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Mercredi 9 juillet 2008 3 09 /07 /Juil /2008 08:22

Voici l'article de Marie-Pierre Bologna dans Le Parisien du 8 juillet.

Marie-Claude Pietragalla a décidé d'installer sa compagnie dans la ville. Ce nouveau lieu ouvert à toutes les inspirations deviendra réalité dans trois petites années.

«CE QUI m'intéresse à Bagnolet, c'est l'émulation artistique qui y règne, je pense au festival de graff mais aussi à ce qui se passe autour de la musique. J'aimerais trouver le moyen de faire cohabiter toutes ces disciplines artistiques... » Elle en avait envie, le projet est sur les rails.

C'est en Seine-Saint-Denis, et dans la ville où elle réside, que la danseuse étoile Marie-Claude Pietragalla installera sa compagnie. Le site viendra s'insérer à l'entrée de la ville, sur un terrain de 1 000 m 2 située 16-18, rue Sadi-Carnot et 2-4, avenue Henriette, où sommeille aujourd'hui un bâtiment vide, un ancien entrepôt de plain-pied, tout en longueur et sans charme.

Lors du conseil municipal de juin dernier, la mairie a accepté de vendre le terrain à l'artiste. Le prix, hors frais annexes, tourne autour de 480 000 . « Cela a été long à finaliser car plusieurs propriétaires ( NDLR : commune et département) se partageaient les lieux. Il a fallu mettre tout ce beau monde d'accord », sourit le directeur général des services. Ce dernier ne cache pas sa satisfaction et se dit « honoré » d'accueillir cette figure de la danse contemporaine.

Entre deux répétitions, la « femme qui danse » finalise les démarches administratives auprès des notaires. Des architectes sont déjà au travail. Le projet devrait être dévoilé en décembre. Ensuite, il faudra encore compter trois bonnes années pour couper le ruban de l'inauguration. Les concepteurs s'appuieraient sur le bâti existant qu'il conviendra de rénover.

Une étoile de l'autre côté du périphérique ? Rien d'étonnant à cela, au contraire. « J'aime la banlieue, je l'avoue, et j'entretiens des liens étroits avec la Seine-Saint-Denis », explique simplement l'ancienne directrice du Ballet national de Marseille. Il faut dire que Pietragalla l'atypique sème sur un terreau où l'art de la danse a toujours su s'épanouir. C'est à Bagnolet, en 1969, que le danseur Jaque Chaurand créait le concours chorégraphique international. Rampe de lancement de la danse contemporaine, la manifestation connue sous le nom de « concours de Bagnolet » a révélé des talents comme Maguy Marin, Régine Chopinot, Dominique Bagouet, Philippe Decouflé et donné un petit coup de vieux aux pointes et aux tutus.

En attendant que le projet prenne son envol, Marie-Claude Pietragalla reste fidèle au 93. A Saint-Ouen, dans les locaux de Pierre Cardin et en toute discrétion, elle peaufine actuellement une création, le spectacle « Marco Polo » qui mêlera hip-hop, arts martiaux, dessin d'animation. Elle présentera son ballet le 16 août au nouvel Opéra de Pékin puis, en mars 2009, au palais des Congrès de Paris.

Pour en savoir plus sur l'artiste : www.pietraggalla.com.

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Commentaires

Ce qui est ridicule, c'est surtout ce prix de vente !
Demandez-donc à vos futurs partenaires de l'interco et actuels voisins qui parmi eux a récemment vendu un terrain au prix des Domaines pour un projet immobilier privé ! Et en plein centre-ville...
Comme vous le savez, il est possible de majorer le prix de vente par rapport à l'estimation des services de l'Etat - et heureusement. Car cela peut être une "manne" pour des
communes endettées, par exemple...
Commentaire n°1 posté par Prolétaires, etc. le 16/07/2008 à 12h48

Vous avez raison. Mais la marge n'est que de 10% et cela ne peut donc suffire ni à atteindre les prix de vente mirobolants que vous avez en tête, ni à désendetter une ville qui manifestement n'a pas beaucoup de crédit auprès de votre appréciation de la réalité.

Réponse de marc everbecq le 16/07/2008 à 22h20
Maguy Marin, Régine Chopinot, Dominique Bagouet, Philippe Decouflé, c'était l'âge d'or de Bagnolet. La mairie n'a rien fait pour retenir ces artistes talentueux qui ont d'ailleurs poursuivi leur aventure ailleurs. Ce qui est ridicule, ce n'est pas, comme le fait avec justesse cet internaute, de faire remarquer que Pietragalla, cette artiste en perte de vitesse depuis 10 ans, bénéficie aujourd'hui d'un prix au mètre carré qui se situe largement au dessous des prix du marché, non, ce qui est ridicule, c'est de penser que le festival de graff est l'avenir artistique de Bagnolet! Il suffit de voir, une fois le festival passé, quel sort les engins de la ville réservent à ces soi-disant expressions artistiques qui, soit dit en passant, n'évoluent jamais depuis vingt ans, à la différence des autres expressions artistiques (danse, peinture, musique, sculpture, mozaique, etc.) qui, elles, s'inscrivent dans une histoire et une dynamique propre... L'internaute précédant a raison de se demander pourquoi un les biens communaux ont été bradés à quelqu'un qui n'est pas connue pour sa philanthropie. Mme Pietragalla, comme tout le monde le sait, a laissé un souvenir épouvantable lors de son passage au Ballet national de Marseille. Elle a tellement terrorisé danseurs et personnels qu'elle a dû être poussée à la démission. Ce n'est pas moi qui le dit, mais  "L'Humanité" dans son édition du 6 mars 2004 : "Le conseil d’administration du Ballet national de Marseille, réuni vendredi dernier en cession extraordinaire, a donné son aval à une possible démission de sa directrice artistique, Marie-Claude Pietragalla, souhaitée par 80 % du personnel et 87,5 % des danseurs." Va-t-elle rééditer son succès marseillais à Bagnolet? La question est ouverte.
Commentaire n°2 posté par Julien le 11/07/2008 à 23h06

Cher Julien, Je regrette que vos propos soient aigres. Car ils le sont inutilement. Pourquoi mélanger tout un tas de questions pour au final tenter de faire une démonstration scabreuse : Pietragalla est une piètre artiste et la mairie qui la soutient n'a rien compris car elle avait la possibilité d'en soutenir d'autres bien meilleurs. Je simplifie le raisonnement mais en quelques mots je pense qu'il résume votre pensée. Permettez-moi de considérer qu'elle n'est pas digne. La mairie apporte son concours à l'implantation de la compagnie Pietragalla à Bagnolet. En quoi cela est-il reprochable ? D'autant que Mme Pietragalla finance elle-même cette acquisition et que cela n'entraine aucun autre lien avec la mairie. Je pense que c'est une fierté pour Bagnolet d'avoir été choisi par une artiste de très grand talent. Quant à Marseille, je ne serai juge de rien. Sauf à dire que Mme Pietragalla avait sans doute des idées très tranchées, qui dérangeaient bien des gens, du haut jusqu'en bas. Bousculer des habitudes et vouloir que l'argent public aille bien au financement de la création est très probablement une attitude que j'aurai eu moi-même si je m'étais trouvé à Marseille. Comme quoi je vous invite à vous méfier des procès en sorcellerie. Et le fait que l'Huma soit convoquée à ce procès ne m'impressionne guère. Par ailleurs, concernant Kosmopolite, je ne vois pas encore une fois ce que vous voulez dire. Un festival comporte forcément une forme de répétition. Même Avignon n'est pas à l'abris de cela. Kosmopolite est tout simplement un événement quasi unique au monde. C'est aussi cela qui en fait l'intérêt. Pour le reste je ne ferai pas de distingo aussi net que vous entre arts mineurs et arts majeurs.
Ce que je retiens au final : vous apportez une critique féroce de la politique municipale en matière de culture. Je conviens qu'elle puisse ne pas plaire et convenir à tout le monde. Mais les moyens d'une ville comme Bagnolet ne sont pas ceux qui existaient il y a 35 ans et l'état de notre société a beaucoup évolué et nécessite beaucoup d'efforts et souvent de tatonnements pour parvenir à le comprendre. Je suis prêt à discuter de tout cela avec vous si vous le souhaitez. Appelez moi en mairie. Merci d'avance. Et à bientôt. Marc Everbecq

Réponse de marc everbecq le 12/07/2008 à 11h28
480 000€ pour 1000 m2, ça fait du 480€ le m2, non ?
C'est bien parce que Pietragalla est pauvre et que la commune est riche que vous pouvez vous le permettre !
Vaudrait pas mieux éviter de publier les chiffres dans la presse parfois ?
Commentaire n°3 posté par Prolétaires de tous les pays le 09/07/2008 à 18h15

Je me permets de vous le dire : vous êtes ridicule. Les prix que vous évoquez sont réels parce qu'ils sont les chiffres du service du fisc. Ce sont les tarifs retenus par la mairie de Bagnolet pour vendre les propriétés communales. Il y a aussi dans cette affaire des propriétés du conseil général, aujourd'hui PS, qui pratique les mêmes tarifs au mètre carré. Vous le voyez il n'y a que vous qui voyez le contraire.

Réponse de marc everbecq le 10/07/2008 à 00h22

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