Le Blog de Marc Everbecq
Ensemble pour le renouveau de Bagnolet
Nicolas Sarkozy, les banlieues, et l'agglomération parisienne
Je vous soumets la lecture de cette dépêche AFP qui relate le discours de Nicolas Sarkozy sur des sujets où la gauche devrait exceller.
Il devient de plus en plus troublant de faire le constat du silence persistant de la gauche sur les grands sujets sociaux et de société et d'entendre un président ultra-réac parler comme il le
fait dans ce discours sur la banlieue et l'agglomération parisienne.
Après l'affaire Guy Môquet, après l'épisode des défections à gauche, après ses propos tout à fait justifiés sur le rôle de la Banque centrale européenne, que va t'il rester à la gauche ?
Il est temps de se réveiller. Et temps d'arrêter ce spectacle lamentable qu'offre un Lionel Jospin qui n'a rien d'autre à dire que de critiquer bêtement et lachement Ségolène Royal. Je
ne dis pas cela pour défendre celle qui n'a pas su trouver la confiance des Français, mais pour dire que le chantier de reconstruction de la gauche doit s'ouvrir sans plus tarder afin de tourner
la page et d'en écrire de nouvelles. Fortes et belles.
Marc Everbecq
Par Par Fabienne FAUR et Nadège PULJAK AFP - Lundi 17 septembre, 18h02
PARIS (AFP) - "Humaniser les banlieues", embellir les abords des villes, aménager le Grand Paris... Nicolas Sarkozy a plaidé lundi pour "une nouvelle ambition" et "un nouveau souffle créatif" de l'architecture en France, appelant les architectes à "relever ce défi fantastique".
Dans un discours très politique, le président a estimé qu'il était temps de "revenir à une architecture humaine, sensible, créative, attentive aux habitudes de vie des populations, aux caractéristiques de chaque territoire".
"Je veux remettre l'architecture au coeur de nos choix politiques", a-t-il martelé, une architecture "qui a un rôle dans le destin des hommes".
Détaillant les "défis" des décennies à venir, sans toutefois les chiffrer ni annoncer de décisions concrètes, M. Sarkozy a souhaité "que nous réfléchissions, au-delà des clivages des uns et des autres, à un nouveau projet d'aménagement global du grand Paris".
Le chef de l'Etat, qui avait déjà relancé en juin le débat sur "un grand Paris" liant la capitale à sa périphérie, a demandé qu'il y ait "huit à dix cabinets d'architectes qui puissent travailler sur un diagnostic prospectif, urbanistique, paysager sur le Grand Paris, à l'horizon de 20, 30 40 ans". Une moitié serait française et l'autre étrangère.
Autre grand défi, les banlieues. "L'architecture a aussi pour vocation d'humaniser des banlieues et des cités trop longtemps laissées à l'abandon. L'agence nationale pour la rénovation urbaine a consacré 8 milliards d'euros à cette mission depuis 2004. Il serait utile d'amplifier l'effort en prenant en compte la qualité du patrimoine bâti", a affirmé le président.
"Les logements sociaux doivent être de grands gestes d'architecture. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas les moyens d'habiter dans un immeuble haussmanien qu'on doit forcément habiter dans quelque chose" sans forme, a-t-il affirmé.
Quant aux abords des villes, qui méritent une "réflexion globale approfondie", "ce sont des lieux qui font honte parce qu'on y installe ce qu'on ne veut pas voir au centre".
M. Sarkozy a également dénoncé "la règle absurde de l'anonymat" des concours internationaux d'architecture et souhaité une réforme de leurs règles au niveau européen.
Au lendemain des Journées européennes du Patrimoine, le président a brièvement évoqué cette question, demandant à la ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, de "dresser rapidement un état sanitaire" des monuments classés et inscrits.
Invités à déjeuner à l'Elysée après l'inauguration, les 14 architectes de renommée mondiale --Portzamparc, Foster, Zaha Hadid, ou encore Thom Mayne-- ont qualifié d'"encourageante" l'initiative présidentielle de vouloir redonner une nouvelle ambition à l'architecture.
C'est une "première dans l'histoire de la Ve République de voir un président conscient des défaillances dans la façon de fabriquer la vie d'aujourd'hui et de se proposer de changer les choses", a affirmé Jean Nouvel, l'architecte de l'Institut de Monde Arabe et du musée du quai Branly.
Derniers Commentaires