Municipales 2008

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Lundi 5 mai 2008

Marc, J'ai eu l'idée d'écrire une petite histoire que je localise dans le jardin du parc du château de l'Etang. Elle est destinée au Bagnoletais et Bagnoletaises. Il s'agit essentiellement d'une histoire inventée et imagée. Cela pourrait enrichir ton blog en y incluant un peu de littérature, un peu de rêve et d'évasion. Je sais que les gens raffoles des petites histoires qu'ils lisent avec beaucoup de plaisir. Je ne sais pas quelle est ton opinion,  mais  si tu penses que ce texte est publiable sur ton blog, et bien n'hésites surtout pas.     
Cordialement. Nadia Agsous

CONFIDENCES 

 

Pour vous, chers/chères Bagnoletais et Bagnoletaises, cette petite histoire à mourir d’amour que j’ai entendue le premier jour du mois de mai alors que je me promenais dans le jardin du parc du Château de l’étang. Je n’ai pas cherché à savoir qui était la protagoniste de cette histoire à la fois tendre et amère. Douce et violente. Et s’il m’arrive de la rencontrer n’importe où, au quartier des Mallassis, à la Noue, au centre ville, à la Dhyus, aux Coutures, au Plateau, eh bien, j’avoue que je serai incapable de la reconnaître. Mais qu’importe ! Car j’ai entendu. J’ai écouté. J’ai ri. J’ai souri. Puis j’ai pleuré. Oui. Je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes. De joie. D’allégresse. De bonheur. De tristesse. D’amertume. De désespoir. D’impuissance. Et lorsque j’ai fini de pleurer, j’ai continué mon chemin vers des horizons inconnus, incertains et lointains. Alors tout au long de mon voyage, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette histoire captée à la dérobée mais profondément ancrée dans les fins fonds de ma mémoire visuelle. Et sensorielle. Alors que je marche. Alors que j’avance. Alors que je trébuche, les mots que j’ai entendus continuent à déambuler le long des parois de mon âme. Ils martèlent. Taraudent. Harcèlent. Je les porte malgré moi sur mes pauvres épaules frêles et fragiles. Enchaînés les uns aux autres, ils crient. Implorent. Supplient. Entendez-vous l’écho de leur plainte ? Mes sentiments se glacent. Se figent. Je glisse. Je sombre. Je n’en peux plus ! Aussi, afin de me délivrer de l’ombre de cette ombre qui rôde, je prends la liberté de vous la livrer, chers/chères Bagnoletais et Bagnoletaises. Et c’est uniquement auprès de vous qu’elle pourra enfin trouver le repos et la sérénité avant de s’ensevelir dans les tours et les détours de la vie quotidienne.

 

 

Petite histoire à mourir d’amour au jardin du parc du château de l’Etang

 

 

« C’est aujourd’hui jour de fête. Un jour pas comme les autres car aujourd’hui, je serai libre. Oui. Libre pendant 24 heures. Libre d’aller et de venir comme bon me semble. Libre de chanter, de pleurer, de dormir, de courir… Enfin, libre de faire ce qui me plaît. Mais ce qui me rend particulièrement heureuse, c’est la rencontre annuelle avec mon bien-aîmé. Mon cœur. Celui qui hante mes nuits. Habite mon esprit. Et embellit mon corps. Malgré son absence. Malgré mon absence. Malgré notre éloignement l’un de l’autre. Nous nous étions promis que quoi qu’il arrivait, nous continuerions à nous aimer et à nous rencontrer ne serait ce qu’une fois par an. Et, d’un commun accord, nous avions choisi le premier jour du mois de mai, mois de la verdure et des fleurs. Mois du muguet. Le lis des vallées. Le lis de mai. Reine des fleurs associée au retour du printemps.

Premier jour du mois de mai. Liberté ! Symbole du renouveau et du bonheur. Et du porte bonheur bénissant les rencontres et les retrouvailles. Prête à vivre pleinement ces moments de douceur et de volupté.

Me voilà donc encore une fois libre d’apparaître à la lumière du grand jour. De briller sous le reflet des rayons du soleil de couleur or-orangé. Mes maîtres ont signé ma mise en liberté provisoire ce matin seulement au moment où l’aube s’évanouissait dans la brume épaisse de la lumière du petit jour naissant. Et pendant de très longues heures, dans l’attente du moment de ma libération, j’ai côtoyé l’incertitude, le doute et le désespoir. J’avais peur. Très peur de ne pouvoir cette année regarder l’image de mon image dans le miroir des champs et des bords de route. Je tremblais à l’idée de ne pouvoir revoir celui qui marche toutes les nuits, silencieusement, affectueusement, dans mes désordres nocturnes, réveillant à chaque pas, ma passion prête à se laisser entraîner par les sursauts étincelants des rebondissements les plus explosifs.

 

Ouf ! Quel soulagement ! Me voilà libre ! Même si ma liberté n’est qu’éphémère. Tiens, on dirait que les choses ne sont plus à leur place ! Il y a eu du ménage par ici. C’est que les saisons sont en phase de recomposition. Elles revendiquent un changement dans l’organisation de leur cycle. Chut ! Un vent de renouveau souffle ! Soyons attentifs !

 

Mais et l’étang ? Est-il toujours là ? Oh, âme de cette ville, toi qui veille depuis la nuit des temps, faites qu’il soit là où je l’ai laissé le printemps dernier ! Je tremble d’angoisse. Je trésaille de peur. Mon cœur ? Oh, lui ! Il ne tient plus sur ses gonds ! Il bat fort. Tellement fort que j’ai l’impression qu’il va se mettre à courir dans les champs à perdre haleine.

 

Oh, une halte au bord de cet étang ! Miroir de mes angoisses ! Des mes certitudes ! De mes peurs ! De mes doutes ! De mes errances. Identitaires. Existentielles. Oh, l’étang ! Mon fidèle et unique compagnon, symbole de la vérité et de la réalité la plus crue. Reflet de l’image de mon image dans sa beauté la plus resplendissante. L’étang, lieu de révélation de soi. A soi. Pour soi. Afin que l’autre, cet être tant aimé s’imprègne de l’odeur de ce visage qui vit dans un corps qui, au fur et à mesure de l’écoulement du temps, prend l’allure d’un lieu d’inquiétude. De tourmentes. Et de questionnements qui se régénèrent dans l’écho du vent de l’amertume.

 

Ouf ! Quel soulagement ! Il est là ! Tel que je l’ai laissé lorsque je l’ai quitté lors de nos dernières retrouvailles ! On dirait qu’il m’attend. Le voilà qu’il s’anime peu à peu. Il reprend vie. Je crois qu’il pleure. L’émotion ! Oui La joie de me revoir ! Quel bonheur ! Oh, cette douce et merveilleuse sensation de bien-être ! Elle se répand le long de mon corps qui se donne à cet irrésistible désir de bousculer les sentiments et faire vibrer les émotions. Oh, ses larmes éclaboussent ma robe rouge froissée. Je m’approche lentement. Je caresse sa surface de ma tige fine et velue. Mes anthèmes noir bleuté s’ouvrent à ses avances et se donnent sans limites aux étreintes de ses caresses.

 

Oh, mon étang !Toute une vie loin de toi. Me vois-tu ? Me voilà de retour ! Je me suis faite belle pour lui. Rien que pour lui. Dis-moi, toi qui lit dans les sens en émoi, m’aime-il toujours ? Pense-il toujours à moi ? Rêve-il de moi ? Dis-moi ! M’aime-il comme je l’aime ? Te rappelles-tu de notre première rencontre ? Par hasard. Je me promenais seule, triste au bord de toi. Et …

Quoi ? Que me dis-tu là ? Il ne m’aime plus ? Il ne me reconnaîtra pas ? J’ai beaucoup changé ? A ce point ? Des rides sur mon visage ? Des rides ? A ce point ? A ce point ! Quoi ! Ma peau est rêche ? J’ai grossi ? Je ne suis plus désirable ?

Oh, malheur ! Quelle catastrophe ! Vieille ! Moi, vieille ! Rouillée ! Rance ! A la poubelle ! Quel malheur ! Pendant toute cette absence loin de lui, j’ai passé le plus clair de mon temps à penser à lui et à panser mes plaies.

Déchirure après déchirure. Douleur sur douleur. Souffrance dans souffrance. J’ai passé mon temps à colmater. A raccommoder. A rapiécer. A repriser. A ravauder. Et dans tout ce désordre qu’il fallait à tout prix ordonner, j’ai oublié de vivre ».

  

Nadia AGSOUS. Mai 2008

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Résultats du 2nd tour des municipales

à vos côtés

lundi 5 mai
20h00 : réunion du bureau municipal : présentation du budget communal 2008 et réflexion sur les orientations 2009
mardi 6 mai
08h30 : petit déjeuner à Pantin avec les maires de Pantin, Romainville, Lilas, Pré Saint Gervais
mercredi 7 mai
15h00 : cérémonie de mariage d'une amie
jeudi 8 mai
10h45 : commémoration du 8 mai 1945
14h15 : ouverture des Foulées du 8 mai organisées par l'ASGB

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