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Jeudi 18 octobre 2007
Armand Boubay,
Président de l'association des membres de l'Odre du Mérite Agricole de la Seine-Saint-Denis,
Commandeur du Mérite Agricole,

et l'association des Membres de l'Ordre du Mérite Agricole de la Seine-Saint-Denis

ont le plaisir de vous inviter

à la remise de l'insigne de Chevalier dans l'Ordre du Mérite Agricole

à Madame Martine Renaud,
co-président de l'association Bagnolet Ville Fleurie,

par Marc Everbecq,
maire de Bagnolet,

ce jeudi 18 octobre 2007



Discours  du Maire

Mesdames et Messieurs,

Mes chers amis,

Permettez-moi de vous dire ma joie, ainsi que la vôtre j’en suis sûr, sinon vous ne seriez pas là, joie de nous retrouver autour de notre chère Martine, de sa famille et de ses amis de Bagnolet notamment celles et ceux de l’association Bagnolet Ville Fleurie pour lui remettre les insignes de Chevalier dans l’Ordre du Mérite Agricole.

Le Mérite agricole a été institué en France le 7 juillet 1883 par le ministre de l'Agriculture, Jules Méline, afin de récompenser les services rendus à l'agriculture.

A l’époque, la France était un pays profondément rural et paysan. Dix-huit millions de Français sur un pays qui comptait environ trente millions d’habitants et qui contribuaient en effet à l’époque au développement de l’ensemble de la nation.

Cette France est celle de la profondeur du terroir, celle de l’accumulation quotidienne du travail, celle de l’opiniâtreté devant les éléments de la nature. Elle est faite de mille visages, ceux de ces paysans de toutes les régions de France, fertiles ou difficiles, ceux de ces millions de ruraux qui vivent au pays comme on dit, ceux aussi des ingénieurs agronomes, des médecins de campagne, des instituteurs de l’école républicaine, des professeurs dans les établissements de l’enseignement agricole.

Le travail de la terre ou celui de la ferme est incessant. Il n’y a pas de dimanche, pas de vacances. On se lève avec le soleil. Dans cette France, les dévouements sont nombreux et les récompenses sont rares. Avec le développement de l’industrie et de l’urbanisation, l’exode rural vide les campagnes de ses âmes, et il devient même péjoratif ou synonyme d’échec de continuer à y vivre.

Au regard de l'importance de la population agricole il était impossible de récompenser tous les mérites du monde agricole par le contingent très modeste de la Légion d'Honneur mis à la disposition du ministre de l’agriculture. Jules Méline décida donc de créer l’Ordre national du Mérite agricole.

Aujourd’hui, notre pays s’est profondément transformé et l’ordre du Mérite agricole récompense de manière élargie, les personnes qui ont rendu des services marquants à l’agriculture, soit dans l’exercice de la pratique agricole ou des industries s’y rattachant, soit dans des fonctions publiques ou par des travaux scientifiques ou publications agricoles.

C’est dans ce cadre que j’ai l’immense plaisir ce soir, de remettre cette haute distinction à notre amie Martine Renaud.

C’est l’ensemble de son action pour le développement du patrimoine agricole et pour la protection de l’environnement dans une ville comme la nôtre au cœur d’une région parisienne très urbanisée, qui est aujourd’hui mise à l’honneur.

Martine Renaud est née dans notre ville. Depuis cette date, elle vit toujours à Bagnolet. Ici, tout le monde la connaît et l’apprécie. Elle a même assumé la responsabilité de conseillère municipale pendant plusieurs années et aime à rappeler l’époque où les champs, les fleurs et les chèvres couvraient encore une partie importante de ce territoire.

C’est certainement cet attachement au Bagnolet champêtre de son enfance qui l’a conduite à devenir la co-présidente de l’association « Bagnolet ville fleurie ».

Co-présidente, avec notre ami Marcel Henriot qui est aujourd’hui dans la peine et à qui nous pensons très fort après la disparition de son épouse Anna qui elle aussi était une passionnée de Bagnolet, des fleurs, et de l’association qu’elle contribua à fonder avec d’autres.

Entre Martine Renaud et l’association Bagnolet Ville Fleurie, c’est avant tout une affaire de cœur.

Adhérente depuis bientôt trente ans, Martine n’est pas devenue co-présidente par ambition mais par dévouement et par un attachement indéfectible aux fleurs et à la nature.

Femme de caractère, le timbre de sa voix, très « des faubourgs de Paris », se fait toujours entendre et respecter lorsque cela est nécessaire. Elle a su donner, et donne encore, autour d’elle pour que l’association, qui aujourd’hui réunit 300 familles adhérentes, apporte véritablement une contribution forte en faveur de l’environnement à Bagnolet.

Beaucoup ici le savent, Bagnolet Ville Fleurie, c’est au départ 140 parcelles de jardins remises par la ville et son maire Jacqueline Chonavel, en attendant une affectation future, à l’association contre un loyer d’occupation.

Ensuite, le champ d’intervention de l’association s’est vite élargi.

Tous les ans, une campagne de fleurissement avec un concours et des récompenses permet de mettre en valeur le patrimoine floral des Bagnoletais, et de mettre à l’honneur également les 120 familles qui y participent.

Aujourd’hui, l’association Bagnolet Ville Fleurie a développé son activité, au point d’entretenir 30 ruches qui permettent de produire plusieurs tonnes de miel par an. A l’occasion de ventes publiques dans la salle des conférences ou lors de la fête de la ville, ou du forum des associations, les Bagnoletais se précipitent pour acheter ce délice provenant des fleurs d’acacia, ou de tilleul.

Les activités se sont également étendues jusqu’à la protection des oiseaux en voie de disparition. Ce travail est notamment mené dans le cadre du parc départemental Jean-Moulin-Les-Guilands.

Et puis ce sont les multiples sorties sur le thème des fleurs, des châtaignes ou des champignons associées à des visites culturelles dans les châteaux et les musées de notre beau pays qui complètent une activité culturelle variée autour de la nature et des fleurs animée par notre amie Martine.

Pour la ville de Bagnolet, cette activité partenariale sur la protection de l’environnement est dans la ligne de conduite que nous nous sommes fixée pour réaliser notre projet municipal.

Ainsi, nous veillons scrupuleusement à ce que les constructions nouvelles se réalisent selon des normes de Haute qualité environnementale. Les espaces verts et paysagers se développent. Nous veillons à la qualité des transports en commun. Nous participons à l’élargissement aux villes de banlieue de l’initiative Vélib.

Martine Renaud avec sa sensibilité, son dynamisme, sa curiosité et son dévouement pour les fleurs, comme pour les gens, a su conjuguer environnement et développement urbain, nous sommes fiers de lui remettre la médaille de l’ordre du mérite agricole.

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