Le Blog de Marc Everbecq
Ensemble pour le renouveau de Bagnolet
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Mettre en débat la construction d’une nouvelle intercommunalité
Nous vivons une période de grands bouleversements des développements urbains. Les questions de l’emploi, du développement économique, du logement, des inégalités sociales, des transports, du développement durable mobilisent des approches et des moyens qui ne peuvent trouver de débouchés dans les seules limites territoriales des communes.
L’intercommunalité devient un enjeu de cohérence territoriale et un atout pour l’avenir.
Cet enjeu est au cœur des multiples débats. Les projets sur le Grand-Paris, ou sur Paris-Métropole, ou ceux du SDRIF renouvellent fortement les contours du débat sur l'intercommunalité dans la proche banlieue parisienne. Dans notre département, des communautés d’agglomération se constituent. Plaine Commune au Nord-Ouest est déjà effective et Pays-de-France et d’Aulnoye se profile au Nord-Est .
Dans notre partie du département, plusieurs options viennent en débat. Nous sommes ouvert à une démarche audacieuse en vue de créer une intercommunalité à l’Est de la capitale et qui pourrait s’ouvrir jusqu’au cœur du département.
Les pertinences de territoire existent tout comme les bassins de vie et d’emplois susceptibles d’articuler des projets cohérents dans les domaines de la mixité sociale, de l’attractivité des territoires en matière de développement et d’aménagement économiques et les réponses en termes d’emplois, de maillage des transports, d’amélioration du cadre de vie, de requalifications urbaines, de mutualisation d’équipements sportifs et culturels.
Le poids que représente la communauté d’agglomération dans les rapports avec les grands partenaires que sont l’Europe, l’Etat, la Région, le Département, ou Paris est une garantie d’être écoutés, reconnus et pris en compte quand il faudra travailler à résorber les inégalités spatiales, économiques et sociales.
Pour autant, nous ne mésestimons pas les risques inhérents à cette construction. L’éloignement des lieux de décisions du citoyen, le sentiment de rajouter un niveau institutionnel supplémentaire, le risque de perdre la maîtrise des décisions communales en cas de désaccord au sein de l’EPCI, de perdre davantage qu’on a à y gagner, sont autant de raisons qui militent pour un engagement franc mais sous conditions.
Cette construction, pour réussir, doit avant tout être présentée, expliquée, débattue dans un processus démocratique large. Les projets doivent apparaître clairement. Des règles de fonctionnement, une charte doivent préciser les droits et obligations qui régiront l’intercommunalité pour que chaque ville reste maîtresse de ses décisions.
L’intercommunalité ne doit pas devenir un échelon de plus, un éloignement supplémentaire du citoyen, mais doit conduire à gérer différemment en associant les populations.
La création de la communauté d’agglomération pourrait démarrer par exemple avec les villes de Pantin, Bagnolet, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Montreuil, Noisy-le-Sec, Bobigny, Bondy et Rosny-sous-Bois. Cette configuration rassemblerait environ 400.000 habitants.
Les communistes entendent agir de toutes leurs forces pour que la création de cette communauté d’agglomération constitue un acte démocratique pour renforcer les projets des villes qui sont à la base du développement territorial d’aujourd’hui et de demain. Ensemble nous voulons être plus forts pour bâtir des partenariats nouveaux.
Maintenant le débat démocratique doit s’ouvrir, en prenant le temps de le mener, avec l’ensemble de ces villes et de leurs citoyens.
Les élus communistes signataires :
Marc EVERBEQ, Maire de Bagnolet ; Catherine PEYGE, Maire de Bobigny ; Jean-Pierre HENRY, Mackendie TOUPUISSANT conseillers Municipaux de Pantin ; Sofia DAUVERGNE, conseillère municipale de Romainville ; Gilles GARNIER, Maire adjoint de Noisy-le-Sec, Conseiller Général ; Claude ERMOGENI, 1er adjoint des Lilas ; Jean-Pierre MERCADAL, Conseiller Municipal de Rosny sous Bois ; Jean-Charles NEGRE, Conseiller Général de Montreuil-Est ; Dominique ATTIA, conseillère Municipale de Montreuil ; Julien RENAULT, Maire Adjoint du Pré-Saint-Gervais ; Jacques JAKUBOWICZ, Maire Adjoint de Bondy.
Cordialement
Chatfraiz
Article du Parisien sur le projet d'interco
CE SERAIT la plus grande communauté d'agglomération de France. Dix villes de Seine-Saint-Denis planchent actuellement sur un projet d'intercommunalité lancé par le maire (PS) de Pantin, Bertrand Kern. Le périmètre concerne Bagnolet, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec, Montreuil, Bobigny, Bondy et Rosny-sous-Bois, soit près de 440 000 habitants.
Le projet ne date pas d'hier. L'initiative avait été lancée en 1998 par Claude Bartolone, alors ministre (PS) délégué à la Ville, mais n'avait pu se concrétiser. En 2005, un mariage à quatre avait été pourtant près d'aboutir entre Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas et Romainville, mais s'était heurté au vote hostile des communistes de Romainville alliés à une partie de la gauche citoyenne.
Bertrand Kern président ?
Au lendemain des municipales, Bertrand Kern a décidé de relancer les négociations. « Aux premières réunions, nous étions cinq, puis nous avons fini à dix ! » observe l'élu, qui souligne que ce vaste périmètre n'est encore qu'un projet. Un projet certes, mais déjà bien avancé puisque les maires concernés espèrent boucler le périmètre de cette communauté d'agglomération avec le préfet avant la fin de l'année. « L'idée, c'est que la communauté d'agglomération démarre au 1er janvier 2010, mais avant cela il va falloir cravacher car plus on est nombreux, plus c'est complexe, cela rend le challenge intéressant », confie le maire de Pantin.
Seul maire de droite dans cette entité, Claude Pernès affiche une certaine prudence. « Je n'ai pas encore pris de décision précise, j'observe et, surtout, je n'aime pas les marches forcées », tempère le maire (NC) de Rosny-sous-Bois, qui avait déjà planché sur des alliances similaires avec Montreuil et Bondy. « Ce n'est pas parce qu'on est très grand qu'on est plus efficace. J'inviterai mon conseil municipal à se prononcer à ce sujet », poursuit-il.
De leur côté, des élus communistes des villes en question se sont déjà engagés à « agir de toutes leurs forces » pour que ce projet voie le jour. Ainsi Marc Everbecq, le maire (PC) de Bagnolet, se félicite d'un tel agrandissement qui placerait sa ville « plus près du centre de gravité » et insiste sur la présence de Montreuil. « Ce serait une grossière erreur de ne pas intégrer la ville de Dominique Voynet », estime-t-il. Cette dernière avait fait de l'intercommunalité l'un de ses arguments de campagne. La présence d'une ville de 100 000 habitants dans la bande des dix peut certes en effrayer certains. « Je m'assurerai que Montreuil laisse de la place aux plus petits », promet Bertrand Kern, que beaucoup désignent déjà comme le futur président de cette union. « Je me garde bien d'avancer quoi que ce soit », répond-il, insistant toutefois sur sa disponibilité : « Je ne suis ni parlementaire, ni vice-président du conseil général et je ne viens pas de conquérir une ville. »
A consulter, une carte pour visualiser le territoire et les "outils de développement économique" (mutualisables) de la zone géographique :
http://www.seine-saint-denis.fr/IMG/fckeditor/Image/plans/outils-developpement.pdf
D'autres cartes utiles : http://www.seine-saint-denis.fr/Cartes-et-plans.html