Le Blog de Marc Everbecq
Ensemble pour le renouveau de Bagnolet
Je vous invite à lire
cet article du journal Le Monde. Il montre ce que peut être une certaine conception de la politique. Je ne ferai aucun commentaire supplémentaire. Lisez.
Et n'hésitez pas à dire ce que vous en pensez.LE MONDE | 22.09.07 | 15h12 Mis à jour le 22.09.07 | 15h12
six mois avant les élections cantonales de 2008, les socialistes se disputent déjà la présidence du conseil général de Seine-Saint-Denis... dont ils n'ont pourtant pas encore réalisé la conquête. Dirigé par le Parti communiste, qui compte quinze élus, à égalité avec le PS, le département pourrait basculer à la faveur du prochain scrutin. Une victoire promise qui suscite un trop-plein de candidatures.
Outre Pascal Popelin, fabiusien et conseiller général de Livry-Gargan, et Gilbert Roger, élu de Bondy et soutien de Ségolène Royal, se sont manifestés deux députés. Il s'agit de Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius, et Bruno Le Roux, secrétaire national du PS aux élections, proche de François Hollande.
Tous deux anciens membres du conseil général, ils doivent, pour espérer conquérir la présidence du département, ravir au préalable des cantons détenus par le PCF ou par les Verts. Ce qui, estiment certains responsables fédéraux, va singulièrement compliquer les négociations entre le PS et ses alliés, en particulier le PCF, qui, bien qu'en déclin, a assez bien résisté lors des dernières législatives. Le 19 septembre, dénonçant "le spectacle donné par les instances nationales du Parti socialiste", M. Popelin a démissionné de son poste de premier secrétaire de la fédération, mais confirmé sa candidature à la tête de l'assemblée départementale.
"Il s'agit d'un conflit de personnes, pas d'une crise politique", estime M. Bartolone, qui affirme avoir été sollicité par des élus fabiusiens mais aussi strauss-kahniens. Il indique n'avoir l'intention de se présenter devant les électeurs - à Pantin ou à Bagnolet - que s'il est assuré du soutien du groupe socialiste pour accéder à la présidence. Quant à M. Le Roux, il n'a pas l'intention d'aller à l'épreuve de force avec les fabiusiens. "Si Claude Bartolone souhaite y aller, je ne réfléchirai même pas à ma propre candidature", prévient-il. Dans cette éventualité, il renoncerait à effectuer son retour au conseil général.
"INDIGNÉ"
A Argenteuil (Val-d'Oise), c'est la perspective des élections municipales qui divise les socialistes. Ancien jospiniste, proche de M. Hollande, Faouzi Lamdaoui est en conflit ouvert avec la fédération départementale, qui refuse de "geler" la procédure de désignation des candidats, comme l'exige la Rue de Solferino, favorable à l'enracinement local du secrétaire national du PS à l'égalité des chances.
Parachuté à Argenteuil en tant que candidat de la "diversité", M. Lamdaoui a échoué de peu aux législatives contre Georges Mothron (UMP), élu maire d'Argenteuil en 2001 au terme de 81 ans de gestion communiste. Faisant valoir que M. Lamdaoui a réalisé un score inférieur de dix points à celui de Ségolène Royal dans la circonscription et que d'autres candidats de la diversité sont présents dans le département, la fédération du Val-d'Oise préfère voir se départager deux "locaux".
Jeudi 20 septembre, M. Lamdaoui a renoncé à participer à une assemblée générale très tendue. "Indigné que l'on oppose les uns aux autres des candidats d'origine étrangère", le secrétaire national à l'égalité des chances conteste également la validité de la liste des adhérents qui sera utilisée le 26 septembre en vue de désigner celui qui conduira la bataille pour la mairie d'Argenteuil.
Jean-Michel Normand
Article paru dans l'édition du 23.09.07.
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