Le Blog de Marc Everbecq
Ensemble pour le renouveau de Bagnolet
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« Pour le bien commun de tous,
Un grand service public national de l’eau »
Le SEDIF, premier syndicat des eaux de France, doit, avant le terme du contrat qui le lie à Véolia (31 décembre 2010), décider de son nouveau mode de gestion lors du Conseil Syndical du 11 décembre 2008.
Naturellement, le débat rebondit, tant la question de l’appropriation humaine de la gestion des ressources de l’eau est un enjeu majeur.
Répondre à ce défi pose, pour les élus communistes et partenaires du SEDIF, l’exigence d’un grand service public national de l’eau qui passe par des nationalisations.
En effet :
Les droits humains ne sont pas une marchandise. Notre pays a besoin de service public, d’efficacité sociale, d’engagement national pour des grandes causes sociétales et environnementales. L’eau est l’une de ces causes. C’est le sens de notre engagement.
C’est ce que nous avons tenu à rappeler lors des séances de travail des comités, tout en notant que les modalités qui ont prévalu à la réflexion du comité constituent pour la première fois une avancée non négligeable, permettant aux élus de décider souverainement.
Nous tendons vers une gestion publique de l’eau, tant au niveau de notre syndicat intercommunal, que sur le territoire national.
Une gestion publique nous permettrait de mutualiser les expériences et les moyens au service des populations, avec un accès à l’eau le plus juste pour l’usager sur l’ensemble du territoire.
Malheureusement, en l’absence d’un grand service public national de l’eau, aucun des scénarios proposés concernant le mode de gestion du SEDIF ne satisfait à cette conception progressiste.
Toutefois, afin de s’inscrire dans cette perspective, les élus communistes et partenaires se prononcent en faveur de la création d’une régie avec marchés publics.
Pour nous, cette option ne peut être que transitoire, dans un délai le plus court possible. En effet, nous souhaitons que le SEDIF se réapproprie progressivement les compétences perdues au profit du délégataire.
Seule cette gestion publique dégagée de toute obligation de rentabilité peut selon nous remplir cette mission de service public.
Ce choix nous permet, nous le croyons :
Conforter le service public, le développer, affirmer l’engagement de la nation ne relève pas d’une utopie, mais d’un autre choix de société.
C’est plus que jamais pour ces choix progressistes que se positionnent les élus communistes et partenaires, avec le souci d’efficacité et d’intérêt pour l’usager dans l’immédiat, mais sans renoncer à une vision publique, durable et progressiste de la gestion de l’eau en France et dans le monde.
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