Le Blog de Marc Everbecq
Ensemble pour le renouveau de Bagnolet
Il semblerait que le gouvernement prépare une nouvelle réforme de la taxe professionnelle. Les collectivités locales
vivent en grande partie sur les recettes de la taxe professionnelle. Cette annonce ressort des déclarations du Président de la République prononcées au Creusot le 3 juillet dernier.
Pour tenter d'enfermer les élus locaux dans ses choix politiques de régression des moyens du service public, le Chef de l'Etat a annoncé que les élus seront associés de bout en bout à la
réforme. Cette proposition d'associer les élus a pour but de masquer en vérité la très grande inquiétude des maires qui voient les recettes fiscales de leur ville s'effondrer
depuis plusieurs années notamment à cause de la réforme de la taxe professionnelle de Dominique Strauss-Kahn en 1998. Cette réforme (exonération du montant des salaires de la
base imposable par la taxe professionnelle) avait déjà pour but de favoriser l'activité économique en allégeant considérablement le montant de la TP. Cette réforme a eu en fait des
effets catastrophiques. Pourquoi ? Parce que les effets escomptés sur l'activité économique ne se sont jamais ressentis. En effet, on continue à parler de crise économique profonde en
France. Par ailleurs, les entreprises qui ont bénéficié de cet énorme allègement d'impôt sont en réalité les grandes entreprises de services, les plus modernes, qui en ont profité pour
redresser leur résultat net afin de pouvoir continuer à agir sur les marchés financiers. En revanche, les entreprises industrielles n'ont pas été aidées. Car les immobilisations matérielles
continuaient à entrer dans le calcul de la TP. Tout cela a conduit à accélerer la fin de l'industrie dans une région comme l'Ile-de-France. La richesse industrielle et ses emplois sont donc allés
ailleurs. Pendant ce temps, on a découvert que l'avantage donné aux activités de services profitait peu à l'emploi, et que les activités étaient encore plus facilement délocalisables à l'étranger
que les activités industrielles. Cette réforme n'a donc eu aucun effet économique positif. Et son coût social est énorme. Depuis cette réforme les collectivités locales sont privées de
financements car la baisse du montant de TP constatée par une ville est compensée dégressivement par l'Etat. Cette année, l'Etat ne compensera, pour notre ville de Bagnolet, que 50% de
ce qu'il nous a fait perdre toutes ces dernières années. Et l'année prochaine ce sera encore pire. La seule solution pour les communes : soit réduire l'activité du service public communal,
soit augmenter les impôts locaux que vont recouvrir pour l'essentiel les habitants. En somme, si les populations veulent des services publics de qualité, elles n'ont qu'à se
les payer elles-mêmes. Et si les maires veulent des services publics de qualité ils n'ont qu'à assumer des augmentations d'impôts. C'est scandaleux. C'est la remise en cause de l'égalité
républicaine. C'est le rétrécissement des moyens des collectivités locales qui assument pourtant une part décisive du développement économique national avec par exemple 70% des
investissements civils en France. Cette politique : c'est le tout libéral qui ne profite que à quelques-uns. D’après le journal Les Echos du 4 juillet, la réforme du gouvernement
actuel pourrait se traduire par une exonération de la TP pour tous les nouveaux investissements ou une diminution progressive du plafond de cette taxe : «elle devrait figurer dans le projet de
loi de Finances 2009, pour une entrée en application l'an prochain». Pour chef de l’Etat, la réforme de la fiscalité des entreprises «tient sur ces deux piliers : libérer l'innovation et libérer
l'investissement. Relever le crédit impôt recherche et réformer la taxe professionnelle». La politique menée
depuis des années va continuer à être appliquée et va même s'accroitre, alors qu'elle a démontré qu'elle ne réglait aucun problème. Il est grand temps de se rassembler et de construire une
nouvelle alternative moderne à gauche.
Je vois que vos questions ne sont pas là pour faire avancer le schmilblick comme on disait aussi autrefois, du temps des anciens. Je vois que votre préoccupation est de savoir pourquoi ceci et pourquoi cela. Vous avez probablement raison. Ce n'est pas à moi après tout à décider de ce qui est bon ou mauvais. Cependant, je me permets de vous dire que vos propos laissent transparaître une certaine nostalgie des temps d'avant. Cette nostalgie je ne la ressent pas. Et j'entends faire bouger notre ville car elle en a bien besoin. Il peut arriver à partir de là que notre activité soit plus importante qu'hier, engendrant des dépenses nouvelles. Certes. Mais Bagnolet réalise de nouveaux projets, qui seront sources d'une nouvelle efficacité sociale.
Je vous remercie pour votre commentaire. Votre réflexion est similaire en effet à ce que disent Messieurs Idjadi et Di Martino depuis des mois. Mais voyez-vous il y a tout de même un problème : il ne suffit pas de dire des choses ou même d'y croire pour qu'elles soient vraies. Je sais bien que les choix politiques que je porte ne vous conviennent pas. Ce n'est que sur ce point qu'il peut y avoir discussion entre nous. Car sur le reste que dire. Que dire en effet sur le DGS ? Il ne vous plait pas. Soyez plus explicite alors. Qu'est-ce qui ne vous plait pas exactement ? Pour moi je suis très content qu'il y ait enfin un responsable administratif dans cette mairie de Bagnolet qui manque cruellement d'encadrement depuis de nombreuses années. Trop de cadres n'ont pas assumé leurs fonctions et ont laissé faire parfois tout et n'importe quoi. Aujourd'hui, la compétence professionnelle, la rigueur, l'esprit de responsabilité et de fermeté, la justice pour tous et l'équité dans les choix sont de retour. Et je vous assure que de très nombreux agents communaux attendaient cela. Concernant Campana, comme vous dites, je vous laisse juge de votre esprit tordu. Sachez par exemple que l'agence de Monsieur Campana n'a jamâis travaillé pour le conseil général du 93 alors qu'elle travaille en ce moment même pour le conseil général de Saone et Loire que préside Arnaud Montebourg du PS. Voilà. Maintenant vous n'avez plus qu'à demander quels sont les liens entre Campana et le PS !