillent l’armée française. Les Allemands sont fous de rage  car ils ne s’attendaient pas à trouver une grande résistance chez les noirs.

Le mensonge et l’ignorance sont entretenus dans les livres d’histoire. Les Américains sont présentés comme des champions de la libération de la France, les Africains et plus généralement les Noirs( car il y avait aussi des Antillais) font figure de « lépreux » ou de »singes ».

Président Chirac : la revalorisation des pensions des coloniaux, ‘’un acte de justice ‘’

 

Le Président Jacques Chirac a déclaré que la mise à niveau des pensions des anciens combattants des ex-coloniaux constituait un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l’ex-empire français combattre sous notre drapeau…’’ cette mesure juste, c’est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l’histoire nationale’’ a t-il conclu.

Au nom du respect que nous leurs donnons, plus de sens à leur sacrifice, en nous fondant sur les valeurs partagées de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité.

 

A LIRE  ET A VOIR

 

« La France et ses tirailleurs, enquêtes sur les combattants de la République », Charles Onana. Dubois 2003.

 

Le film de Ousmane Sembène, « Camp de Thiaroye ».

Hommage aux Tirailleurs  Sénégalais.

 

La démarche africaine, en interrogent le passé africain, des origines à nos jours, est celles-ci : connaître par soi-même tout son passé (glorieux ou non) sur toute l’étendue  du continent africain, évaluer les accomplissements par les ancêtres, étudier leurs succès et leurs échecs, leurs valeurs et leurs idéaux, comprendre philosophiquement et économiquement la traite négrière (le plus grand crime contre l’humanité, commis par l’Europe entière), rechercher l’unité, la solidarité et l’intégration africaine, bâtir la renaissance Africaine dans le conteste global du monde aujourd’hui.

                                                                                              Théophile Obenga

Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentrisme. P. 51

 

CONTRIBUTION DE : TOURE BOUBACAR

 

Première  victimes : Les Troupes  Franco-Sénégaises.

C’est L’allemagne qui viola la première la Convention internationale de la Haye du 29 juillet 1899, dont elle était pourtant cosignataire, Convention interdisant d’employer ‘’ des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants’’ ; La première attaque se fit sous forme de nuages de chlore que les services spécialisés allemands répandirent  sur les troupes franco- sénégalaises opérant sur le front de Bixchoote, en Belgique, le 22 avril 1915. Une seconde vague, le 19 décembre de la même année, fut encore plus meurtrière, car le gaz répandu contenait du chlore et de l’oxychlorure de carbone, poison terriblement efficace.

 

«  Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. « Vous avez été de l’équipe volontaire des compagnons qui ont maintenu  votre pays  dans la guerre et de l’honneur. « Vous avez été de ceux qui. Au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. «  Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! >>

 

Cette déclaration historique du Général Charles De Gaulle du 1er septembre 1945 est un vibrant hommage, mérité aux Tirailleurs  Sénégalais. Pourtant,  les conséquences qui s’y rattachaient directement  ou indirectement n’ont pas été tirées à juste valeur par rapport à leurs revendications spécifiques, mais aussi la place de leurs ascendants dans la République Française , hier et aujourd’hui, ici et là-bas.

 

Au nom de la mémoire, c’est un devoir de leur rendre hommage car les Tirailleurs dits Sénégalais n’ont pas tiré ailleurs. En effet, en s’impliquant aux côtés de la France, ils ont combattu pour leur propre liberté mais aussi pour celle du continent africain et au delà.

C’est pourquoi, sans  tomber dans ces travers victimaires à la mode, il est utile de souvenir de leurs sacrifices, dans ce contexte de perte de repères en rappelant leurs hauts faits pour mettre au goût du jour de leurs  descendants directs ou indirects qui méconnaissent ou ignorent leur contribution pour la République, ici et là-bas.

Mais depuis quelques années, des efforts ont été faits ou sont signifier enfin compenser à la reconnaissance leurs actions. Ainsi, le 15 août 2004, le Président Jacques Chirac reconnaissait : « …au prix des sacrifices immenses, les forces de liberté poursuivaient leur assaut pour briser la machine de mort et de haine qui, au mépris des valeurs essentiels de l’humanité, avait entrepris d’asservir l’Europe >>.  De pareilles prises de positions des autorités sont à encourager car elles ne font que rappeler la stricte vérité du retard de reconnaissance de ces bataillons constitués de centaines de milliers d’Africains qui ont souvent  servi de chairs à canon  ont souvent été forcés à s’enrôler, venaient du Sénégal, mais aussi du Cameroun, du Congo  Brazzaville ( devenu République de Congo),de la côte d’Ivoire, du Dahomey ( devenu Bénin ), du Djibouti, du Gabon, de la Guinée, de la Haute Volta(devenu Burkina Faso), de la Mauritanie, du Niger,, du Soudan Français(devenu Mali),du Tchad, du Togo.

 

<<Si tous jeunes Français et Européens savaient le rôle déterminant joué par les Tirailleurs Sénégalais pour la libération de la France lors de la deuxième guerre mondiale, ils auraient certainement un regard plus positif sur l’immigration >>.

La France, devrait enseigner l’histoire de ceux-ci dans ces universités.

 

La dette de la France :

Si la France a pu avoir un vaste empire colonial, c’est grâce en grande partie aux « tirailleurs sénégalais>>. La participation des « «  tirailleurs sénégalais>> a été déterminante aussi l’issu des deux grandes mondiales. L’Afrique fut le cœur de l’armée de libération de la France. C’est  en effet  que c’est joué l’essentiel du destin de la France.

Si le premier bataillon des « « tirailleurs sénégalais >> a été formé à Saint-Lois ( au Sénégal).

(La France et ses tirailleurs, éditions Dubois,2003 ) Charles  Onana  rappelle que la France utilisait quelquefois des méthodes barbares pour enrôler les Africains. Il cite le témoignage d’Ateba Yene ! «  Dans le village, la mission ambulante de mobilisation forcée faisait rage, ils furent embarqués sans ménagement dans les camions militaires… » M.Amadou  Mactar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, constate : « L’incorporation des « tirailleurs sénégalais >> se faisait ainsi ; du moins en ces temps-là, selon des méthodes qui s’apparentaient  à des méthodes utilisées dans le recrutement de la main d’œuvre destinée au travail forcé auquel était soumis les indigènes, sujets français ».

Pourtant, comme le dit si bien Charles Onana : « Dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale, l’histoire des « tirailleurs sénégalais »n’existe pas. Absente des manuels scolaires, écartées des grandes commémorations nationales, invisible dans le répertoire des  monuments de la capitale française, rien ou presque  ne témoigne de la présente  déterminante de l’Afrique dans la libération de la France. Nous avons donc décidé de fouiller savoir et faire savoir ce que tous livres d’histoire dissimulent aux enfants de France et d’Afrique : le rôle et l’action des « tirailleurs sénégalais » comme dans de nombreux domaines, la France a encore fait le choix de la falsification historique.

C’est en Afrique que de gaulle, le chef de la France Libre, organise la résistance, « seulement un nombre très limités de Français ont accepté de rejoindre le général De Gaulle au début de la résistance. L’homme du 18 juin, a fini pour trouver, malgré le peu de soutien de ses compatriotes, l’enthousiasme et la  disponibilité  chez les Africains pour continuer le combat ». Alors que des personnalités comme le maréchal Pétain, l’amiral Darlan, le ministre Laval, le haut commissaire Boisson, le général Husson, l’amiral Platon, sont des complices des crimes nazis, une personnalité noire accorde son soutien à De Gaulle. Il s’agit du gouverneur Félix Eboué.

Des « tirailleurs sénégalais » détestés par les nazis :

Il est clair pour les nazis que les « tirailleurs sénégalais » sont des  singes. Pour les Boches, les Nègres souillent l’armée française. Les Allemands sont fous de rage  car ils ne s’attendaient pas à trouver une grande résistance chez les noirs.

Le mensonge et l’ignorance sont entretenus dans les livres d’histoire. Les Américains sont présentés comme des champions de la libération de la France, les Africains et plus généralement les Noirs( car il y avait aussi des Antillais) font figure de « lépreux » ou de »singes ».

Président Chirac : la revalorisation des pensions des coloniaux, ‘’un acte de justice ‘’

 

Le Président Jacques Chirac a déclaré que la mise à niveau des pensions des anciens combattants des ex-coloniaux constituait un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l’ex-empire français combattre sous notre drapeau…’’ cette mesure juste, c’est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l’histoire nationale’’ a t-il conclu.

Au nom du respect que nous leurs donnons, plus de sens à leur sacrifice, en nous fondant sur les valeurs partagées de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité.

 

A LIRE  ET A VOIR

 

« La France et ses tirailleurs, enquêtes sur les combattants de la République », Charles Onana. Dubois 2003.

 

Le film de Ousmane Sembène, « Camp de Thiaroye ».

Hommage aux Tirailleurs  Sénégalais.

 

La démarche africaine, en interrogent le passé africain, des origines à nos jours, est celles-ci : connaître par soi-même tout son passé (glorieux ou non) sur toute l’étendue  du continent africain, évaluer les accomplissements par les ancêtres, étudier leurs succès et leurs échecs, leurs valeurs et leurs idéaux, comprendre philosophiquement et économiquement la traite négrière (le plus grand crime contre l’humanité, commis par l’Europe entière), rechercher l’unité, la solidarité et l’intégration africaine, bâtir la renaissance Africaine dans le conteste global du monde aujourd’hui.

                                                                                              Théophile Obenga

Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentrisme. P. 51

 

CONTRIBUTION DE : TOURE BOUBACAR

 

Première  victimes : Les Troupes  Franco-Sénégaises.

C’est L’allemagne qui viola la première la Convention internationale de la Haye du 29 juillet 1899, dont elle était pourtant cosignataire, Convention interdisant d’employer ‘’ des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants’’ ; La première attaque se fit sous forme de nuages de chlore que les services spécialisés allemands répandirent  sur les troupes franco- sénégalaises opérant sur le front de Bixchoote, en Belgique, le 22 avril 1915. Une seconde vague, le 19 décembre de la même année, fut encore plus meurtrière, car le gaz répandu contenait du chlore et de l’oxychlorure de carbone, poison terriblement efficace.

 

«  Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. « Vous avez été de l’équipe volontaire des compagnons qui ont maintenu  votre pays  dans la guerre et de l’honneur. « Vous avez été de ceux qui. Au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. «  Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! >>

 

Cette déclaration historique du Général Charles De Gaulle du 1er septembre 1945 est un vibrant hommage, mérité aux Tirailleurs  Sénégalais. Pourtant,  les conséquences qui s’y rattachaient directement  ou indirectement n’ont pas été tirées à juste valeur par rapport à leurs revendications spécifiques, mais aussi la place de leurs ascendants dans la République Française , hier et aujourd’hui, ici et là-bas.

 

Au nom de la mémoire, c’est un devoir de leur rendre hommage car les Tirailleurs dits Sénégalais n’ont pas tiré ailleurs. En effet, en s’impliquant aux côtés de la France, ils ont combattu pour leur propre liberté mais aussi pour celle du continent africain et au delà.

C’est pourquoi, sans  tomber dans ces travers victimaires à la mode, il est utile de souvenir de leurs sacrifices, dans ce contexte de perte de repères en rappelant leurs hauts faits pour mettre au goût du jour de leurs  descendants directs ou indirects qui méconnaissent ou ignorent leur contribution pour la République, ici et là-bas.

Mais depuis quelques années, des efforts ont été faits ou sont signifier enfin compenser à la reconnaissance leurs actions. Ainsi, le 15 août 2004, le Président Jacques Chirac reconnaissait : « …au prix des sacrifices immenses, les forces de liberté poursuivaient leur assaut pour briser la machine de mort et de haine qui, au mépris des valeurs essentiels de l’humanité, avait entrepris d’asservir l’Europe >>.  De pareilles prises de positions des autorités sont à encourager car elles ne font que rappeler la stricte vérité du retard de reconnaissance de ces bataillons constitués de centaines de milliers d’Africains qui ont souvent  servi de chairs à canon  ont souvent été forcés à s’enrôler, venaient du Sénégal, mais aussi du Cameroun, du Congo  Brazzaville ( devenu République de Congo),de la côte d’Ivoire, du Dahomey ( devenu Bénin ), du Djibouti, du Gabon, de la Guinée, de la Haute Volta(devenu Burkina Faso), de la Mauritanie, du Niger,, du Soudan Français(devenu Mali),du Tchad, du Togo.

 

<<Si tous jeunes Français et Européens savaient le rôle déterminant joué par les Tirailleurs Sénégalais pour la libération de la France lors de la deuxième guerre mondiale, ils auraient certainement un regard plus positif sur l’immigration >>.

La France, devrait enseigner l’histoire de ceux-ci dans ces universités.

 

La dette de la France :

Si la France a pu avoir un vaste empire colonial, c’est grâce en grande partie aux « tirailleurs sénégalais>>. La participation des « «  tirailleurs sénégalais>> a été déterminante aussi l’issu des deux grandes mondiales. L’Afrique fut le cœur de l’armée de libération de la France. C’est  en effet  que c’est joué l’essentiel du destin de la France.

Si le premier bataillon des « « tirailleurs sénégalais >> a été formé à Saint-Lois ( au Sénégal).

(La France et ses tirailleurs, éditions Dubois,2003 ) Charles  Onana  rappelle que la France utilisait quelquefois des méthodes barbares pour enrôler les Africains. Il cite le témoignage d’Ateba Yene ! «  Dans le village, la mission ambulante de mobilisation forcée faisait rage, ils furent embarqués sans ménagement dans les camions militaires… » M.Amadou  Mactar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, constate : « L’incorporation des « tirailleurs sénégalais >> se faisait ainsi ; du moins en ces temps-là, selon des méthodes qui s’apparentaient  à des méthodes utilisées dans le recrutement de la main d’œuvre destinée au travail forcé auquel était soumis les indigènes, sujets français ».

Pourtant, comme le dit si bien Charles Onana : « Dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale, l’histoire des « tirailleurs sénégalais »n’existe pas. Absente des manuels scolaires, écartées des grandes commémorations nationales, invisible dans le répertoire des  monuments de la capitale française, rien ou presque  ne témoigne de la présente  déterminante de l’Afrique dans la libération de la France. Nous avons donc décidé de fouiller savoir et faire savoir ce que tous livres d’histoire dissimulent aux enfants de France et d’Afrique : le rôle et l’action des « tirailleurs sénégalais » comme dans de nombreux domaines, la France a encore fait le choix de la falsification historique.

C’est en Afrique que de gaulle, le chef de la France Libre, organise la résistance, « seulement un nombre très limités de Français ont accepté de rejoindre le général De Gaulle au début de la résistance. L’homme du 18 juin, a fini pour trouver, malgré le peu de soutien de ses compatriotes, l’enthousiasme et la  disponibilité  chez les Africains pour continuer le combat ». Alors que des personnalités comme le maréchal Pétain, l’amiral Darlan, le ministre Laval, le haut commissaire Boisson, le général Husson, l’amiral Platon, sont des complices des crimes nazis, une personnalité noire accorde son soutien à De Gaulle. Il s’agit du gouverneur Félix Eboué.

Des « tirailleurs sénégalais » détestés par les nazis :

Il est clair pour les nazis que les « tirailleurs sénégalais » sont des  singes. Pour les Boches, les Nègres souillent l’armée française. Les Allemands sont fous de rage  car ils ne s’attendaient pas à trouver une grande résistance chez les noirs.

Le mensonge et l’ignorance sont entretenus dans les livres d’histoire. Les Américains sont présentés comme des champions de la libération de la France, les Africains et plus généralement les Noirs( car il y avait aussi des Antillais) font figure de « lépreux » ou de »singes ».

Président Chirac : la revalorisation des pensions des coloniaux, ‘’un acte de justice ‘’

 

Le Président Jacques Chirac a déclaré que la mise à niveau des pensions des anciens combattants des ex-coloniaux constituait un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l’ex-empire français combattre sous notre drapeau…’’ cette mesure juste, c’est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l’histoire nationale’’ a t-il conclu.

Au nom du respect que nous leurs donnons, plus de sens à leur sacrifice, en nous fondant sur les valeurs partagées de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité.

 

A LIRE  ET A VOIR

 

« La France et ses tirailleurs, enquêtes sur les combattants de la République », Charles Onana. Dubois 2003.

 

Le film de Ousmane Sembène, « Camp de Thiaroye ».

Hommage aux Tirailleurs  Sénégalais.

 

La démarche africaine, en interrogent le passé africain, des origines à nos jours, est celles-ci : connaître par soi-même tout son passé (glorieux ou non) sur toute l’étendue  du continent africain, évaluer les accomplissements par les ancêtres, étudier leurs succès et leurs échecs, leurs valeurs et leurs idéaux, comprendre philosophiquement et économiquement la traite négrière (le plus grand crime contre l’humanité, commis par l’Europe entière), rechercher l’unité, la solidarité et l’intégration africaine, bâtir la renaissance Africaine dans le conteste global du monde aujourd’hui.

                                                                                              Théophile Obenga

Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentrisme. P. 51

 

CONTRIBUTION DE : TOURE BOUBACAR

 

Première  victimes : Les Troupes  Franco-Sénégaises.

C’est L’allemagne qui viola la première la Convention internationale de la Haye du 29 juillet 1899, dont elle était pourtant cosignataire, Convention interdisant d’employer ‘’ des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants’’ ; La première attaque se fit sous forme de nuages de chlore que les services spécialisés allemands répandirent  sur les troupes franco- sénégalaises opérant sur le front de Bixchoote, en Belgique, le 22 avril 1915. Une seconde vague, le 19 décembre de la même année, fut encore plus meurtrière, car le gaz répandu contenait du chlore et de l’oxychlorure de carbone, poison terriblement efficace.

 

«  Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. « Vous avez été de l’équipe volontaire des compagnons qui ont maintenu  votre pays  dans la guerre et de l’honneur. « Vous avez été de ceux qui. Au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. «  Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! >>

 

Cette déclaration historique du Général Charles De Gaulle du 1er septembre 1945 est un vibrant hommage, mérité aux Tirailleurs  Sénégalais. Pourtant,  les conséquences qui s’y rattachaient directement  ou indirectement n’ont pas été tirées à juste valeur par rapport à leurs revendications spécifiques, mais aussi la place de leurs ascendants dans la République Française , hier et aujourd’hui, ici et là-bas.

 

Au nom de la mémoire, c’est un devoir de leur rendre hommage car les Tirailleurs dits Sénégalais n’ont pas tiré ailleurs. En effet, en s’impliquant aux côtés de la France, ils ont combattu pour leur propre liberté mais aussi pour celle du continent africain et au delà.

C’est pourquoi, sans  tomber dans ces travers victimaires à la mode, il est utile de souvenir de leurs sacrifices, dans ce contexte de perte de repères en rappelant leurs hauts faits pour mettre au goût du jour de leurs  descendants directs ou indirects qui méconnaissent ou ignorent leur contribution pour la République, ici et là-bas.

Mais depuis quelques années, des efforts ont été faits ou sont signifier enfin compenser à la reconnaissance leurs actions. Ainsi, le 15 août 2004, le Président Jacques Chirac reconnaissait : « …au prix des sacrifices immenses, les forces de liberté poursuivaient leur assaut pour briser la machine de mort et de haine qui, au mépris des valeurs essentiels de l’humanité, avait entrepris d’asservir l’Europe >>.  De pareilles prises de positions des autorités sont à encourager car elles ne font que rappeler la stricte vérité du retard de reconnaissance de ces bataillons constitués de centaines de milliers d’Africains qui ont souvent  servi de chairs à canon  ont souvent été forcés à s’enrôler, venaient du Sénégal, mais aussi du Cameroun, du Congo  Brazzaville ( devenu République de Congo),de la côte d’Ivoire, du Dahomey ( devenu Bénin ), du Djibouti, du Gabon, de la Guinée, de la Haute Volta(devenu Burkina Faso), de la Mauritanie, du Niger,, du Soudan Français(devenu Mali),du Tchad, du Togo.

 

<<Si tous jeunes Français et Européens savaient le rôle déterminant joué par les Tirailleurs Sénégalais pour la libération de la France lors de la deuxième guerre mondiale, ils auraient certainement un regard plus positif sur l’immigration >>.

La France, devrait enseigner l’histoire de ceux-ci dans ces universités.

 

La dette de la France :

Si la France a pu avoir un vaste empire colonial, c’est grâce en grande partie aux « tirailleurs sénégalais>>. La participation des « «  tirailleurs sénégalais>> a été déterminante aussi l’issu des deux grandes mondiales. L’Afrique fut le cœur de l’armée de libération de la France. C’est  en effet  que c’est joué l’essentiel du destin de la France.

Si le premier bataillon des « « tirailleurs sénégalais >> a été formé à Saint-Lois ( au Sénégal).

(La France et ses tirailleurs, éditions Dubois,2003 ) Charles  Onana  rappelle que la France utilisait quelquefois des méthodes barbares pour enrôler les Africains. Il cite le témoignage d’Ateba Yene ! «  Dans le village, la mission ambulante de mobilisation forcée faisait rage, ils furent embarqués sans ménagement dans les camions militaires… » M.Amadou  Mactar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, constate : « L’incorporation des « tirailleurs sénégalais >> se faisait ainsi ; du moins en ces temps-là, selon des méthodes qui s’apparentaient  à des méthodes utilisées dans le recrutement de la main d’œuvre destinée au travail forcé auquel était soumis les indigènes, sujets français ».

Pourtant, comme le dit si bien Charles Onana : « Dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale, l’histoire des « tirailleurs sénégalais »n’existe pas. Absente des manuels scolaires, écartées des grandes commémorations nationales, invisible dans le répertoire des  monuments de la capitale française, rien ou presque  ne témoigne de la présente  déterminante de l’Afrique dans la libération de la France. Nous avons donc décidé de fouiller savoir et faire savoir ce que tous livres d’histoire dissimulent aux enfants de France et d’Afrique : le rôle et l’action des « tirailleurs sénégalais » comme dans de nombreux domaines, la France a encore fait le choix de la falsification historique.

C’est en Afrique que de gaulle, le chef de la France Libre, organise la résistance, « seulement un nombre très limités de Français ont accepté de rejoindre le général De Gaulle au début de la résistance. L’homme du 18 juin, a fini pour trouver, malgré le peu de soutien de ses compatriotes, l’enthousiasme et la  disponibilité  chez les Africains pour continuer le combat ». Alors que des personnalités comme le maréchal Pétain, l’amiral Darlan, le ministre Laval, le haut commissaire Boisson, le général Husson, l’amiral Platon, sont des complices des crimes nazis, une personnalité noire accorde son soutien à De Gaulle. Il s’agit du gouverneur Félix Eboué.

Des « tirailleurs sénégalais » détestés par les nazis :

Il est clair pour les nazis que les « tirailleurs sénégalais » sont des  singes. Pour les Boches, les Nègres souillent l’armée française. Les Allemands sont fous de rage  car ils ne s’attendaient pas à trouver une grande résistance chez les noirs.

Le mensonge et l’ignorance sont entretenus dans les livres d’histoire. Les Américains sont présentés comme des champions de la libération de la France, les Africains et plus généralement les Noirs( car il y avait aussi des Antillais) font figure de « lépreux » ou de »singes ».

Président Chirac : la revalorisation des pensions des coloniaux, ‘’un acte de justice ‘’

 

Le Président Jacques Chirac a déclaré que la mise à niveau des pensions des anciens combattants des ex-coloniaux constituait un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l’ex-empire français combattre sous notre drapeau…’’ cette mesure juste, c’est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l’histoire nationale’’ a t-il conclu.

Au nom du respect que nous leurs donnons, plus de sens à leur sacrifice, en nous fondant sur les valeurs partagées de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité.

 

A LIRE  ET A VOIR

 

« La France et ses tirailleurs, enquêtes sur les combattants de la République », Charles Onana. Dubois 2003.

 

Le film de Ousmane Sembène, « Camp de Thiaroye ».

Hommage aux Tirailleurs  Sénégalais.

 

La démarche africaine, en interrogent le passé africain, des origines à nos jours, est celles-ci : connaître par soi-même tout son passé (glorieux ou non) sur toute l’étendue  du continent africain, évaluer les accomplissements par les ancêtres, étudier leurs succès et leurs échecs, leurs valeurs et leurs idéaux, comprendre philosophiquement et économiquement la traite négrière (le plus grand crime contre l’humanité, commis par l’Europe entière), rechercher l’unité, la solidarité et l’intégration africaine, bâtir la renaissance Africaine dans le conteste global du monde aujourd’hui.

                                                                                              Théophile Obenga

Le sens de la lutte contre l’africanisme eurocentrisme. P. 51

 

CONTRIBUTION DE : TOURE BOUBACAR

 

Première  victimes : Les Troupes  Franco-Sénégaises.

C’est L’allemagne qui viola la première la Convention internationale de la Haye du 29 juillet 1899, dont elle était pourtant cosignataire, Convention interdisant d’employer ‘’ des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants’’ ; La première attaque se fit sous forme de nuages de chlore que les services spécialisés allemands répandirent  sur les troupes franco- sénégalaises opérant sur le front de Bixchoote, en Belgique, le 22 avril 1915. Une seconde vague, le 19 décembre de la même année, fut encore plus meurtrière, car le gaz répandu contenait du chlore et de l’oxychlorure de carbone, poison terriblement efficace.

 

«  Répondant à l’appel de la France en péril de mort, vous avez rallié les Forces Françaises Libres. « Vous avez été de l’équipe volontaire des compagnons qui ont maintenu  votre pays  dans la guerre et de l’honneur. « Vous avez été de ceux qui. Au premier rang, lui ont permis de remporter la victoire. «  Au moment où le but est atteint, je tiens à vous remercier amicalement, simplement, au nom de la France ! >>

 

Cette déclaration historique du Général Charles De Gaulle du 1er septembre 1945 est un vibrant hommage, mérité aux Tirailleurs  Sénégalais. Pourtant,  les conséquences qui s’y rattachaient directement  ou indirectement n’ont pas été tirées à juste valeur par rapport à leurs revendications spécifiques, mais aussi la place de leurs ascendants dans la République Française , hier et aujourd’hui, ici et là-bas.

 

Au nom de la mémoire, c’est un devoir de leur rendre hommage car les Tirailleurs dits Sénégalais n’ont pas tiré ailleurs. En effet, en s’impliquant aux côtés de la France, ils ont combattu pour leur propre liberté mais aussi pour celle du continent africain et au delà.

C’est pourquoi, sans  tomber dans ces travers victimaires à la mode, il est utile de souvenir de leurs sacrifices, dans ce contexte de perte de repères en rappelant leurs hauts faits pour mettre au goût du jour de leurs  descendants directs ou indirects qui méconnaissent ou ignorent leur contribution pour la République, ici et là-bas.

Mais depuis quelques années, des efforts ont été faits ou sont signifier enfin compenser à la reconnaissance leurs actions. Ainsi, le 15 août 2004, le Président Jacques Chirac reconnaissait : « …au prix des sacrifices immenses, les forces de liberté poursuivaient leur assaut pour briser la machine de mort et de haine qui, au mépris des valeurs essentiels de l’humanité, avait entrepris d’asservir l’Europe >>.  De pareilles prises de positions des autorités sont à encourager car elles ne font que rappeler la stricte vérité du retard de reconnaissance de ces bataillons constitués de centaines de milliers d’Africains qui ont souvent  servi de chairs à canon  ont souvent été forcés à s’enrôler, venaient du Sénégal, mais aussi du Cameroun, du Congo  Brazzaville ( devenu République de Congo),de la côte d’Ivoire, du Dahomey ( devenu Bénin ), du Djibouti, du Gabon, de la Guinée, de la Haute Volta(devenu Burkina Faso), de la Mauritanie, du Niger,, du Soudan Français(devenu Mali),du Tchad, du Togo.

 

<<Si tous jeunes Français et Européens savaient le rôle déterminant joué par les Tirailleurs Sénégalais pour la libération de la France lors de la deuxième guerre mondiale, ils auraient certainement un regard plus positif sur l’immigration >>.

La France, devrait enseigner l’histoire de ceux-ci dans ces universités.

 

La dette de la France :

Si la France a pu avoir un vaste empire colonial, c’est grâce en grande partie aux « tirailleurs sénégalais>>. La participation des « «  tirailleurs sénégalais>> a été déterminante aussi l’issu des deux grandes mondiales. L’Afrique fut le cœur de l’armée de libération de la France. C’est  en effet  que c’est joué l’essentiel du destin de la France.

Si le premier bataillon des « « tirailleurs sénégalais >> a été formé à Saint-Lois ( au Sénégal).

(La France et ses tirailleurs, éditions Dubois,2003 ) Charles  Onana  rappelle que la France utilisait quelquefois des méthodes barbares pour enrôler les Africains. Il cite le témoignage d’Ateba Yene ! «  Dans le village, la mission ambulante de mobilisation forcée faisait rage, ils furent embarqués sans ménagement dans les camions militaires… » M.Amadou  Mactar M’Bow, ancien directeur général de l’UNESCO, constate : « L’incorporation des « tirailleurs sénégalais >> se faisait ainsi ; du moins en ces temps-là, selon des méthodes qui s’apparentaient  à des méthodes utilisées dans le recrutement de la main d’œuvre destinée au travail forcé auquel était soumis les indigènes, sujets français ».

Pourtant, comme le dit si bien Charles Onana : « Dans l’histoire de la deuxième guerre mondiale, l’histoire des « tirailleurs sénégalais »n’existe pas. Absente des manuels scolaires, écartées des grandes commémorations nationales, invisible dans le répertoire des  monuments de la capitale française, rien ou presque  ne témoigne de la présente  déterminante de l’Afrique dans la libération de la France. Nous avons donc décidé de fouiller savoir et faire savoir ce que tous livres d’histoire dissimulent aux enfants de France et d’Afrique : le rôle et l’action des « tirailleurs sénégalais » comme dans de nombreux domaines, la France a encore fait le choix de la falsification historique.

C’est en Afrique que de gaulle, le chef de la France Libre, organise la résistance, « seulement un nombre très limités de Français ont accepté de rejoindre le général De Gaulle au début de la résistance. L’homme du 18 juin, a fini pour trouver, malgré le peu de soutien de ses compatriotes, l’enthousiasme et la  disponibilité  chez les Africains pour continuer le combat ». Alors que des personnalités comme le maréchal Pétain, l’amiral Darlan, le ministre Laval, le haut commissaire Boisson, le général Husson, l’amiral Platon, sont des complices des crimes nazis, une personnalité noire accorde son soutien à De Gaulle. Il s’agit du gouverneur Félix Eboué.

Des « tirailleurs sénégalais » détestés par les nazis :

Il est clair pour les nazis que les « tirailleurs sénégalais » sont des  singes. Pour les Boches, les Nègres souillent l’armée française. Les Allemands sont fous de rage  car ils ne s’attendaient pas à trouver une grande résistance chez les noirs.

Le mensonge et l’ignorance sont entretenus dans les livres d’histoire. Les Américains sont présentés comme des champions de la libération de la France, les Africains et plus généralement les Noirs( car il y avait aussi des Antillais) font figure de « lépreux » ou de »singes ».

Président Chirac : la revalorisation des pensions des coloniaux, ‘’un acte de justice ‘’

 

Le Président Jacques Chirac a déclaré que la mise à niveau des pensions des anciens combattants des ex-coloniaux constituait un acte de justice et de reconnaissance envers tous ceux qui sont venus de l’ex-empire français combattre sous notre drapeau…’’ cette mesure juste, c’est aussi une façon, pour la France, de réintégrer pleinement cette mémoire dans l’histoire nationale’’ a t-il conclu.

Au nom du respect que nous leurs donnons, plus de sens à leur sacrifice, en nous fondant sur les valeurs partagées de la Liberté, de l’Egalité, et de la Fraternité.

 

A LIRE  ET A VOIR

 

« La France et ses tirailleurs, enquêtes sur les combattants de la République », Charles Onana. Dubois 2003.

 

Le film de Ousmane Sembène, « Camp de Thiaroye ».

 

 

 

Commentaire n°1 posté par TOURE BOUBACAR le 12/11/2008 à 14h00

Vous avez raison de souligner la place des soldats africains qui sont venus défendre la France avec l'espoir que les Français les considéreraient comme des frères. Cette fraternité se fait encore attendre. Je suis convaincu qu'elle va venir. C'est le sens de votre combat comme du mien. Et l'élection d'un président noir aux Etats Unis montre que même là où le racisme a été fort, la fraternité peut un jour exister.

Réponse de marc everbecq le 12/11/2008 à 19h21

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