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CE SERAIT la plus grande communauté d'agglomération de France.
Dix villes de Seine-Saint-Denis planchent actuellement sur un projet d'intercommunalité lancé par le maire (PS) de Pantin, Bertrand Kern. Le périmètre concerne Bagnolet, Les Lilas, Le
Pré-Saint-Gervais, Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec, Montreuil, Bobigny, Bondy et Rosny-sous-Bois, soit près de 440 000 habitants.
Le projet ne date pas d'hier. L'initiative avait été lancée en 1998 par Claude Bartolone, alors ministre (PS) délégué à la Ville, mais n'avait pu se concrétiser. En 2005, un mariage à
quatre avait été pourtant près d'aboutir entre Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas et Romainville, mais s'était heurté au vote hostile des communistes de Romainville alliés à une
partie de la gauche citoyenne.
Bertrand Kern président ?
Au lendemain des municipales, Bertrand Kern a décidé de relancer les négociations. « Aux premières réunions, nous étions cinq, puis nous avons fini à dix ! » observe l'élu, qui souligne
que ce vaste périmètre n'est encore qu'un projet. Un projet certes, mais déjà bien avancé puisque les maires concernés espèrent boucler le périmètre de cette communauté d'agglomération
avec le préfet avant la fin de l'année. « L'idée, c'est que la communauté d'agglomération démarre au 1er janvier 2010, mais avant cela il va falloir cravacher car plus on est nombreux,
plus c'est complexe, cela rend le challenge intéressant », confie le maire de Pantin.
Seul maire de droite dans cette entité, Claude Pernès affiche une certaine prudence. « Je n'ai pas encore pris de décision précise, j'observe et, surtout, je n'aime pas les marches
forcées », tempère le maire (NC) de Rosny-sous-Bois, qui avait déjà planché sur des alliances similaires avec Montreuil et Bondy. « Ce n'est pas parce qu'on est très grand qu'on est
plus efficace. J'inviterai mon conseil municipal à se prononcer à ce sujet », poursuit-il.
De leur côté, des élus communistes des villes en question se sont déjà engagés à « agir de toutes leurs forces » pour que ce
projet voie le jour. Ainsi Marc Everbecq, le maire (PC) de Bagnolet, se félicite d'un tel agrandissement qui placerait sa ville « plus près du centre de gravité » et insiste sur la
présence de Montreuil. « Ce serait une grossière erreur de ne pas intégrer la ville de Dominique Voynet », estime-t-il. Cette dernière avait fait de l'intercommunalité l'un de ses
arguments de campagne. La présence d'une ville de 100 000 habitants dans la bande des dix peut certes en effrayer certains. « Je m'assurerai que Montreuil laisse de la place aux plus
petits », promet Bertrand Kern, que beaucoup désignent déjà comme le futur président de cette union. « Je me garde bien d'avancer quoi que ce soit », répond-il, insistant toutefois sur
sa disponibilité : « Je ne suis ni parlementaire, ni vice-président du conseil général et je ne viens pas de conquérir une ville. »
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Bien sür qu'il y aura un projet et que sa dimension sera aussi politique. Mais nous n'allons pas d'abord partir de la politique. Nous allons partir du territoire et de la nécessité de son développement.
Personne ne demande à ce que les points de vue politiques des uns et des autres se rejoignent. Il s'agit tout simplement de bâtir des projets de développement territorial. Et je ne vois pas sur ce terrain-là ce qui nous différencie foncièrement.
vous avez besoin de Voynet pour exister , votre gestion médiore n'est pas ne donne pas envie de travailler avec vous ; tous les maires vous connaissent ainsi que vos folies.
marc
Je n'ai besoin de personne pour exister, cher monsieur. En revanche vous semblez avoir besoin de moi pour vous entrainer au pushing ball. Tentez vous aussi d'exister par vous même. Vous verrez, j'y suis arrivé et cela fait beaucoup de bien. Par ailleurs, les maires des villes voisines me connaissent effectivement très bien. Je les fréquente très régulièrement. Qu'ils soient communistes, socialistes, verts, ou de la majorité présidentielle. Et je dois vous dire qu'ils portent sur Bagnolet une appréciation exactement inverse de tout ce que vous dites. Ils viennent par exemple de m'élire au conseil d'administration de l'association des maires d'ile de france.