Dimanche 6 juillet 2008
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Philippe Dallier (sénateur-maire des
Pavillons-sous-Bois) réclame un gel des projets d'intercommunalité en petite couronne
Interview du 3 juillet 2008
Après les Assises de la Métropole, Philippe Dallier, sénateur (UMP) de Seine-Saint-Denis, s'inquiète de l’influence grandissante des
opposants au Grand Paris.
Pourquoi, contrairement à la grande majorité des élus, êtes-vous opposé au syndicat mixte proposé lors des Assises de la métropole ? Philippe
Dallier : On a fait monter, le 25 juin, le ban et l’arrière-ban des opposants au Grand Paris, en particulier le président de la région et les présidents de conseils généraux de
la grande couronne. Résultat, on passe de la fête des voisins à un conseil syndical au sein duquel chacun, en Ile-de-France, pourra adhérer.
Pourquoi avez-vous adressé une lettre, le 2 juillet, au président de la République ? Philippe Dallier : Pour qu’il demande aux préfets de
prononcer d’urgence un moratoire sur les extensions de l’intercommunalité à fiscalité propre en petite couronne. Et ceci, au moins jusqu’à la fin de l’année 2009, date à laquelle le
gouvernement doit, selon la lettre de mission que lui a adressée le chef de l’Etat, arrêter la gouvernance de la métropole.
En quoi ces projets d’intercommunalité seraient-ils une menace pour le Grand Paris ? Philippe Dallier : Tous ceux qui redoutent, à tort, de
se faire avaler par Paris, se précipitent dans l’intercommunalité pour mettre le gouvernement devant le fait accompli. Et peu importe que les périmètres ne soient pas pertinents ! Seules
comptent les affinités politiques. Ainsi les socialistes et les Verts de Seine-Saint-Denis s’entendent sur une communauté d’agglomération qui irait de Montreuil à Pantin. Ces communes
peuvent bien pointer du doigt les Hauts-de-Seine, leur projet a aussi pour but d’éviter de payer la seconde tranche du Fonds de solidarité de la région Ile-de-France
(FSRIF).
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Intercommunalité; Fontenay, Vincennes et Saint Mandé sous la pression !
Venons en à ce qui devrait être le dossier politique majeur de la politique locale à partir de la rentrée.
Depuis quelques temps le sud de la Seine Saint Denis bruisse de rumeurs d’intercommunalité. J’avais discuté avec mes camarades fraichement élu(e)s en particulier à Noisy le Sec, un premier projet était un “couloir” qui aurait rallié Noisy à Pantin, mais excluant Montreuil. Les choses ont depuis accélérées puisque les derniers projets font maintenant mention de 10 communes, INCLUANT Montreuil la verte, avec une charpente socialiste (Les LiLas, Le Pré, Pantin, Noisy etc..) mais aussi avec des villes communistes (Bagnolet, Romainville) et une ville de droite (Rosny). Marque de la prédominance socialiste, le président “envisagé” est Bertrand Kern le maire PS de Pantin depuis 2001. Le périmètre complet concerne Bagnolet, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec, Montreuil, Bobigny, Bondy et Rosny-sous-Bois, soit près de 440 000 habitants. Ce n’est pas un petit projet !
Bien entendu c’est capital pour les 3 communes de la circonscription, le “village gaulois” de l’intercommunalité, qui se retrouverait cerné au Nord, à L’Est (la petite interco Nogent-Le Perreux) et au Sud (la super petite interco Charenton Saint Maurice).
A partir de là que peut il se passer ?
Tout ceci n’est pas contradictoire avec les avancées (éventuelles) du Grand Paris, les différents rapports émis font le souhait que parallèlement au mouvement général des consolidations locales se produisent.
Tout cela ne sont que de premières hypothèses mais comme je le disais en introduction je pense qu’on tient là LE dossier politique de l’année (voir des 2 années) à venir.
A suivre de près
David Dornbusch
Parti Socialiste - Blog d’actualité politique de la 6° circonscription du Val de Marne (Fontenay sous Bois, Vincennes, Saint Mandé)
Quel chef d'Etat a récemment déclaré avec un sourire narquois: "Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit." ?
a/ Hu Jintao
b/ Dmitri Medvedev
c/ Georges Walker Bush
d/ Nicolas Sarkozy
C'est évidemment Nicolas Sarkozy. Sa déclaration est scandaleuse. On pourrait lui répondre qu'un pouvoir a toujours les syndicats, ou l'opposition qu'il mérite. Il n'est donc jamais bon, quand on est à cette place de président, d'être narquois. Car cela démontre une faiblesse.