Le Blog de Marc Everbecq
Ensemble pour le renouveau de Bagnolet
Marc, J'ai
eu l'idée d'écrire une petite histoire que je localise dans le jardin du parc du château de l'Etang. Elle est destinée au Bagnoletais et Bagnoletaises. Il s'agit essentiellement d'une
histoire inventée et imagée. Cela pourrait enrichir ton blog en y incluant un peu de littérature, un peu de rêve et d'évasion. Je sais que les gens raffoles des petites histoires qu'ils
lisent avec beaucoup de plaisir. Je ne sais pas quelle est ton opinion, mais si tu penses que ce texte est publiable sur ton blog, et bien n'hésites surtout
pas.
Cordialement. Nadia Agsous
CONFIDENCES
Pour vous, chers/chères Bagnoletais et Bagnoletaises, cette petite histoire à mourir d’amour que j’ai entendue le premier jour du mois de mai alors que je me promenais dans le jardin du parc du Château de l’étang. Je n’ai pas cherché à savoir qui était la protagoniste de cette histoire à la fois tendre et amère. Douce et violente. Et s’il m’arrive de la rencontrer n’importe où, au quartier des Mallassis, à la Noue, au centre ville, à la Dhyus, aux Coutures, au Plateau, eh bien, j’avoue que je serai incapable de la reconnaître. Mais qu’importe ! Car j’ai entendu. J’ai écouté. J’ai ri. J’ai souri. Puis j’ai pleuré. Oui. Je n’ai pas pu m’empêcher de verser des larmes. De joie. D’allégresse. De bonheur. De tristesse. D’amertume. De désespoir. D’impuissance. Et lorsque j’ai fini de pleurer, j’ai continué mon chemin vers des horizons inconnus, incertains et lointains. Alors tout au long de mon voyage, je n’ai pu m’empêcher de penser à cette histoire captée à la dérobée mais profondément ancrée dans les fins fonds de ma mémoire visuelle. Et sensorielle. Alors que je marche. Alors que j’avance. Alors que je trébuche, les mots que j’ai entendus continuent à déambuler le long des parois de mon âme. Ils martèlent. Taraudent. Harcèlent. Je les porte malgré moi sur mes pauvres épaules frêles et fragiles. Enchaînés les uns aux autres, ils crient. Implorent. Supplient. Entendez-vous l’écho de leur plainte ? Mes sentiments se glacent. Se figent. Je glisse. Je sombre. Je n’en peux plus ! Aussi, afin de me délivrer de l’ombre de cette ombre qui rôde, je prends la liberté de vous la livrer, chers/chères Bagnoletais et Bagnoletaises. Et c’est uniquement auprès de vous qu’elle pourra enfin trouver le repos et la sérénité avant de s’ensevelir dans les tours et les détours de la vie quotidienne.
Petite histoire à mourir d’amour au jardin du parc du château de l’Etang
« C’est aujourd’hui jour de fête. Un jour pas comme les autres car aujourd’hui, je serai libre. Oui. Libre pendant 24 heures. Libre d’aller et de venir comme bon me semble. Libre de chanter, de pleurer, de dormir, de courir… Enfin, libre de faire ce qui me plaît. Mais ce qui me rend particulièrement heureuse, c’est la rencontre annuelle avec mon bien-aîmé. Mon cœur. Celui qui hante mes nuits. Habite mon esprit. Et embellit mon corps. Malgré son absence. Malgré mon absence. Malgré notre éloignement l’un de l’autre. Nous nous étions promis que quoi qu’il arrivait, nous continuerions à nous aimer et à nous rencontrer ne serait ce qu’une fois par an. Et, d’un commun accord, nous avions choisi le premier jour du mois de mai, mois de la verdure et des fleurs. Mois du muguet. Le lis des vallées. Le lis de mai. Reine des fleurs associée au retour du printemps.
Premier jour du mois de mai. Liberté ! Symbole du renouveau et du bonheur. Et du porte bonheur bénissant les rencontres et les retrouvailles. Prête à vivre pleinement ces moments de douceur et de volupté.
Me voilà donc encore une fois libre d’apparaître à la lumière du grand jour. De briller sous le reflet des rayons du soleil de couleur or-orangé. Mes maîtres ont signé ma mise en liberté provisoire ce matin seulement au moment où l’aube s’évanouissait dans la brume épaisse de la lumière du petit jour naissant. Et pendant de très longues heures, dans l’attente du moment de ma libération, j’ai côtoyé l’incertitude, le doute et le désespoir. J’avais peur. Très peur de ne pouvoir cette année regarder l’image de mon image dans le miroir des champs et des bords de route. Je tremblais à l’idée de ne pouvoir revoir celui qui marche toutes les nuits, silencieusement, affectueusement, dans mes désordres nocturnes, réveillant à chaque pas, ma passion prête à se laisser entraîner par les sursauts étincelants des rebondissements les plus explosifs.
Ouf ! Quel soulagement ! Me voilà libre ! Même si ma liberté n’est qu’éphémère. Tiens, on dirait que les choses ne sont plus à leur place ! Il y a eu du ménage par ici. C’est que les saisons sont en phase de recomposition. Elles revendiquent un changement dans l’organisation de leur cycle. Chut ! Un vent de renouveau souffle ! Soyons attentifs !
Mais et l’étang ? Est-il toujours là ? Oh, âme de cette ville, toi qui veille depuis la nuit des temps, faites qu’il soit là où je l’ai laissé le printemps dernier ! Je tremble d’angoisse. Je trésaille de peur. Mon cœur ? Oh, lui ! Il ne tient plus sur ses gonds ! Il bat fort. Tellement fort que j’ai l’impression qu’il va se mettre à courir dans les champs à perdre haleine.
Oh, une halte au bord de cet étang ! Miroir de mes angoisses ! Des mes certitudes ! De mes peurs ! De mes doutes ! De mes errances. Identitaires. Existentielles. Oh, l’étang ! Mon fidèle et unique compagnon, symbole de la vérité et de la réalité la plus crue. Reflet de l’image de mon image dans sa beauté la plus resplendissante. L’étang, lieu de révélation de soi. A soi. Pour soi. Afin que l’autre, cet être tant aimé s’imprègne de l’odeur de ce visage qui vit dans un corps qui, au fur et à mesure de l’écoulement du temps, prend l’allure d’un lieu d’inquiétude. De tourmentes. Et de questionnements qui se régénèrent dans l’écho du vent de l’amertume.
Ouf ! Quel soulagement ! Il est là ! Tel que je l’ai laissé lorsque je l’ai quitté lors de nos dernières retrouvailles ! On dirait qu’il m’attend. Le voilà qu’il s’anime peu à peu. Il reprend vie. Je crois qu’il pleure. L’émotion ! Oui La joie de me revoir ! Quel bonheur ! Oh, cette douce et merveilleuse sensation de bien-être ! Elle se répand le long de mon corps qui se donne à cet irrésistible désir de bousculer les sentiments et faire vibrer les émotions. Oh, ses larmes éclaboussent ma robe rouge froissée. Je m’approche lentement. Je caresse sa surface de ma tige fine et velue. Mes anthèmes noir bleuté s’ouvrent à ses avances et se donnent sans limites aux étreintes de ses caresses.
Oh, mon étang !Toute une vie loin de toi. Me vois-tu ? Me voilà de retour ! Je me suis faite belle pour lui. Rien que pour lui. Dis-moi, toi qui lit dans les sens en émoi, m’aime-il toujours ? Pense-il toujours à moi ? Rêve-il de moi ? Dis-moi ! M’aime-il comme je l’aime ? Te rappelles-tu de notre première rencontre ? Par hasard. Je me promenais seule, triste au bord de toi. Et …
Quoi ? Que me dis-tu là ? Il ne m’aime plus ? Il ne me reconnaîtra pas ? J’ai beaucoup changé ? A ce point ? Des rides sur mon visage ? Des rides ? A ce point ? A ce point ! Quoi ! Ma peau est rêche ? J’ai grossi ? Je ne suis plus désirable ?
Oh, malheur ! Quelle catastrophe ! Vieille ! Moi, vieille ! Rouillée ! Rance ! A la poubelle ! Quel malheur ! Pendant toute cette absence loin de lui, j’ai passé le plus clair de mon temps à penser à lui et à panser mes plaies.
Déchirure après déchirure. Douleur sur douleur. Souffrance dans souffrance. J’ai passé mon temps à colmater. A raccommoder. A rapiécer. A repriser. A ravauder. Et dans tout ce désordre qu’il fallait à tout prix ordonner, j’ai oublié de vivre ».
Nadia AGSOUS. Mai 2008
Sans faire de verbiage pompeux, abusif et lassant et sans me livrer à une pseudo-réflexion docte, je me contentais de commenter votre "Cela pourrait enrichir ton blog en y incluant un peu de littérature." !
Littérature : "Ensemble des oeuvres littéraires ; le travail, l'art de l'écrivain." (déf. Robert)
S'agit-il ici véritablement de littérature, d'une "oeuvre" ? Du "travail d'un écrivain" ? D'art ????
Mazette...
Pour ma part, j'attendrai que vous soyez publiée dans La Pléiade pour en être certain !
Cordialement,
JMM
PS : On peut dire, plus modestement, "Voici un petit texte sans prétention", ou "Si tu avais la gentillesse de publier ces quelques lignes", etc. "Humilité oblige", hé, hé.
PPS : "j’espère de tout mon cœur vous avoir parmi mes admirateurs et les défenseurs de l’écriture". Si seulement les deux étaient compatibles !
PPPS : "La gloire ou le mérite de certains hommes est de bien écrire ; et de quelques autres, c'est de n'écrire point."
La Bruyère, ex. "Les Caractères"
« Victor Hugo ». « Salubrité publique ». « Education populaire ». Que de mots ! Que d’expressions ! J’avoue, cher Monsieur, que je suis sur le point de perdre le sens de mon langage et de mon entendement. Mais tout à coup j’y renonce car je pense sincèrement que cela ne sert à rien. Mais je tiens tout de même à vous dire ceci. Sans haine. Sans mépris. Sans rancune aucune.
Cher Monsieur, il est vrai que je ne vous connais pas. A moins que vous me connaissiez. Mais je doute fort. Car si vous me connaissiez, enfin je veux dire si vous me connaissiez vraiment, votre cerveau aurait réfléchi cent fois voire mille fois avant de secréter pareilles pensées.
Non. Je vous rassure. Je n’ai jamais prétendu écrire comme Victor Hugo. Humilité oblige !
Non. Je n’ai nullement l’intention d’imiter le style de cet écrivain pour qui j’ai beaucoup d’admiration et de respect.
Cher Monsieur, permettez-moi de vous dire que malgré vos remarques que je considère essentiellement comme des jugements de valeur, je compte bien poursuivre ma voie dans le champ de l’écriture littéraire car voyez-vous, je ne suis pas à mon premier texte et mon style est fort apprécié. Un style certes à travailler, à améliorer, à parfaire, démarche que tout « écrivain » a tendance à adopter. Encore une fois humilité oblige !
Cher Monsieur, avant de vous quitter, je tiens juste à vous dire que lorsque mon écriture arrivera à maturité et lorsque je serai publiée, j’espère de tout mon cœur vous avoir parmi mes admirateurs et les défenseurs de l’écriture d’un être humain appartenant au genre féminin pour qui écrire c’est :
« Oser forcer les portes verrouillées de « l’espace blanc », ce lieu où vit le souffle des murmures chuchotés à l’aurore d’une vie confinée dans les fins fonds des enfouissements.
Ecrire.
La mise en lumière du non-visible. La révélation des secrets mystérieux des doutes et des incertitudes qui, à l’approche de l’aube, se dérobent à toute connaissance humaine et vont se perdre dans les fragments du récit de la rencontre mythique.
Oui. S’évader de soi pour marcher sur les traces des restes échappés de soubresauts répétés de l’inconscient de l’esprit des mots non-dits.
Ecrire.
Vider son cœur. Déposer son histoire de vie au creux de la grande vague de l’Histoire et offrir son corps aux étreintes des va et vient de ses rumeurs incessantes.
Et, dans la lumière blafarde de l’aurore, exorciser les démons éveillés et endormis. Morts et vivants. Tristes et joyeux. De toutes les couleurs. De toutes les origines. De tous les pays.
Oui. Au pays de la solitude et de l’amertume, l’écriture a le goût d’une essence aux vertus ô combien régénératrices ! Le reflet d’un regard de soi. Sur soi. Et en dedans de soi. L’image d’un regard de soi à soi. Et de soi aux autres.
Et au fil de l’écoulée du temps, l’écriture, un véritable bain de jouvence ! Une libération de soi ! Une seconde naissance ! »
Oui. Je sais. Cher Monsieur, Victor Hugo n’a pas écrit cela. Je le reconnais. Ceci n'est pas son style. J’en suis consciente puisqu’il s’agit de mon propre écrit.
Mais qu’importe ! A quoi sert-il de reproduire des écrivains clones ? N’est-il pas plus intéressant et plus pertinent que l’espèce humaine puisse se renouveler, s'enrichir, s’épanouir. Sans haine. Sans mépris. Dans la diversité ! Pour le respect de soi et d’autrui !
Pour vous Cher Monsieur, Nadia Agsous.
Cher Richard, Chère Marianne, cher qui encore. A qui ai-je vraiment à faire ? Vous comprendrez que je ne puisse publier des remarques de votre part qui peuvent être considérées comme blessantes pour la personne que vous visez. Mon blog ne peut servir à cela. Je n'appelle pas cela de la censure mais de la responsabilité. Vos propos étaient délibérement vexatoires. Ils ne relèvent donc pas de la liberté d'expression. Je m'étonne que vous ne compreniez pas cela. D'autant qu'une critique ne peut valoir que si elle est asumée publiquement. Or vous vous retranchez derrière une identité factice, un pseudo.
Prescillia il est vrai quand ce moment avoir un rendez vous avec Monsieur le Maire est difficile (moi même je sollicite un rendez vous depuis 1 mois comme vous) mais je souhaite souligner que nous avons une nouvelle Municipalité, donc il faut laisser le temps à celle ci de se mettre en place.
Pour ce qui est de votre souci d’appartement et bien je suis également dans une situation très précaire ( sans domicile dans 1 mois). Et bien je patiente car bien évidemment il faut savoir qu’il y a des priorités dans les priorités (on est tous dans des situations précaires) mais certaines personnes sont vraiment au fond du gouffre. Rappelons également que le rendement des appartements libres sur Bagnolet sont de 200 pour 2000 demandes par an !
J’espère que votre situation évoluera rapidement, mais ne faisons pas de comparaisons avec d’autres situations d’autres personnes car cela est incomparable (comment juger une situation qui nous ai extérieur).
Je vous souhaite donc que votre problème de logement se règle car il est évident cela est difficile à vivre.
Cordialement
Chatfraiz
lundi 5 mai
20h00 : réunion du bureau municipal : présentation du budget communal 2008 et réflexion sur les orientations 2009
mardi 6
mai
08h30 : petit déjeuner à Pantin avec les maires de Pantin, Romainville, Lilas, Pré Saint
Gervais
mercredi 7 mai
15h00 : cérémonie de mariage d'une
amie
jeudi 8 mai
10h45 : commémoration du 8 mai 1945
14h15 : ouverture des Foulées du 8 mai organisées par l'ASGB